Seule dans sa demeure, bien trop grande, bien trop vide, Azolla vit des heures sombres; l’être aimé est parti et l’attente est longue, trop longue… Oubliée, Azolla, abandonnée, ou pire? Que peut-elle faire quand l’espoir lentement s’amenuise et que des rêves bien sinistres envahissent ses nuits… Se diviser, se multiplier, ou, comme une irrépressible faim devenue femme, se transformer en mangeuse d’hommes? Karine Bernadou nous plonge ici dans un univers ouvertement fantastique, un univers où réalité et rêve se percutent et se mélangent sans cesse, un monde dont les tenants et les aboutissants se prêtent bien plus aux interprétations qu’aux explications. Bien que dénué de texte, le livre se lit et se vit avec une intensité folle, et cela grâce au travail impressionnant réalisé par Karine Bernadou – un travail à l’aquarelle, non seulement incroyablement efficace dans sa narration, mais d’une recherche et d’une beauté formelles subjuguantes – on ne plaisante pas! Quatre ans après Canopée et un détour chez Professeur Cyclope – où sa «série» Hystéria lui a permis de toucher un nouveau public – Karine Bernadou nous revient donc avec Azolla, un livre tout à la fois beau, cru, violent et ambitieux.
4.75* EN 👇 je pourrais me perdre dans les dessins, tellement female gaze (regarde féminin) / body horror. juste magnifique!
Wordless graphic novel about womanhood: the joys, the suffering, the questions/doubts, the body 👅👁️, sexuality, physical and mental pain, acceptance/rejection. It's definitely not for the prudish !
Una fábula sin palabras usando una paleta de colores muy bella (azul, rojo y blanco) mostrando el amor y la múltiples posibilidades a las que se cae por el desamor. Con mucho humor y cariño por el personaje principal, seguimos sus aventuras cuando pierde el corazón y comienza el descenso a la locura. Muy recomendable.
Cette histoire sans mots s’exprime très bien par les images créés par Karine Bernadou. C’est l’histoire d’une femme qui adore son mari plus petit qu’elle, mais un jour il la quitte sans rien dire (mais on devine que c’est parce qu’il a développé un complexe de taille par rapport à elle). Elle l’attend, jour après jour, et ses cauchemars commencent. Non seulement qu’ils commencent, mais ils prennent le dessus d’elle, et les cauchemars entrent dans la réalité, les deux fusionnent et nous emmènent sur un voyage horrifique, graphique, sexuel, et onirique. On se pose des questions sur les rapports homme-femme et qui a besoin de qui et quoi, et les conséquences d’une perte d’un lien si important dans la vie. Les images sont graphique, détaillées, mais facile à suivre et d’une certaine beauté. Elles provoquent aussi des questions, des réflexions, et parfois même nous font penser aux contes de fées.
Esse entrou oficialmente na cota dos livros estranhos e diferentes do ano (e eu amei)
Esse é aquele tipo de livro que você lê com o olho mais do que com a cabeça. Tudo acontece no silêncio, no olhar, no ritmo que você impõe.
E isso me prendeu de um jeito estranho, fiquei uns dias com ele na cabeça, repassando cena por cena, como se eu ainda estivesse dentro da história.
A arte? Maravilhosa. Foi o que me fez pegar o livro, e valeu por cada página. Ela carrega a história sozinha, sem precisar de explicação. É expressiva, intensa e, ao mesmo tempo, muito sutil em alguns momentos.
Não é o tipo de leitura que você fecha e esquece. Nem acho que é pra todo mundo. Mas pra quem gosta de ser desafiado sem dizer uma palavra, Azolla entrega.
Une BD assez spéciale où c'est surtout l'interprétation qui est importante. Pas de paroles ici, beaucoup de délires entre rêves et réalité, c'est étrange, à la fois beau et déroutant, violent, gore et analytique. Que comprendre à cette lecture ? je ne saurais dire, et c'est pour ça aussi que j'aurai du mal à vraiment juger cette oeuvre bien trop particulière pour moi. A dévorer ..