Tancrède et Julien ont grandi dans un orphelinat financé par la fortune de l’énigmatique Adamas. Le jour de leur vingtième anniversaire, ils apprennent qu’ils sont les enfants d’Alexandre Malatesta, un mafieux et trafiquant d’armes dont on les a tenus éloignés. À l’article de la mort, ce dernier demande à ses fils de porter son nom et d’honorer sa tombe en échange de quoi, ils hériteront d’un trésor fabuleux, fruit d’une vie de crimes. Tancrède accepte. Julien refuse.
Ce livre est une petite boîte à trésors. L'histoire est riche, les personnages plus savoureux les uns que les autres. le récit cible bien sûr un public adulte mais j'y ai retrouvé cette même envie d'enfance de plonger dans l'univers du livre pour s'immerger complètement dans l'histoire. J'espère vraiment qu'il y aura encore plein de volumes à Volution !
This post apocalyptic young adult novel is the best I have read and I'm so looking forward the third one. It tries to show where we are heading for in a pretty realistic way while adding the right amount if Sci-Fi to it. What it tells about our democracies, the part powers that are governments, media and companies play is memorizing. If games of thrones was about our future that would be it.
Bien que suivant directement Cosplay, l'histoire ne s'y intéresse que très peu. Katie Dumas apparait ponctuellement dans cet opus, plus comme un personnage qui prendra de l'importance dans une suite potentielle. On change d'ailleurs totalement de perspective. Là où Cosplay était pratiquement un huit-clos, ici on est placé dans toute la grandeur du Monde imaginé par Laurent Ladouari. Ici, le Monde et sa géopolitique sont le point de départ de l'histoire puisqu'il faut comprendre ce qui est reproché à Alexandre Malatesta pour imaginer le poids qui pèse sur les épaules de ses fils. Tout est beaucoup plus grand, étendu. La Zone n'est plus réduite à la maison des Dûma mais à toute la ville de Dyonis qui l'entoure, le mur que je croyais à tort être une enceinte autour de La Capitale est en fait un mur de séparation au nord de celle-ci mais qui courre sur une plus grande distance pour barrer le passage aux habitants du Nord pour aller vers le Sud. Dans ce monde décimé, une dictature s'est installée mais acceptée par les habitants du Sud qui sont au final heureux (ou résignés) d'avoir un gentil despote pour les guider en ces temps troublés.
On y comprend aussi l'apocalypse qui a décimé la population mondiale et pourquoi les lieux nous sont familiés mais pas leurs noms. Tout cela place l'œuvre de Laurent Ladouari dans un futur pas si lointain plutôt quand dans un univers parallèle. Malgré cette ouverture du monde, la dimension des personnages est plus intimiste je trouve. On entre pleinement dans le cercle familial de chaque personnage. La famille est ici le thème principal, ou tout du moins le moteur des actions des protagonistes. Plusieurs formes de familles sont présentes: - La famille biologique, celle dont on ne choisit rien, avec laquelle on doit composer même si elle ne nous convient pas. - La famille que l'on se construit, celle des proches, de ceux à qui on s'identifie - La famille qu'on envie, celle qu'on voudrait rejoindre mais sans savoir comment s'y faire une place
Bien sûr, c'est surtout l'image du père qui est la plus présente tout au long de ce tome où Tancrède doit porter le poids de son nom, se débattre avec cet héritage. Il le fait pour lui, pour son frère Julien mais également pour la figure paternelle qu'est Adamas, pour se faire accepter pleinement par lui. Mais il n'est pas le seul à être confronté à ce thème, nombre de personnages vont aussi croiser ces familles. La famille Dûma est d'ailleurs la famille enviée par certains d'entre eux. Bien que vivant simplement, Toussaint et sa femme sont loin d'être simplistes, ils portent un regard réaliste sur le monde qui les entoure mais sont également profondément humanistes. La fraternité est également largement abordée, tout d'abord entre Tancrède et Julien, mais également entre Yan (un habitant de la Zone) et son frère, entre les Nonpareils qui sont une fratrie, le frère de Katie prend aussi plus de place. A la différence de l'opus précédent où Katie se débattait plus ou moins dans un univers qu'elle maîtrisait peu, voire pas du tout. Tancrède est ici en pleine possession de ses moyens pour son aventure grâce à son éducation à Nonpareil. Le voile est levé sur cette école ou plutôt sur son système éducatif qui pousse ses étudiants à se dépasser, encore et toujours. Le point d'orgue de cette philosophie est la notion de "Chef d'œuvre" que chaque étudiant doit présenter avant ses 27 ans. Il s'agit d'un projet, d'une contribution qui doit faire avancer le monde (je simplifie pour ne pas spoiler). S'il est reconnu, les frais de scolarité sont purement effacés. Bien que le système éducatif du reste de la Capitale soit à peine abordé, on comprend que ce dépassement de soi n'y est pas franchement encouragé. Au fur et à mesure du livre, on a envie de se dépasser soi-même, de faire quelque-chose de mieux plutôt que de rester dans sa zone de confort (en tout cas c'est ce que j'ai ressenti). Tancrède, donc, est complètement dans cette optique de faire de grandes choses : il est organisé, il a un plan même si celui-ci va le pousser dans ses retranchements mais il est entièrement déterminé.
Enfin, les relations entre Adamas, maitre Yu (qui apparait à la fin de Cosplay) et de la fondation Volution commencent à faire surface mais restent encore très brouillées.