C’est donné à tout le monde d’avoir mal. Les petits, les grands, les forts, les frêles, les Blancs, les Noirs, les chrétiens, les musulmans, le mal ne fait pas de discrimination. Aucun quartier. On pleure sur tous les continents et dans toutes les langues. Qui ne s’est jamais écorché un genou, cogné un orteil, survécu à une écharde ? Devant la douleur, la petite comme la grande, nous partons tous égaux. Seuls les moyens de la soulager diffèrent.
Ces chroniques ne sont pas celles d’un hypocondriaque. L’hypo s’invente une ou plusieurs maladies, se complaît dans le récit de ce qui l’accable. Ce livre, c’est exactement l’inverse : une entreprise de dédramatisation. Aucun médecin ici, aucune pharmacopée, aucune prescription. Non, juste un becquée bobo à l’être humain dont le sport favori est de se plaindre.
Un essai très bien illustré qui relate avec humour les petits bobos du quotidien. C’est une lecture légère et amusante qui se lit à merveille dans l’autobus.
J'ai lu ce livre dans le contexte d'un club de lecture : ce n'est pas un livre que j'aurais choisi de lire spontanément. Au début, le style d'écriture et l'insistance de l'auteur sur le "fait" qu'il n'était pas hypocondriaque me tombait un peu sur les nerfs. Puis, je me suis laissée apprivoiser. Je me suis reconnue, dans l'obsession des bobos. Et j'ai adoré les illustrations de Sébastien Thibault : elles rendaient la lecture tellement plus intéressante! Elles amenaient des éléments de réflexion supplémentaires. Ça vaut la peine d'y jeter un coup d'oeil, mais je ne recommanderais pas nécessairement de l'acheter...
Lecture légère qui apporte quelques réflexions intéressantes sur les maux et les plaintes. Je crois qu'il réussit l'objectif qu'il se donne, la dédramatisation, mais sans plus.