Tjernobyl, to år efter atomulykken. En mand kører på motorcykel mod byen Pripjat i den forbudte zone omkring det nedbrændte kraftværk. I Kiev har han efterladt sin kone og dødssyge datter Ksenia. Målet er den lejlighed, de boede i sammen, inden de i al hast blev evakueret. Her vil han i ly af natten hente noget med en særlig betydning for ham.
På vejen gør han holdt i en landsby hos gamle venner, som fortæller om tiden efter ulykken. Om oprydningsarbejdet og forsøget på at forhindre de radioaktive partikler i at sprede sig yderligere; om selvlysende træer; om dyr og mennesker, der er døde af mystiske sygdomme.
"Il y a eu la vie ici Il faudra le raconter à ceux qui reviendront Les enfants enlaçaient les arbres Et les femmes de grands paniers de fruits On marchait sur les routes On avait à faire Au soir Les liqueurs gonflaient les sangs Et les colères insignifiantes On moquait les torses bombés Et l'oreille rouge des amoureux On trouvait du bonheur au coin des cabanes Il y a eu la vie ici Il faudra le raconter Et s'en souvenir nous autres en allés"
Antoine Choplin, coup de cœur 2020, découvert lors du premier confinement avec Partiellement nuageux, m'a une nouvelle fois conquise. C'est irrévocablement un poète, il manie les mots, les silences, pour nous décrire les vies mais aussi les morts après Tchernobyl. Le temps d'un court récit nous sommes plongés dans cet après, nous y suivons des vies fractionnées, bouleversées. Rien que ce titre "La nuit tombée" est digne des plus grands ! En peu de mots, on suit l'histoire de Gouri sur ma moto qui ne cherche pas tant à avancer mais à dire au revoir à son passé. Je ne peux que recommander ce livre ! Je n'ai qu'une hâte, découvrir un nouveau roman d'Antoine Choplin.