Neveu favori et héritier présomptif du roi Arthur, Gauvain est un personnage essentiel de l'épopée du Graal. Héros aux mille aventures, il triomphe toujours ou presque par sa vaillance et son courage. Chevalier courtois par excellence, il est aussi l'inlassable défenseur des veuves et jeunes filles en péril, celui que les mystères de la féminité obsède. À la recherche sans cesse de la femme idéale, à l'image transcendée de la Déesse des Commencements, à jamais jeune et belle, détentrice de toute régénérescence, il demeure l'amoureux perpétuel, au risque de ne paraître qu'un inconstant et un volage. Puisant dans le soleil sa force, Gauvain revêt par là une dimension mythologique, une stature qui l'apparente à une divinité antique. Or, dans la tradition celtique, l'astre du jour est femme. C'est donc par elle et pour elle qu'il accomplit tous ses exploits, qu'à chaque instant il côtoie un monde plein de dangers peuplé d'ennemis irréductibles qui l'assaillent et l'obligent à de multiples dépassements. Seul chevalier de la Table Ronde à avoir entendu la voix de Merlin après sa disparition dans sa tour d'air invisible, Gauvain est sans doute secrètement guidé dans ses errances par le grand magicien. Se dirigeant vers le château du Graal, il ne pourra cependant discerner l'éblouissante lumière qui émane de la coupe sacrée, et s'égarera sur les routes mystérieuses de l'Ile d'Avalon, la terre bénie des Femmes, celle où règne, dit-on, un éternel printemps.
Jean Markale is the pen name of Jean Bertrand, a French writer, poet, radio show host, lecturer, and retired Paris high school French teacher.
He has published numerous books about Celtic civilisation and the Arthurian cycle. His particular specialties are the place of women in the Celtic world and the Grail cycle.
His many works have dealt with subjects as varied as summations of various myths, the relationships of same with occult subjects like the Templars, Cathars, the Rennes le Château mystery, Atlantis, the megalith building civilisations, druidism and so on, up to and including a biography of Saint Columba.
While Markale presents himself as being very widely read on the subjects about which he writes, he is nonetheless surrounded by controversy regarding the value of his work. Critics allege that his 'creative' use of scholarship and his tendency to make great leaps in reasoning cause those following the more normative (and hence more conservative) mode of scholars to balk. As well as this, his interest in subjects that his critics consider questionable, including various branches of the occult, have gained him at least as many opponents as supporters. His already weakened reputation was further tarnished in 1989, when he became involved in a plagiarism case, when he published under his own name a serious and well-documented guide to the oddities and antiquities of Brittany, the text of which had already been published twenty years before by a different writer through the very same publisher. Also a source of controversy is his repeated use of the concept of "collective unconscious" as an explanatory tool. This concept was introduced by Carl Jung, but in modern psychology it's rejected by the vast majority of psychologists.
A ce stade de la saga, je suis de plus en plus inquiète de voir que les personnages n'évoluent pas. Et je commence à être fatiguée du style de l'auteur.
Protagonista di questo quinto volume della riscrittura arturiana di Jean Markale è Galvano, il prode nipote di Artù, il cavaliere migliore del mondo, protettore di tutte le fanciulle e le dame. Qui è alle prese con la sua personale quête del Graal, un viaggio sia reale (compiuto insieme al suo inseparabile e amato cavallo Gringalet) che metaforico, che lo porterà a intraprendere numerose avventure. Markale rinarra molti episodi della aventure che vede Galvano protagonista, non solo quelli più noti dal "Perceval" di Chrétien de Troyes, ma anche traendo spunto dai romans in verso del XIII, quali "L'Atre périlleux" (Il Cimitero pericoloso), o l'"Hunbaut" di Raoul de Houdenc, opere poco conosciute ma che meritano molto. Vi sono scene spassose, altre emozionanti: il romanzo di Markale è un buon modo per avvicinarsi ai testi medievali. Markale mantiene perfettamente l'atmosfera medievale: spesso sembra di leggere una bella e piacevole traduzione dei testi in antico francese, ma poi mette il suo zampino, in modo coerente e verosimile, spesso con un riferimento a Morgana. Anche questo secondo volume che ho letto conferma la mia opinione pienamente positiva sull'opera di Markale. Per me è stato un tuffo nel passato, dato che ho scritto la tesi del master proprio su Gauvain nei romans in verso, e in particolare sul tema dell'amore per oïr dire: sono moltissime le fanciulle che si innamorano di Galvano per la sua fama, senza averlo mai visto prima.
Alors que Gauvain accepte de protéger une jeune femme qui vient de se présenter à la cour d'Arthur, celle-ci est enlevée par un chevalier dont même la mère de Gauvain avait prédit que son fils trouverait en lui un opposant si fort qu'il risquait de laisser sa vie lors d'un combat singulier : Escanor de la Montagne.
En poursuivant Escanor, Gauvain croise des jeunes gens affligés d'avoir vu un de leur camarade se faire crever les yeux et Gauvain lui-même se faire tuer dans une embuscade. Étonné d'apprendre l'existence d'un sosie, Gauvain promet de revenir les venger et continue sa poursuite. Il ne détrompe pas ceux qui le croient mort, et c'est ainsi que, tout le monde le considérant mort, il "perd son nom". Il arrive dans un cimetière surnommé l'Atre Périlleux où toutes les nuits un diable viole une jeune fille enfermée dans une tombe.
Gauvain tue le diable et continue sa poursuite, accompagné par la jeune fille et un jeune noble de la région. Il finit enfin par rattraper Escanor et s'aperçoit qu'Escanor et la jeune femme kidnappée sont en fait de mèche : ils ont tout manigancé pour qu'Escanor puisse défier Gauvain et montrer qu'il est plus brave que lui en le battant en duel. Énervé par l'arrogance d'Escanor, Gauvain finit par le tuer. Sollicité à chaque fois par de belles jeunes femmes en détresse, Gauvain est embarqué dans une succession d'aventures vaines et inutiles, qui jalonnent la quête qui lui permettra de retrouver son nom.
Il finit par apprendre que deux chevaliers ont tué et démembré celui que tout le monde prend pour Gauvain. En effet, deux jeunes filles ont posé comme conditions pour leur accorder leur amour, qu'ils vengent leur père, un certain Maelgwn, prétendument tué par Gauvain. Gauvain finit par retrouver les deux meurtriers, les domine en duel avec l'aide d'un certain Espinogre et récupère ainsi son nom lorsqu'ils reconnaissent ne pas avoir tué Gauvain. L'un des deux à en fait le pouvoir de rendre la vie après avoir tué et il ressuscite donc le chevalier mort que tout le monde avait pris pour Gauvain. Gauvain rentre finalement à Kaerlion après une nouvelle aventure tout à fait stérile. Guinganbrésil, l'un des fils de Maelgwn vient alors à Kaerlion défier Gauvain pour venger la mort de son père que Gauvain aurait tué. Gauvain se rend au château de Guinganbrésil pour prouver sa bonne foi, mais une fois sur place il est malmené par la population qui le rend responsable de la mort de Maelgwn, à tel point que Guinganbrésil et son frère se sentent redevables vis-à-vis de Gauvain. En compensation des violences qu'il a subies, ils lui proposent de l'innocenter s'il parvient à trouver la Lance qui saigne.
Parti à la recherche de la Lance, Gauvain rencontre Morgane, qu'il ne reconnaît pas sous les traits d'Orgueluse de Lorrois. Elle le séduit et le pousse vers de nouvelles aventures toujours aussi stériles ou il subit diverses humiliations (il perd son cheval...), puis pénètre dans un château dont Orgueluse lui dit qu'il est celui d'Ygerne (sa grand-mère, censée être morte). Après qu'il ait vaincu plusieurs sortilèges, la maîtresse des lieux (Ygerne ?) lui propose de devenir le seigneur du château et refuse de le laisser partir. Gauvain s'échappe et rejoint Orgueluse qui le méprise et lui dit que de toute façon, il n'est pas celui que les gens du château attendaient et qu'un autre finira l'aventure à sa place.
Méraugis et Gorvain, deux amis, deviennent rivaux au point de se haïr pour l'amour de Lidoine une belle jeune femme. Ils se rendent à la cour d'Arthur pour que le roi décide qui aura l'honneur d'épouser Lidoine. Arthur juge que Méraugis est plus légitime à épouser Lidoine. Gauvain étant absent de la cour depuis longtemps, un nain se présente et affirme que Gauvain est en danger. Seul un vaillant chevalier pourra le sauver.
Personne n'est vraiment motivé et finalement Méraugis se porte volontaire. Il part à l'aventure avec Lidoine et finit par accoster sur une île où Gauvain est retenu prisonnier par Morgane. Méraugis et Gauvain s'échappent et Gauvain reprend sa quête de la Lance qui saigne.
Dans l'intervalle, Gorvain a kidnappé Lidoine. Gauvain et Méraugis le pourchassent, puis Gauvain le bat en duel, rend Lidoine à Méraugis et réconcilie les deux amis. Gauvain poursuit sa quête et rencontre Hunbaut son cousin, qui décide de l'accompagner.
Gauvain et Hunbaut finissent par se rendre à Escavalon pour que Gauvain puisse affronter Guinganbrésil : le délai accordé expire et Gauvain n'a toujours pas trouvé la Lance qui saigne. Gauvain bat Guinganbrésil mais décide de poursuivre sa quête de la Lance qui saigne. Hunbaut finit par retrouver Gauvain et vient raconter les aventures de Gauvain à Arthur, qui se trouve dans la forteresse de la Dame de l'étroite forêt, laquelle est secrètement amoureuse de Gauvain sans l'avoir jamais rencontré.
De retour à Carduel, Arthur voit trois messagères du roi Pellès (dont la Demoiselle Chauve) lui apporter un superbe bouclier et un petit chien : ce bouclier doit être suspendu et ne pourra être décroché que par le Bon Chevalier, dont l'arrivée sera annoncée par le petit chien.
Gauvain passe à proximité de Carduel et rencontre les trois jeunes filles. Toujours à la recherche de la Lance qui saigne et du château du Roi Pêcheur où se trouve le Graal, il les accompagne jusqu'au château de l'ermite noir que seul le Bon Chevalier pourra délivrer d'un sortilège. Les trois jeunes filles, et d'autres personnages que Gauvain rencontre, lui parlent tous du Bon Chevalier et des violences commises par les chevaliers de la Table Ronde. Sous couvert de défendre le droit et les faibles, les chevaliers font couler beaucoup de sang et provoquent des injustices.
Gauvain lui-même se fait héberger par une belle Dame en l'absence de son époux. Gauvain dort seul dans un lit d'appoint à côté du lit conjugal, dans l'unique pièce de la demeure. De retour le lendemain le mari croit que sa femme l'a trompé, veut tuer Gauvain et tue sa femme par erreur. Gauvain arrive ensuite au château de la Dame sans égale, fière au point de ne jamais demander leur nom aux chevaliers qu'elle héberge dans son château, amoureuse de Gauvain, Perceval et Lancelot (sans les connaître) au point de vouloir les tuer et conserver leurs dépouilles dans trois magnifiques cercueils. Ses chevaliers guettent aux alentours du château tout chevalier qui pourrait être l'un des trois pour les capturer. Gauvain se fait héberger sans qu'elle se rende compte qui il est et s'échappe ensuite en tuant les chevaliers de la Dame.
Il arrive ensuite dans un château mystérieux et effrayant où il rencontre plusieurs personnages étranges et aperçoit la Lance qui saigne (il ne comprend pas vraiment que c'est le château du Roi Pêcheur). Alors qu'il était prévenu, il n'ose pas poser de questions et quitte le château sans demander son reste et sans un mot. Merlin le sermonne et lui explique que sans courage il n'arrivera à rien. Il lui indique qu'il aura une seconde chance d'entrer dans ce château pour récupérer la Lance qui saigne s'il trouve l'épée qui a décapité Jean le Baptiste, détenue par un roi cruel, Gurgaran.
Gauvain se rend à la forteresse du roi Gurgaran où il apprend que son fils est séquestré par un terrible géant. Le roi promet l'épée qui a décapité Jean le Baptiste à qui lui ramènera son fils. Gauvain tue le géant et malheureusement le fils du roi meurt au cours du combat. Gurgaran lui remet tout de même l'épée et Gauvain se dirige vers le château du Roi Pêcheur où de nouveau par orgueil et par manque de courage ou d'ambition, il laisse passer l'occasion et quitte le château bredouille. Il croise ensuite Morgane qui lui raconte pourquoi le roi Pêcheur est blessé et comment il est devenu le protecteur du Graal. Morgane l'énerve en insistant sur son orgueil et sa lâcheté mais elle-même ne connaît pas le nom du Bon Chevalier et jalouse Merlin qui en sait plus qu'elle.