Paul Siegelman se dirige vers Miami. Trente-trois mille pieds, c'est l'altitude idéale pour survoler sa vie : la mort de sa mère, les acrobaties financières de son père, ses relations tumultueuses avec les femmes. Mais la grande angoisse de Paul, c'est de rester " petit ". Incapable de prendre des décisions, il est une proie que les autres manipulent. Pourtant un événement va bientôt changer son destin...
Jean-Paul Dubois (b. 1950) is a French journalist and author. He is the author of several novels and travel pieces, and reports for Le Nouvel Observateur. His novel, Une vie française, published in French in 2004 and in English in 2007, is a saga of the French baby boom generation, from the idealism of the 1960s to the consumerism of the 1990s. The French version of the novel won the Prix Femina. He won the Prix Goncourt in 2019 for Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon ("All Men Do Not Inhabit This World in the Same Way"), a novel told from the perspective of a prisoner looking back on life.
Paul Siegelman est en route pour Miami. Il va y retrouver son père et lui annoncer que sa femme vient de le virer de l’entreprise familiale pour tenter de sauver la boîte. Dans la carlingue de l’avion, au-dessus de l’océan, Paul repense à sa vie. Il se demande comment il en est arrivé là, sans regrets, sans remords, avec la lucidité de ceux qui regardent la réalité en face et ne cherchent pas à se voir plus beaux qu’ils ne sont : “Si je mourais demain, on pourrait dire de moi que j’étais un fils décevant, un mari navrant et un chômeur insignifiant.” Un personnage à la Dubois, comme j’aime. Un Paul de plus me direz-vous, puisque ce prénom est celui de tous ses narrateurs. Un dilettante, qui se laisse porter sans se prendre la tête. Un gars à la situation confortable, qui navigue entre ironie et mélancolie. On n’a pas envie de l’accabler ni de le porter aux nues mais on est heureux de l’accompagner dans son bilan existentiel, de faire le point avec lui, de découvrir ce qu’à été sa vie. Forcément il est question de famille, forcément la relation au père est fondamentale, forcément on va faire un tour en Amérique du nord et on va constater que l’humour et l’auto-dérision sont de mise. Rien de révolutionnaire, rien de nouveau sous le soleil de Jean-Paul Dubois. Juste les marqueurs de l’univers d’un auteur que je ne me lasserai jamais de lire et de relire.
Tel père, tel fils ? On se demande pourquoi le fils, narrateur de ce roman en pleine crise de la quarantaine, se tourmente autour de la vie qu'il mène, alors qu'il a toujours trouvé la façon décousue, désinvolte et définitivement désordonnée avec laquelle son père a vécu la sienne. On ne peut pas échapper aux évidences qu'il nous raconte : pourquoi faudrait-il que nous vivions tous nos vies conformément à la norme et aux standards de satisfaction du plus grand nombre ? Où se trouvent, au fond, le succès ou la réussite véritables ? Comment arrive-t-on à concilier sa voie, personnelle et indépendante, au coeur de celles que la plupart ont suivi et suivent encore ? Peur de vivre sa vie comme on l'entend ou peur de vivre sa vie en rampant dans les ornières que les autres ont creusées ?
Deuxième livre de Jean-Paul Dubois que je trouve dans la boîte à livres juste à côté de chez moi. Quelqu'un s'en débarrasse et moi je les récupère pour mon plus grand bonheur! J'aime les personnages de Jean-Paul Dubois. Toujours un pied ici et l'autre ailleurs, jamais tout à fait heureux, jamais tout à fait malheureux, toujours en pleine interrogation par rapport à leur vie, la vie... mais aussi la mort. Alors j'espère que mon gentil voisin aura de nouveau envie de se délester d'un nouveau Dubois pour que je puisse me régaler d'un autre...
" J'accepte de me lever tous les matins. J'accepte de vieillir chaque jour davantage. J'accepte de mourir quand il faudra. J'accepte la compagnie des mouches. "
Jean-Paul Dubois, au fond, est-ce que ce ne serait pas un peu le Woody Allen de la littérature française contemporaine? Dans ce roman, on retrouve un anti-héros nommé Paul, en proie à de gros doutes et face à une crise, partagé entre Toulouse et Miami. J’ai bien aimé quand même pour le style et le ton , et parce que ce sont toujours des histoires touchantes.
secondo libro di questo autore, durante il mio girovagare nepalese. si legge bene, tiene compagnia, ed e' - come mi aspettavo - pieno di osservazioni brillanti, e ironiche. niente male, ma non bello come 'une vie francaise' :)