Louise vit au bout du monde, tout là-haut, dans une vallée belle et rude dont les rares habitants n’aiment pas se mélanger avec ceux « d’en bas ». Alors, quand un nouvel élève déboule dans la classe en cours d’année, Louise, comme les autres, pense à une erreur. Non seulement Chems n’est pas de la vallée, mais il est différent, avec ses cheveux longs, la couleur de sa peau, la vieille caravane dans laquelle il vit avec sa mère au milieu des bois… C’est cette différence que Louise trouve attirante. Elle est bien la seule. Pour les autres, comme son père, un étranger n’a rien à faire dans la vallée où le travail manque, où la scierie du coin bat de l’aile. Louise se sent coupée en deux. Mais Chems va prouver qu’il aime cet endroit comme s’il y était né. Quitte à le défendre au péril de sa vie.
Une lecture offerte par mon petit frère, et dieu sait oh combien ses signes d’affections sont rares. Donc bien évidemment, le livre en lui-même à une valeur sentimentale.
Le résumé nous donne tout de suite l’idée globale de la trame, une romance jeunesse avec deux lycéen assez atypiques. On suit la petite vie tranquille de Louisa, jusqu’à ce qu’elle s’éprenne de Chems. Et là, les ennuis commencent, tout se chamboule. Après avoir surmonté les longueurs du début – des bonnes 100 premières pages – je me suis surprise à être entraînée et à vouloir savoir la suite. Bien que chaque péripéties et révélations soient prévisibles quelque pages à l’avance, ce n’est pas gênant et j’ai pris du plaisir à ma lecture.
"Lire, c’est vivre un peu plus."
Le personnage de Louise, ainsi que tous les autres, les gens du village et de la ville, les parents et les enfants, sont une image parfaite de notre société, misant tout sur les relations et les « ça a toujours été comme ça », tout en multipliant les non-dits et les rancunes. Chems représente la force, l’indépendance, le courage de sortir des rails tous tracés. Ou alors c’est peut-être moi qui invente et qui débloque, mais c’est comme ça que je vois l’histoire.
Bien évidemment, comme je l’ai dit, il s’agit d’un livre jeunesse, non pas par l’histoire ou les personnages mais surtout par le style de l’auteur, avec des phrases simples et assez légères. De plus, j’ai bien senti que Louisa était mature et qu’elle aurait pu être beaucoup mieux développée, de même pour Chems. Voilà, c’est ça qui ne colle pas : dans la bande de jeunes du village, ils sont tous censé avoir entre 16 et 19 ans, au lycée ou au travail, mais la façon dont ils sont exploités et exposés nous ferait plutôt penser à des plus jeunes de 13-15 ans. Je sais bien que c’est le public visé, mais je trouve ça dommage.
Les cent dernières pages sont pour moi les meilleures, le vif du sujet, les confrontations, Dolores m’a profondément touchée, la situation prend une tournure intéressante, et enfin Louise se bouge ! Son évolution d’un bout à l’autre du roman est remarquable. Un regret, c’est de ne pas avoir plus impliqué M. Harrison, que nous retrouvons seulement au début et à la fin, et je l’ai adoré, pour vous dire les deux seuls passages que j’ai surligné sont des moment où il parle.
"On ne comprenait pas la moitié du quart de ce qu’il nous racontait mais je crois qu’on pressentait tous plus ou moins qu’il nous indiquait le chemin d’un monde dont il était le seul à détenir les clés."
Deux thèmes forts et importants sont abordés dans ce récit : la tolérance et l'écologie. Malheureusement, et malgré tout mon espoir, ces deux messages sont survolés. Ce livre aurait été tellement plus impactant si l'auteur avait eu l'audace de creuser ces pistes de réflexion. Les jeunes n'ont pas peur d'être secoués, ils veulent explorer, comprendre, transcender le monde. Pour moi, c'est inabouti.
+ : les extraits de poèmes (Emily Dickinson) ou de citations (Alice Ferney), la neige omniprésente - : l'auteur propose de beaux sujets mais ne se mouille pas, les personnages ne sont pas attachants car non développés
Mon passage préféré : "- Vous les avez tous lus ? - Beaucoup, mais pas tous... J'en achète bien plus que je ne peux en lire, j'aime leur compagnie. La vie a besoin de livres... C'est une auteure française qui a écrit ça. Des millions de gens vivent sans lire, Louise, mais ce qu'ils ignorent, c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."
L’Attrape Rêve, by Xavier-Laurent Petit. It’s a Science Fiction. It’s a French book that I had to read for school, and I’m normally used to having bad books to read that are from school, but this one was different, it has romance between two characters. I gave it a 4.5 out of 5 because it had some parts that were a little bit boring, but a really good book for school. It’s an interning book, where you see another perspective of the word. I don’t regret reading this book, I found it really interesting and I learned new ways of looking at the world that we live in right now. I recommend it for people that like romance, and adventure.
'attrape-rêves est un roman qui date un peu puisque sa première édition remonte à 2009. Si je l'ai découvert et lu récemment c'est tout simplement parce qu'il faisait partie de la première box de l'abonnement Médium Box 2020-2021 de L'école des loisirs. Sans cela, je ne pense pas que j'aurais eu l'occasion de le lire, et cela aurait été fort dommage !
Je trouve que la présentation de l'éditeur ne colle pas exactement à la réalité de ce bouquin, du moins à mon ressenti de lectrice, raison pour laquelle je ne le mets pas en préambule de cette chronique. Je ne souhaite pas en divulguer trop de l'histoire, mais sachez qu'elle se déroule aux Etats-Unis, dans un coin sauvage et paumé où les hivers sont rudes et où la nature est belle. Il y est question de différence, d'écologie, de liberté, d'amour aussi. Bien que L'attrape-rêves soit très court, de nombreux sujets forts y sont abordés. Mais ce qui m'a plu, au-delà de l'aspect engagé, c'est l'écriture en elle-même, son aspect totalement immersif. Pendant l'espace de quelques heures, j'étais dans la neige, je voyais les branches des arbres se courber sous leur fardeau, les rapaces déployer leurs ailes sur le ciel bleu... Bref, c'était beau et dépaysant, j'ai adoré le voyage par procuration.
Il se lit vite et bien, mais le début m'a fait miroiter une histoire beaucoup plus riche que ce que j'ai finalement reçu. De plus, l'héroïne m'agace un peu par sa passivité.