Ce vendredi 10 avril 1896, les premiers Jeux Olympiques de l'histoire moderne sont sur le point de se terminer. Les Grecs n'ont encore remporté aucune médaille. Et c'est aujourd'hui la dernière épreuve : celle du marathon. Spiridon Louis est là, tenant à la main la belle paire de chaussures neuves que plusieurs habitants de Maroussi se sont cotisés pour lui offrir, et se demandant sans doute, un peu timidement, ce qu'il est venu faire dans cette galère.
Philippe Jaenada est né à Saint-Germain-en-Laye où ses grands parents maternels possèdaient le restaurant Le Grand Cerf.
Issu d’une famille de pieds-noirs récemment revenue d’Algérie, il a grandi dans une banlieue pavillonnaire de Morsang-sur-Orge dans l’Essonne. Après des études scientifiques, il s’est installé à Paris en 1986 où il enchaîne les petits boulots pendant plusieurs années.
Sa première nouvelle est publiée en 1990 dans L'Autre Journal. Les sept premiers romans de Philippe Jaenada sont d'inspiration autobiographique. Outre ses livres, il écrit des articles pour le magazine Voici
La collection Incipit des éditions Steinkis propose à ses lecteurs de revoir, découvrir des grandes premières fois de l'Histoire à travers la plume d'auteurs qui quittent leur zone de confort pour relater ces faits marquants. Ainsi on peut lire des auteurs connus que l'on ne connaît que de nom ou de réputation dans des cadres différents.
Philippe Jaenada nous offre un regard neuf et pas piqué des vers pour ce retour vers des Olympiades uniques avec un champion méconnu (enfin de moi déjà). Comme toujours dans cette collection l'effort documentaire est plus que notable. C'est du sérieux quoi, mais avec le style Jaenada, on ne va pas s'ennuyer. C'est drôle, plein de petites remarques pertinentes ou pas (toujours), mais toujours (cette fois) distrayant. Oui, c'est la preuve même par a + b que l'on peut se divertir tout en se cultivant.
2016 étant une année olympique, le timing est parfait. On fait de l'Histoire en collant à l'actualité et on voit bien avec cet exemple que le renouveau des Olympiades n'a pas été aussi facile que cela. On ne renait pas de ses cendres aussi aisément que le Phoénix.