« Il n'est point de romancier, a écrit Joseph Kessel, qui ne distribue ses nerfs et son sang à ses créatures, qui ne les fasse héritières de ses sentiments, de ses instincts, de ses pensées, de ses vues sur le monde et sur les hommes. C'est là sa véritable autobiographie. » Il en est ainsi du Tour du malheur, ce grand roman que Kessel mit vingt ans à mûrir, dix ans à écrire. Tout son temps s'y retrouve, en une ronde de personnages qui apparaissent, disparaissent, reviennent. Le personnage central en est Richard Dalleau. Engagé volontaire dans la guerre de 1914-1918, grand avocat ensuite, Richard est un de ces jeunes hommes qui aiment la vie, entièrement, furieusement. Dans toutes ses beautés et toutes ses jouissances. Fort et vite. Trop fort. Trop vite.
Joseph Kessel was a French journalist and novelist. He was born in Villa Clara, Entre Ríos, Argentina, because of the constant journeys of his father, a Lithuanian doctor of Jewish origin. Kessel lived the first years of his childhood in Orenburg, Russia, before the family moved to France. He studied in Nice and Paris, and took part in the First World War as an aviator.
Kessel wrote several novels and books that were later represented in the cinema, notably Belle de Jour (by Luis Buñuel in 1967). He was also a member of the Académie française from 1962 to 1979. In 1943 he and his nephew Maurice Druon translated Anna Marly's song Chant des Partisans into French from its original Russian. The song became one of the anthems of the Free French Forces.
Joseph Kessel died in Avernes, Val-d'Oise. He is buried in the Cimetière de Montparnasse in Paris.
Joseph Kessel worked on this book for 20 years. It starts during ww1 in Paris and we follow a group of caracters . Very interesting and has a great historical interest as the author lived in Paris at these times.
C’est bien écrit quoique le style soit un peu désuet. L’histoire est intéressante et le fait que Kessel ait vécu cette période de façon active (engagé volontaire dans l’aviation) lui donne beaucoup de crédibilité. La faille du livre vient du fait que tous les personnages, et il y en a une multitude, sont tellement outranciers qu’ils perdent eux leur crédibilité, quant au procès c’est une farce.
C’est un ami qui m’a recommandé Le Tour du malheur. J’ai lu le premier tome avec un intérêt particulier pour son personnage principal, Richard Dalleau, dont les tourments existentiels font pour moi le charme du roman. Comporte néanmoins quelques passages un peu longs - il me reste encore le tome II à lire
J'aime passionnément Kessel mais là c'est long, un peu lent, sans trop de rebondissement et je m'y perds. Regrettable sachant le temps qu'il a investi dans cette série. J'y reviendrai peut-être dans quelques années. (abandonné à la page 350/627)