Et puis, les Mortels me font tellement pitié ! Leur vie est si courte et leur ambition si grande que chacun aurait besoin de plusieurs siècles pour la réaliser... Ils ont à peine le temps d'étudier une maigre partie du savoir humain que déjà la retraite les guette, ils regardent la mort qui arrive, ils écrivent leur testament et se nourrissent de médicaments. Moi, j'ai le temps. Qui n'a pas rêvé de l'immortalité ? Adèle Salazine, l'héroïne de ce roman épistolaire de Jacqueline Harpman, a eu seize ans au seizième siècle. Ses traits pâles et blonds n'ont jamais changé depuis. Prostituée ( je baisais sans grossesse et buvais sans ivresse ) et infidèle, sautant d'un siècle à l'autre, d'un continent à l'autre, se dissimulant parmi les mortels, étudiante insatiable de tous les savoirs, parlant toutes les langues, la voici en 2001 réfugiée parmi une communauté d'astrophysiciens à l'Observatoire de Bruxelles. Tout l'amuse. Surtout fouiller la correspondance électronique de ses compagnons scientifiques que l'irrationnel effraie. Cependant, elle ne peut se confier qu'à un autre seraient-ils à eux deux le seul avenir de l'homme Mais comment rester discrète quand on se tranche la gorge et qu'on cicatrise aussitôt ? Comment échapper à l'esprit étroit des hommes ? Comment ne pas s'émouvoir de leurs jeux, leurs amours brèves, leurs peurs sentimentales ? Faut-il mentir à cette femme vieillissante qu'on a vue il y a bien longtemps, il y a trop longtemps... A la fois roman épistolaire, liaisons dangereuses des Ephémères et des Immortels, fable contemporaine et féminine, traité sur la vanité de notre résistance au temps, ce livre d'un fantastique au quotidien nous fait voir drôlement nos propres vices, notre horreur de vieillir, notre place si précaire sous les étoiles.
Jacqueline Harpman was born in Etterbeek, Belgium, in 1929. Being half Jewish, the family moved to Casablanca when the Nazis invaded, and returned home after the war. After studying French literature she started training to be a doctor, but could not complete her medical studies when she contracted tuberculosis. She turned to writing in 1954 and her first work was published in 1958. In 1980 she qualified as a psychoanalyst. She had given up writing after her fourth book was published, and resumed her career as a novelist only some twenty years later. She wrote twelve novels and won several literary prizes, most recently the Médicis for the present novel. She was married to an architect and had two children.
First of all: My french is not theeee best, so no Judging please.
Le Passage est un roman ambitieux et immersif, avec un univers post-apocalyptique très bien construit. Le début est particulièrement fort : mystérieux, intense et émotionnellement captivant. L’atmosphère sombre et le suspense constant fonctionnent très bien.
Cependant, le livre souffre de sa longueur. Le rythme devient lent, surtout dans la seconde partie, qui perd un peu de l’énergie du début. Il y a aussi trop de personnages secondaires, ce qui rend la lecture parfois confuse, et certains passages tombent dans des clichés du genre.
Un livre riche et intéressant, mais qui aurait gagné à être plus resserré et mieux rythmé..😆
J’ai eu un mal fou à finir ce roman. Combien de fois n’ai je pas roulé des yeux. Échange épistolaire dans une langue vieillotte (mais prétendument des échanges d’e-mails) entre une immortelle immiscée dans la vie de chercheurs en astrophysique. C’est plein de banalité, d’approximation scientifique et d’une vision du monde bien archaïque.
Le début m'a énormément ennuyée, au point que j'ai failli abandonner ma lecture. Finalement, j'ai trouvé les échanges entre les personnages de plus en plus intéressants (notamment à partir du moment où on rencontre Adèle). Je n'ai pas été subjuguée par l'écriture ni par l'intrigue, mais certains passages m'ont semblé plus intéressants, surtout du point de vue des Immortels.
Une fois que vous commencez ce roman épistolière vous avez du mal à le déposer tant vous voulez connaître la finalité. Encore une fois c’est un très bon ouvrage réalisé par l’autrice cependant, je reste sur ma faim pour la clôture de ce dernier car il lui manque un petit je ne sais quoi ( d’où les 4 étoiles que je lui attribue).