Esquire (abrégé en Esq.) est un terme d’origine britannique (lui-même dérivé du moyen français esquier, de l’ancien français escuyer, du latin vulgaire scutarius, « porteur de bouclier »). Il s’agit d’un titre de respect non officiel, sans signification conventionnelle, utilisé pour dénoter un certain statut social. Jusqu’au début du XXe siècle, il s’appliquait aux membres de la gentry (la bonne société anglaise) qui ne possédaient aucun titre de rang supérieur. Ce titre se place après le nom (par exemple : K.S. Smith, Esq.). Un affabulateur, un mythomane, un imposteur, voilà qui est Owen Hopkins aux yeux de son fils Jarvis. Quand arrive à Montréal la nouvelle qu’Owen se meurt sous le ciel gris et bas du Yorkshire, sa terre natale, Jarvis sait ce que cela signifie. Père et fils ont conclu un pacte quand celui-ci était encore enfant, et le temps est venu pour lui de remplir sa promesse. Après avoir publié Ma vie rouge Kubrick, un premier livre à mi-chemin entre la fiction et l’essai entrelaçant la fantasmagorie macabre du film The Shining et la réalité brutale d’un drame familial, Simon Roy donne ici son premier « vrai » roman, où il explore les thèmes du mensonge et de la culpabilité, sans rien abandonner de sa manière d’écrire tout en fragments, en allusions et en métaphores, où le vif et le narré ne cessent de s’entrecroiser, où la réflexion et la fiction se nourrissent mutuellement. Avec ce deuxième livre, Simon Roy vient confirmer la place unique qu’il occupe dans le paysage littéraire québécois. Il est un des rares écrivains à fonder son œuvre sur le tragique et sur la manière dont on survit à la tragédie, ce qui fait de la traversée de ses œuvres une expérience humaine bouleversante. Ce que la critique a dit de Ma vie rouge Kubrick (Boréal; Prix des libraires du Québec 2015) : Un récit inclassable et stupéfiant, qui nous plonge dans une lecture hypnotique, à la fois haletante et terrible. Ma vie rouge Kubrick est l’un des chocs de la rentrée qu’il ne faut pas rater.Chantal Guy, La Presse
Simon Roy est professeur de littérature au Collège Lionel-Groulx. Il signe avec cet original et troublant témoignage un premier livre absolument remarquable, un essai fascinant qui ne plaira pas qu’aux amateurs de Kubrick mais également aux lecteurs qui sont sensibles aux malheurs de la vie et à ce qu’il faut de force pour les surmonter.
Je donne un trois étoiles par respect pour l'auteur, mais il faut savoir qu'on est bien plus dans le 2,5 en fait. Après un premier livre très réussit, celui-ci tombe un peu à plat. Le style est toujours présent et impecable, mais pour le reste (histoire, personnage, contenu, etc.) cela ne fonctionne pas très bien, à l'exception de quelques rares éclats ici et là, mais trop peu et trop bref. Décevant certes, mais je vous recommande tout de même de lire le premier livre de Simon Roy et quant à moi je donnerai tout de même une chance au suivant, mais celui-ci peut être passer sans remords.
Un premier "vrai roman" après un inclassable et excellent premier livre par Simon Roy ! Dans la même veine que ce dernier. Courts chapitres où s'entremêlent des textes pertinents sur la littérature et de petites anecdotes ; et une histoire touchante d'une relation improbable entre un père menteur et un fils désabusé... Beaucoup aimé.
Pour faire suite à son excellent livre "Ma vie rouge Kubrick" qui oscillait entre l'essai et la fiction, Simon Roy propose cette fois, selon les termes de son éditeur, un premier "vrai" roman. On constate toutefois qu'il récupère le style de son livre à succès: très courts chapitres, apartés encyclopédiques, construction par fragments, etc. Malheureusement pour lui, la mayonnaise ne prend pas deux fois. "Owen Hopkins, esquire" n'arrive pas à la cheville de son prédécesseur. Les personnages sont sans vie, peu crédibles et mal écrits. Comme pour rappeler sans cesse au lecteur qu'Owen Hopkins est britannique, Roy le fait s'exprimer dans une langue improbable et agaçante où le français et l'anglais s'entrecroisent constamment: "My son, I'm telling you, c'est pas facile la vie. I wish I could come back in the past et tout arranger avec ta mère." Je ne le cite pas, mais c'est tout comme.
Le problème, c'est que personne ne s'exprime de la sorte dans la réalité. Entre les chapitres dédiés au récit, l'auteur glisse des exposés presque didactiques sur le cycle de vie d'une plante (par exemple) ou des réflexions philosophiques sur le mensonge. Difficile de voir en quoi ces passages, qui paraissent exister uniquement pour bourrer des pages, servent l'histoire. Les observations de Roy sont bancales et insipides, le style fade et pesant. Une énorme déception de la part d'un auteur qui me semblait prometteur. On lui souhaite meilleure chance la prochaine fois.
Après la réussite qu'était Ma vie rouge Kubrick mes attentes étaient élevées pour ce nouveau roman de Simon Roy. Je suis déçue car je n'ai pas vraiment aimé ma lecture. Le procédé ressemble un peu au précédent livre de l'auteur, mais l'aspect fiction est moins maîtrisé, les personnages manquent de profondeur et les scènes sentimentales tombent souvent à plat.
J'ai téléchargé ce livre de la bibliothèque pour avoir quelque chose à lire pendant un voyage d'avion. C'était distrayant, mais sans plus. Le début était bon, mais après, ça s'étirait sans réel intérêt. Après avoir lu les critiques, je vais peut-être aller lire son premier livre. Il est meilleur à ce qu'il parait.
J'ai bien apprécié le début et j'avais hâte de suivre l'expérience de ce jeune hommequi part à la rencontre de son père. Mais quand un passage m'a rappelé les événements Cantat/Trintignant, j'ai complètement décroché. J'ai quand même envie de jeter un coup d'oeil à mavie Rouge Kubrick.