« Rimbaud nous dit que « je est un autre ». Baudelaire nous parle de « Ce je, accusé justement d’impertinence […] implique cependant une grande modestie ». Le dictionnaire, lui, statue que le « je » est un pronom personnel de la première personne du singulier, sans distinction de genre, en fonction du sujet. Pour moi, « je » est l’association d’une consonne plus une voyelle, c’est l’addition du majuscule et du minuscule, du grand et du petit, c’est le pluriel dans le singulier. Ce j et ce e s’assemblent pour fendre les mers, crever leurs eaux, s’affranchir de l’égo qu’il signifie avant de se marier au u qui attend patiemment de devenir jeu. Humblement dans l’arène des mots, se libérer du sujet et devenir roi de soi. » Avec Du je au jeu, Jean-François Casabonne se questionne sur la place de l’individu au centre de la création, le je, la connaissance de soi, pour mieux larguer l’égo. Il nous livre un essai expressionniste sur le jeu théâtral, une bible pour tout acteur, acteur en devenir ou pour celui qui s’intéressent tout simplement au jeu.
Ça avait pourtant si bien commencé. Il y a certes de très belles phrases, des envolées, de la justesse, mais aussi beaucoup de lieux communs. Un manque de rigueur, qui fait qu'on reste souvent en surface, ou que des idées sont répétées longtemps et fadissent. Oh je suis dure ! Mais c'est qu'il l'a été lui aussi, dans son introduction ;-)