Rose est née dans les concessions, un pays de buttes et d'épinettes, d'ours noirs et de cerfs. Lorsque son père, un Allemand au passé nébuleux plus près de la bête que de l'homme vend Marguerite, sa soeur jumelle, la petite Rose en sera à jamais meurtrie.
Alors que Marguerite se retrouvera à travailler dans un abattoir parisien, Rose, elle, tentera de refaire sa vie sur une ferme entre confitures et amours tourmentées. Elle s'installera avec son mari Louis Hébert, leurs enfants et leurs petites-filles près des bleuetières. Elle tentera maladivement d'oublier les longues mains effilées de son père, ses yeux verts comme un lac clair et l'humidité du sous-sol en terre battue de la maison de son enfance. Chez Rose Hébert, on chauffe un gros Bélanger rose saumon, on mange des biscuits à la farine d'avoine et on s'occupe des enfants comme de petits poussins que l'on couve.
L'histoire des filles de l'Allemand traverse les forêts et l'océan, se déroule entre les vaches au ventre gonflés et les oies égarées, entre un Berlin au New Hampshire et les sous-marins allemands. C'est plus que la transmission, c'est la force gravitationnelle de l'hérédité qui pèse sur les générations.
Originaire de l’Outaouais, Annie-Claude Thériault habite Montréal et enseigne au Collège Montmorency. Tour à tour libraire, étudiante, voyageuse et sportive du dimanche, elle se passionne pour la littérature et la philosophie politique. Elle a déjà remporté plusieurs concours de nouvelles.
Les filles de l’Allemand se nomment Rose et Marguerite et sont jumelles. Elles n’ont jamais été séparées jusqu’à ce que le père décide d’en vendre une au cirque et de quitter avec, à la demande des propriétaires. S’ensuit le récit de cette famille éclatée, d’où le comportement du père aura des répercussions pendant de nombreuses générations! ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ J’ai trouvé que Les filles de l’Allemand ressemblait beaucoup au roman Les Foley de la même autrice. On y retrouve le même genre de trame où l’histoire débute en haut de l’arbre généalogique et le descend en faisant ressortir les conséquences sur les générations suivantes. J’aime beaucoup comment Annie-Claude Thériault parvient à créer de petites intrigues et à les clore une à une au fil des chapitres, nous tenant en haleine jusqu’aux dernières pages. Cette lecture est un peu comme un puzzle, que l’on assemble à chaque nouveau chapitre terminé. J’ai très aimé et je vous recommande d’ajouter l’un des romans d’Annie-Claude Thériault à votre pal!
Vous dire à quel point j'ai aimé ce livre! Wow! C'est un véritable coup de coeur! Cette auteure a le don d'en dire beaucoup, de faire vivre des émotions intenses, et ce, avec peu de mots. J'ai tout simplement a-do-ré.
Il y a tant à dire sur ce roman. Je peux juste vous suggérer de le lire. Vous comprendrez! Pour moi, c'est un chef-d'oeuvre. Une fresque familiale hors norme. On traverse les générations. Certains membres de la famille cherchent à survivre, d'autres à guérir de leurs traumatismes, et les derniers cherchent à déterrer les secrets familiaux... Je me suis attaché à ces personnages souvent détestables.
J'ai aimé le rythme de l'histoire les liens des personnages qui s'entrecroisent s'en se voir. Des liens qui se tissent, des sentiments douloureux impossible à vivre qui restent lattant. J'en dis pas plus, j'ai adoré!
divertissant. m'a beaucoup fait penser à la fiancée américaine, dans le ton ironique, les personnages plus grands que nature, les liens entre les personnages qui se démultiplient.
Presque 5! Pour l’écriture astucieuse d’en dire bcp avec peu de mots. Une saga familiale bien ficelée et rythmée - au parcours éprouvant et étonnant. Laissez-vous prendre au jeu des coïncidences et le charme opère.
Après avoir lu et adoré les Foley, la marche était haute pour mon appréciation de cette première œuvre de Thériault. Quelques heures après la fin de cette lecture, je ne sais encore trop comment la coter, étant partagée entre mes émotions du premier tiers du livre, et celles pour la suite.
Tout d’abord encore une fois chapeau bas à la maison d’édition Marchand de feuilles pour pour la première de couverture superbe ( comme beaucoup des livres de leur catalogue ) et le format agréable en mains de ce livre.
Les filles de l’Allemand, ce sont Rose et Marguerite, 2 jumelles vites orphelines de mère, laissées à leur père (d’origine allemande, d’où le titre) avec leurs petits frères, dans une misère crasse, au propre comme au figuré. L’Allemand finira par vendre l’une des jumelles en bas âge. C’est par la suite la vie de Rose et sa famille que nous suivrons à travers les époques, une famille « pockée » par le passé caché des filles de l’Allemand.
J’ai de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui a créé mon désintérêt par moment lors de la lecture du premier tiers du livre. Il faut dire que je l’ai lu par petits bouts, à travers d’autres activités. Puis, j’ai intensifié la lecture. Et c’est là où l’histoire m’a happée. J’en suis sortie dérangée, bouleversée comme si j’avais assistée impuissante à toute une vie, plusieurs vies en fait, où le destin, la génétique et le hasard sont venus chambouler l’existence de toute une famille. L’écriture est efficace, et il faut se laisser du temps pour le lire et pouvoir apprécier cette façon de raconter l’histoire de façon fragmentée, comme si l’auteur nous présentait un album photo qui racontait l’histoire de la famille, avec tous les bonds parfois importants entre les époques. On l’a parfois comparé à La fiancée américaine et je suis en total désaccord avec cette comparaison. À mon avis le seul point commun entre les deux est la maison d’édition (Les éditions Marchand de feuilles).
Ce qui m’empêche de lui donner un peu plus de points, ce sont quelques événements ahurissants qui sont présentés comme de simples faits divers et qui sont justes trop gros pour que j’y crois, sans pour autant leur donner la petite « twist » magique de Dupont qui faisait qu’on n’y croyait pas, mais qu’on éclatait de rire en embarquant avec lui dans sa folie.
Un livre fascinant, dérangeant, que je suis fort heureuse d’avoir lu. Je suis persuadée qu’il méritera même une relecture, chose que je ne fais à peu près jamais.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman! En voyant les moins bonnes évaluations, j’ai eu des doutes avant de le commencer, mais j’ai vraiment adoré le récit de cette famille, marqué par la guerre, violence et le destin. Je trouve que l’auteure à bien su intégrer certains éléments de l’histoire, même si certains étaient prévisibles. C’est en lisant un roman comme celui-là qu’on réalise que l’Histoire est vraiment une boucle qui se répète à l’infini.
L’image de la couverte et le résumé ne m’attiraient pas particulièrement d’emblée, mais ce roman, inspiré d’un fait réel, s’est avéré une très agréable surprise! Ce genre de fresque historico-familiale sur plusieurs générations et pays ne me plaît habituellement pas, mais l’intrigue d’Annie-Claude Thériault est captivante, magnifiquement ficelée et structurée, et l’écriture est très maîtrisée.
J'ai bien aimé ce roman, il était superbe. Je l'ai choisi à la bibliothèque lorsque j'ai vu que l'auteure venait du N.-B. Bon choix! J'ai aimé le style, c'était bien écrit; c'était intéressant lire une histoire où on parle de mon petit coin du monde. Il y avait beaucoup de petits détails et beaucoup d'intrigue. J'avoue avoir pleuré au dernier chapitre. Je le recommande.
J’ai vraiment aimé le style. C’était touchant, triste, parfois difficile pour mon ti coeur de poulet. Une histoire impossible mais dont les liens sont si bien ficelés qu’on y croit. J’en aurait pris plus et c’est parfait qu’il n’y en avait pas. Je recommande.
J’ai tout aimé de ce livre, les personnages sont riches, on s’attache aux uns comme on déteste les autres. L’histoire est bien ficelée, les secrets de famille bien gardés finissent toujours par éclater au grand jour.
Rose et Marguerite sont deux sœurs jumelles, filles d'un Allemand étrange et très secret. Suite au décès tragique de leur mère, le père semble en vouloir à ses filles qui ne sont pas étrangères au drame. Lors du passage d'un cirque, le père décide de vendre sa fille aux propriétaires. Au début, il veut vendre les deux mais ils n'en veulent qu'une et ils veulent que lui aussi se joignent à eux. Il part donc avec Marguerite et laisse les autres enfants sans aucun regard en arrière. Rose va souffrir énormément de la séparation d'avec sa jumelle et ne s'en remettra jamais complètement. Se déroule ensuite la vie de l'Allemand avec sa fille qui suivent le cirque. De son côté, Rose tente de se faire une nouvelle vie tout en demeurant hantée par son passé. Les deux jumelles vont-elles se retrouver? La vie nous réserve parfois de drôles de surprises.
Mon avis : J'ai été déçu de ce livre. Il y avait beaucoup de potentiel pour un dénouement heureux mais bon, il semble que l'auteure en a décidé autrement. Je ne dis pas que c'est complètement mauvais, non il y a des bons passages mais je m'attendais à beaucoup plus. Bref, je vous laisse le découvrir et vous m'en donnerez des nouvelles.
Entre le Nouveau Brunswick et l’Europe, au début de la première guerre. Bien écrit. Bien rythmé. Beaucoup d’ambiance. Personnages biens définis. Histoire plausible.
Si ce livre vous intéresse, vous pouvez le retrouver dans notre catalogue des Bibliothèques publiques du Nouveau-Brunswick! (Canada) https://nbpl.ent.sirsidynix.net/clien...
Deuxième livre d'Annie-Claude Thériault pour moi. J'adore sa manière de relier ensemble autant d'époque, de lieux et de personnages, elle est brillante. Histoire triste, touchante, qui m'a transportée ailleurs le temps de ma lecture. J'ai vraiment aimé.
Emportée malgré moi par cette galerie de personnages peu sympathiques et souvent grotesques, dans un enchevêtrement de vies brisées au sein d'une famille écartelée...
J'espérais aimer Les filles de l'Allemand tout autant que Les Foley et je dirais que ce fut presque le cas. J'ai trouvé le premier tiers plutôt ennuyant, avec toute cette histoire de cirque et de machines à écrire qui rappelait-comme plusieurs l'ont dit- La fiancé américaine.
Ce qui m'intéresse dans les romans d'Annie-Claude Thériault, c'est la complexité de ses personnages ainsi que la manière qu'elle a de nous présenter des lieux dans lesquels on s'immerge. Heureusement, passé les 100 premières pages, les personnages se dévoilent davantage et ça devient vraiment intéressant. Je me suis sentie alors transporté dans un univers hypnotique, où chaque détail est posé avec finesse. L'autrice réussit avec brio à créer une fresque familiale complexe, dans un grand souci de réalisme. Rose m'a particulièrement touchée, avec sa manière de ''montrer sans dire'' : les mains qui tremblent dans l'évier et la porte que l'on barre derrière soi. J'ai sentie sa détresse jusqu'au bout.
Annie-Claude Thériault est définitivement une autrice à lire. J'attendrai son prochain roman avec impatience !