Peut-on échapper à l'économie ? Elle imprègne fart, le sport, le sexe et la guerre ; elle engage le quotidien de la ménagère comme celui du manager. La " marchandisation de la vie " devient l'hymne de l'époque, et les économistes sont ses farauds apôtres, capitaines autoproclamés à la proue du " progrès " de l'humanité. Le rationnel est leur sextant, le quantifiable est leur boussole. Entre toi de la jungle et productivisme acharné, cartels et stock-options, la statistique quadrille leur parcours. Des kilos d'équations lestent leur " raison raisonnante ". Tout juste admettent-ils qu'une main invisible leur vient parfois en aide, altruiste ou impérieuse selon les cas. C'est oublier que l'homme n'est pas, mais alors pas du tout, rationnel. Et que l'économie est avant tout une réflexion sur le partage. Qui regarde le gâteau, qui tient le couteau ? Une autre économie est-elle possible ? L'esperanto économique est-il le jargon d'une science dure, le sabir d'une science motte, ou le cache-misère d'une science nulle ? Traquant les fioritures et les pseudo-concepts, cet Antimanuel permet à chacun de s'armer pour comprendre la harangue des chefs de la guerre économique. Car dans le monde des comptes, il ne faut pas s'en laisser conter. Sur un ton léger mais incisif, Bernard Maris convoque tour à tour des économistes, de Keynes à Stiglitz, mais aussi, plus inattendus, des philosophes ou des romanciers : Montesquieu, Swift, Jarry, Maupassant, Orwell ou Houellebecq... Ensemble, ils posent enfin un regard neuf sur une discipline réputée austère et répondent à des questions fondamentales : qu'est-ce que la valeur ? la monnaie ? la richesse ? La croissance est-elle une vertu ? Qui osera désormais dire que l'économie est ennuyeuse ?
Bernard Maris was a French economist, writer and journalist who was also a shareholder in Charlie Hebdo magazine.
Graduated from Sciences Po Toulouse in 1968, Bernard Maris then earned a doctorate in economics at the University of Toulouse I in 1975. Assistant Professor (then senior lecturer from 1984) at the University of Toulouse I, he became Professor of the universities by contest of aggregation (General economic science) in September 1994 at the Institut d'études politiques de Toulouse.
At the time of his death, he was a professor at the Institute of European studies of the University of Paris-VIII. He also taught microeconomics at the the University of Iowa in the United States and the Central Bank of Peru.
Bernard Maris wrote for various journals: Marianne, Le Nouvel Observateur, Le Figaro Magazine, Le Monde and Charlie Hebdo, in which he spent most of the time under the alias of "Uncle Bernard". In this last journal, he was the Deputy Editorial Director until 2008. As the founder, during the renaissance of the title in 1992, he was an 11% shareholder.
On the radio, Bernard Maris had a weekly column entitled J'ai tout compris à l'économie, each Saturday on France Inter, and took part each Friday in a debate on a topical economic issues with the economic journalist of Les Échos, Dominique Seux, from 7:50.
He also presented on television, on the i-Télé channel where he participated as a columnist in Y'a pas que le CAC, where he commented with another professor of Economics, Philippe Chalmin (close to the neoclassical school), on the economic news until June 2009. He also intervened repeatedly in the program C dans l'air on France 5.
Bernard Maris was often presented as anti-globalization, because of his ex-participation with the Scientific Council of ATTAC.
He was an inhabitant of 16th arrondissement of Paris, and presented himself in 2002 at the elections in the 10th arrondissement of Paris under the label of Greens, to which he militated.
Bernard Maris published several novels including L'enfant qui voulait être muet, and was awarded with the Leclerc's booksellers award in 2003.
Manuel de vulgarisation de l'économie par Bernard Maris. L'auteur explique l'économie et en critique les défauts tout le long du livre pour prôner la solidarité, les monnaies locales, la gratuité et l'émancipation individuelle et collective. J'aimerais bien voir son patrimoine à ce cher Bernard, gendre de Maurice Genevoix. A-t-il vécu de manière solidaire en proportion de ses revenus ou a-t-il investi et mis de l'argent de côté pour protéger sa famille, ses enfants ? Il m'a fait penser à Mélenchon anticapitaliste public mais millionnaire en privé ayant remboursé un immeuble à son nom grâce à son indemnité parlementaire.
Je fréquente une communauté hippie régulièrement. Ca me permet de me ressourcer du stress de la vie urbaine et salariée. Cela fait plusieurs années maintenant que j'y vais. C'est une communauté dont les membres sont solidaires et vivent grâce à l'entraide et la mise en commun d'une partie de leurs moyens. Que se passe-t-il quand un d'entre eux subit un changement de situation notable : l'obtention d'un salaire régulier conséquent, la naissance d'un enfant... Il se barre de la communauté et va vivre dans une maison. Quand certains arrivent à mutualiser des compétences techniques dans le bâtiment par exemple, ils s'en vont également pour éviter de payer les frais de la communauté. L'être humain est individualiste, c'est comme ça.
J'aimerais y croire aux monnaies locales, au troc, au revenu universel (payé par qui ?)... Mais je n'y arrive pas. Ce livre m'a donc déçu mais peut-être qu'il vous plaira.
Irrité, iconoclaste, inspiré, parfois jusqu'à l'irritation. le premier volume traite du gâteau : qui tient le couteau, que donne-t-il aux autres, etc. Je le préfère au second. Maris boude les équations et fournit des explications littéraires, donc plus ou moins accessibles à tous. En passant bien entendu, quelques évidences bien senties sur les économistes qui ne servent à rien, sur ceux qui ne font que de la politique, c'est-à-dire à peu près tous, sur la concurrence libre et sans entraves qui, bien entendu, n'existe nulle part (la Commission européenne, comme tout le monde...)
Un manuel très pédagogue, pas du tout ennuyeux et instructif ! Ce "manuel" remet en question les économistes, le marché ou encore la notion de richesse ce qui apporte une perspective très intéressante, et trop absente des programmes scolaire, de l'économie.
comincia bene, troppo bene: esergo dell'autore e due citazioni (keynes e houellebecq)forse non tutti sanno che manager deriva dal francese menagere, ovvero massaia: quando la casalinga di voghera diventa regina del fare impresa.libro vecchiotto (2003) però zeppo di rimandi interessanti: stiglitz, kahnemann, piketty addirittura! (quella di jarry e walras proprio non l'ho capita. 'fanculo l'economia)
"La dimostrazione che a volte nella vita gli individui non sono seri né onniscienti meritava davvero il premio Nobel per l'economia" (Smith e KahnEmann, 2002).
Toh! ecco List (citato da nonmiricordochi - forse Cesare Pozzi - al convegno M5S "Dalla formazione all'innovazione" di oggi, 11 luglio 2017). Tipico esempio di nonsocomeschiamaquelfenomenopercui ti ricordi di un nome letto in un libro solo perché ne hai sentito parlare prima in un altro contesto.
sinallagmatico?!?
"L'opinione ha sempre torto. Non si può fondare nulla sull'opinione, bisogna innanzitutto distruggerla" ha affermato Bachelard. La solita minestra riscaldata.
"Il che dimostra che in economia non si può prevedere nulla". Altra minestra riscaldata. Ma se è così, anche per la metereologia, cosa ce ne facciamo di entrambe?
"Hayek dichiaròa gran voce che l'economia non era una scienza esatta, concordando in questo con Keynes, il suo nemico storico".
"Lo spreco individuale, molitplicato per il numero, di coloro che sprecano, raggiunge valori impressionanti. Oltre la metà degli spostamenti effettuati in città al volante di un automobile copre una distanza inferiore a 2 km.." e molto altro ancor a p. 60 (op. cit Les ennemis de la terre).
"Il linguaggio è fascista" (R. Barthes) "Sapere è potere" (M. Foucault) "Donna nana, tutta tana" (S. Cicerchia)
Molto interessante (e istruttivo) il terzo capitolo "Il linguaggio del potere".
"La solita solfa, dirà qualcuno" (p.100). :)
"Tutte le società di revisione falsificano i dati".
"La moneta introduce il tempo nello scambio" (Keynes)
Ed è a pag. 251 che il libro si guadagna le 5 stelle (ogni riferimento al moVimento non è puramente casuale) con la seguente citazione di Nietzsche: "Tutto ciò che ha prezzo non ha valore".