"Et elle considérait sa vie, ces treize ans de vie, et n'avait pas envie de pousser plus loin sa quête. Sa vie tenait tout entière dans ses treize ans et le mot FIN n'en pouvait être que la mort." La petite Agnès se balade à pied dans la jolie ville d'Aix-en-Provence, du magnifique hôtel de Galicie où elle habite, à la très convenue institution Jeanne-de-France où elle va à l'école. Tout irait pour le mieux si son père ne faisait pas régner à la maison un climat de terreur épouvantable. Tout en protégeant sa mère, Agnès finit par s'inventer un monde, celui de l'écriture, où elle se confie librement et s'évade, un monde où personne ne peut entrer, un monde qui a le goût de la mort et du désespoir de vivre cette vie-là. Un récit qui raconte avec beaucoup de lucidité une enfance blessée.
Othilie Bailly était écrivain et psychologue, elle s'est inspirée de son métier de psychologue pour écrire de nombreux livres comme pour "L'enfant qui se laissait mourir", où elle raconte la vie d'une jeune fille qui devient anorexique.
« J’ai 13 ans et je vais me tuer », publié aux éditions J’ai Lu, est un récit poignant et déchirant de la vie d’Agnès, une jeune fille de 13 ans qui décide de mettre fin à ses jours après avoir enduré de nombreux problèmes familiaux. Le livre explore en profondeur les violences conjugales que subit sa mère de la part de son père, ainsi que la violence que son père exerce directement sur Agnès. À travers ces pages, Agnès nous dévoile ses sentiments face aux disputes incessantes de ses parents, son mal-être à l’école, et la place dévalorisée de sa mère dans une société où son père occupe une position sociale plus élevée.
L’un des aspects les plus marquants de ce livre est la transformation de l’image paternelle. Au début, Agnès se souvient d’un père aimant, mais au fil du temps, elle ressent un détachement cruel et douloureux. Le lecteur est témoin de scènes de violences conjugales très réalistes, renforçant le sentiment d’impuissance et de désespoir d’Agnès.
L’élément central du récit est un cahier dans lequel Agnès décrit ses derniers jours et certains passages marquants de sa vie. Ce journal intime offre un regard direct et sans filtre sur son monde intérieur, rendant son témoignage encore plus bouleversant.
Sur le plan littéraire, je dois avouer que je n’ai pas été séduite par la plume de l’auteur. Malgré la brièveté du livre, qui fait moins de 150 pages, j’ai trouvée la lecture laborieuse et lente. Le style d’écriture n’a pas réussi à capter mon attention ni à rendre justice à la profondeur du sujet abordé.
De nos jours, Dieu merci, il existe des solutions pour se sortir de ce genre de problèmes, ou du moins pour être aider. Il est essentiel de rappeler qu’il y a des ressources et des organisations prêtes à offrir du soutien pour les victimes de violences intra-familiales et les personnes en détresse. Je ferai d’ailleurs un post prochainement pour proposer des solutions et des ressources concernant les violences intra-familiales, les suicides, etc.
En résumé, « J’ai 13 ans et je vais me tuer » est un témoignage cru et sincère sur les souffrances d’une jeune fille face à la violence familiale, mais la manière dont l’histoire est racontée n’a pas su me convaincre. Cela reste une lecture difficile mais nécessaire pour ceux qui cherchent à comprendre les ravages des violences domestiques sur les enfants.