« Puis-je vous demander pourquoi vous avez décidé de suivre cette philothérapie et ce que vous en attendez ? — Cela va vous paraître naïf ou idiot… Je crois que je suis malade, Professeur. — Quel genre de maladie avez-vous ? — Je suis malade de l’amour. À chaque fois, c’est la même chose. Je vis des histoires dans lesquelles je m’enivre, je me perds et je me noie. J’en ressors de plus en plus lessivée, désespérée, avec l’impression que je ne trouverai jamais l’homme de ma vie. Je voudrais guérir, me libérer de l’amour pour commencer enfin à vivre, débarrassée à tout jamais de cette illusion mensongère. » Éliette Abécassis raconte l’amour à l’heure du virtuel, tout en proposant dans chaque chapitre une leçon de philo, vivante et accessible, sur les déclinaisons de l’amour : le désir, la passion, la trahison…
Je n'avais pas vraiment prévu de lire un roman au sous-texte sexiste (et anti-GPA) sur comment manipuler une femme pour la faire tomber amoureuse... Pour ce qui est de la philosophie, ce n'est pas mon domaine d'expertise, donc je ne peux pas dire. Mais le reste du texte manque de fond et les messages véhiculés sont loin d'être romantiques...
A la fois très intéressant, d'un point de vue littéraire (comment ne pas se douter dès le début que le libraire était impliqué d'une façon ou d'une autre, avec les mille références littéraires ?), et d'un autre côté, l'héroïne m'est tellement antipathique, auto centrée, égoïste, presque virtuelle. Elle n'a pas d'amis, ne voit pas sa famille, et ne pense qu'à assouvir ses besoins et désirs, tout de suite et sans recul. Pour une philosophe, c'est curieux. Il est vrai que c'est tellement plus difficile d'être lucide envers soi-même, mais là le trait est tellement forcé qu'elle m'a agacée tout du long. Jusque la dernière page, au dernière paragraphe...
This entire review has been hidden because of spoilers.