J’ai oublié ce que c’était, d’avoir toute une maison pour soi. J’ai oublié beaucoup de choses. Le temps qui passe, l’heure qu’il est, des paysages entiers que j’absorbe et que j’efface aussitôt.
J’ai oublié cette maison. Le geste lourd d’une pelle mécanique vers la cheminée de briques.
Les fondations ouvertes et exposées aux intempéries ; on n’a plus rien à faire du béton qui s’effrite, des poutres qui pourrissent.
L’Abitibi est trop belle et trop dure.
Cinq cent vingt-neuf kilomètres séparent Val-d’Or de Montréal. Maude ne compte plus les allers-retours au volant de la Tercel turquoise que lui a donnée Francis. L’Abitibi, c’est la bille d’or qu’il faut extraire de la scorie. Montréal, c’est le grain du bois qu’il faut apprivoiser.
Dans ce premier roman extraordinairement maîtrisé, Virginie Blanchette-Doucet montre comment les frontières de nos vies se redessinent sans cesse à notre insu.
Un premier roman d'une auteure qui possède une belle plume... mais j'aurai aimé apprécier encore plus ce roman. Me manque un petit soupçon d'attachement aux personnages, je pense. Potentiel est présent par contre.
L'écriture est belle, mais au niveau de l'histoire... cela manque un peu de substance. Je l'ai souvent dit, je suis d'abord et avant tout un lecteur d'histoire. Je préfère une bonne histoire pauvrement écrite qu'une belle plume qui n'a rien à dire!
Maude est séparée, divisée. Une partie d’elle vit dans la sciure de bois, dans une ébénisterie à Montréal, tandis que l’autre vagabonde dans le cœur de Francis et le territoire abitibien miné, habité, exproprié. Dans un habile aller-retour entre l’enfance et l’âge adulte, Virginie Blanchette-Doucet nous offre avec 117 Nord, publié chez Boréal, un roman de la route sur l’importance des racines et sur la mémoire des espaces. La jeune auteure donne la parole à deux personnages de peu de mots. Maude et Francis se comprennent sans même avoir à se parler, et sont incapables de communiquer autrement que dans les non-dits, les sous-entendus et la restriction. On y parle d’une réalité des régions, celle qui est grise, parfois morose, vraie. Un roman épatant de maturité et de maîtrise pour une si jeune auteure.
Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas accrocheur non plus... Je ne sais pas si c'est l'effet stylistique de l'histoire racontée de façon non chronologique ou parce que le monde des mines ne vient toucher aucune corde sensible, mais je ne suis pas certaine d'avoir compris le fond de l'histoire... Peut-être est-il question de la désolation que laisse sur les humains l'exploitation des ressources?
J'ai adoré ce roman anecdotique qui raconte Val d'Or et ses mines, Maude et Francis et la vie qui change sans qu'on puisse faire autre chose qu'en être témoin. Un roman tout en douceur qui raconte diverses anecdotes dans la vie de Maude, de l'enfance à l'âge adulte. Un roman rempli de trous que seul le lecteur peut combler par son interprétation et ses suppositions. Un style d'écriture qui ne plaît certainement pas à tous les lecteurs, mais j'ai particulièrement apprécié.
Mon avis va dans le même sens que d'autres commentaires Goodreads lus: je trouve qu'il y avait un manque de profondeur de description des personnages, ce qui rend complexe l'attachement du lecteur aux protagonistes. J'espère tout de même avoir l'opportunité de lire d'autres oeuvres de cette auteure dans le futur.
J'ai lu les 123 premières pages de peine et de misère, me rendant compte que je trouvais l'histoire ennuyante, alors j'ai mis le livre de côté, refusant de perdre encore plus de précieuses minutes de ma vie. :)