De sa toute première photographie à New York en 1936 jusqu’à son travail aujourd’hui dans la forêt des Alpilles, cet ouvrage rétrospectif témoigne de la richesse de l’oeuvre de Louis Stettner. Il fait le lien entre photographie humaniste et la street photography américaine en donnant une vision poétique et épurée du monde qui nous entoure. Au fil de sa longue carrière, Stettner a su capter avec une incomparable acuité des ambiances urbaines, du Paris d'après-guerre à la ville de New York en pleine ébullition à la même époque, puis la génération beatnik d’East Village, les mouvements de contestation politique dans les années 1970 aux États-Unis ou les gestes du travail dans la série Workers des deux côtés de l’Atlantique. À la fois photographe et critique, l’ouvrage présente également un long entretien de l’artiste avec Clément Chéroux et Julie Jones où Stettner évoque ses influences, ses inspirations et ses réflexions sur la photographie. Dans une sélection d’articles publiés dans le cadre d’une chronique pour le magazine américain Camera 35 dans les années 1970, Louis Stettner aborde, sans langue de bois, le contexte artistique de l’époque, son amitié avec Brassaï, Lisette Model et Weegee. Il revendique l’influence de la Photo League et défend l’engagement social en photographie.
American photographer of the 20th century whose work includes streetscapes, portraits and architectural images of New York City and Paris. His work has been highly regarded because of its humanity and capturing the life and reality of the people and streets of both cities. Now in his 90s, he continues to photograph, returning often to New York City while residing mostly outside of Paris.