Antoine et Tony n'ont rien prémédité, rien comploté. Ce matin-là, ils ont fait la course sur le chemin du collège. Comme ça, pour s'amuser, pour savoir qui des deux courait le plus vite. Mais au bout du parking, ils n'ont pas ralenti, ni rebroussé chemin, ils ont continué à petites foulées, sans se concerter. La cité s'est éloignée et ils ont envoyé balader leurs soucis et leurs sombres pensées. Pour Tony, la hantise de se faire expulser vers l'Ukraine et d'avoir à quitter la France. Pour Antoine, la peur de prendre une nouvelle dérouillée parce que son père a envie de se passer les nerfs. Depuis ce matin où tout a basculé, ils courent côte-à-côte, en équipe. Ils se sentent capables de courir pendant des jours, tant qu'il leur restera une once de force. Fatigués mais terriblement vivants.
On peut reconnaître la force d'un roman à sa capacité à nous intéresser malgré que le sujet ne nous intéresse, quant à lui, pas du tout.
Je croyais lire simplement un roman pour pouvoir mieux le suggérer aux ados qui viennent parfois me consulter à la librairie, mais bon, la course, un des sujets du roman, ne m'interpellait pas du tout. J'ai fait confiance à l'École des loisirs, l'éditeur, qui fait des romans jeunesse riches en réflexions, et j'ai très bien fait!
La course n'est qu'un prétexte au récit et nous engage dans une lecture non pas haletante comme je l'aurais cru, mais au contraire posée, ancrée dans l'instant présent des pas de course de Tony et Antoine qui n'arrêtent pas, pas avant d'avoir fini la course.
Un bon roman pour ados (et même, pré-ados) sur l'entraide, l'indifférence des gens qu'on croise à tous les jours sans les remarquer, sur l'immigration et sur l'amitié.
Je me suis ennuyée tout le long du livre. J'ai été obligée de le lire pour mon cours de français mais si j'avais pu je me serai arrêtée dès la moitié ! (et encore je suis gentille) C'est bon on a compris ! Ils courent, s'arrêtent, courent, s'arrêtent. Et le livre fini avec tout le monde qui se fait un gros câlin ! wouaaaaaaw