À Kalamaki, île grecque dévastée par la crise, trois personnages vivent l’un près de l’autre, chacun perdu au fond de sa solitude. Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille choses, compare les chiffres à ceux de la veille et calcule l’ordre du monde. Maraki, sa mère, se lève aux aurores et gagne sa vie en pêchant à la palangre. Eliot, architecte retraité qui a perdu sa fille, poursuit l’étude qu’elle avait entreprise, parcourt la Grèce à la recherche du Nombre d’Or, raconte à Yannis les grands mythes de l’Antiquité, la vie des dieux, leurs passions et leurs forfaits... Un projet d’hôtel va mettre la population en émoi. Ne vaudrait-il pas mieux construire une école, sorte de phalanstère qui réunirait de brillants sujets et les préparerait à diriger le monde ?Lequel des deux projets l’emportera ? Alors que l’île s’interroge sur le choix à faire, d’autres rapports se dessinent entre ces trois personnages, grâce à l’amitié bouleversante qui s’installe entre l’enfant autiste et l’homme vieillissant.
Metin Arditi is a French-speaking Swiss writer of Turkish origin. He left Turkey at the age of seven. After spending eleven years in a Swiss boarding school in Lausanne, he studied at the Swiss Federal Institute of Technology, where he earned a degree in physics and a postgraduate degree in nuclear engineering. He continued his studies at Stanford Business School, where he got an MBA. He lives in Geneva, where he is very involved in the cultural and artistic life of the city. From 2000 to 2013 he was Chairman of the Orchestre de la Suisse Romande (O.S.R.). He is a member of the Strategic Council of the Swiss Federal Institute of Technology, where over the years he taught physics (Assistant to Prof. Mercier), economics and management (as lecturer) and creative writing (as Visiting Professor). In 1988, he created the Arditi Foundation which awards fifteen annual prizes to graduates of the University of Geneva and the Swiss Federal Institute of Technology. The Arditi Foundation has purchased and offered to the University of Geneva a landmark theater, the Cinema Manhattan, now called Auditorium Fondation Arditi. He is the founder of " The Instruments of Peace Foundation ", which offers musical education to children of Palestine and Israel. He is a member of the Foundation Board of the Music Conservatory of Geneva. He chaired the Building Committee of the Martin Bodmer Museum in Cologny. In December 2012, Metin Arditi was appointed UNESCO Goodwill Ambassador. In June 2014, UNESCO appointed him Special Envoy. In September 2014, he created the Arditi Foundation for Intercultural Dialogue.
Livre facile à lire, agréable mais un peu trop facile: la Grèce et sa crise économique, un enfant autiste, un architecte américain malheureux, et plein de gens gentils
#lecturedete numéro 3 => l'enfant qui mesurait le monde de Metin Arditi.
Ça se passe à Kalamaki, petite île pas loin d'Athènes, juste apres la crise.
Personnages attachants : Yannis, enfant autiste qui a besoin de tout compter. Eliot, architecte américain qui étudie le nombre d'or. Maraki, maman de Yannis, qui pêche le palangre la nuit...
Ce livre est un bel hommage à la Grèce et son histoire.
La rencontre d'un homme mur avec un jeune autiste va permettre à ces deux êtres de développer une relation enrichissante, pleine d'empathie, de patience et de sagesse. C'est aussi un très joli livre our les pédagogues car il montre qu'il est possible d'apprendre à n'importe quel âge malgré ses différences.
la rencontre, sur une île grecque, entre un quinquagénaire qui vient de perdre sa fille et un ado autiste élevé seul par sa mère. Découverte de la solidarité qui se joue pour cet enfant. Découverte des liens tissés entre tous. Mon coup de cœur de l’été !
je m'attendais à autre chose je pense, c'était un peu trop plat ? Histoire très mignonnes mais sans réel but ou fin. Mais j'ai malgré tout aimé ce livre
Livre resté longtemps sur la pile...le sujet ne m'emballait pas vraiment. Et pourtant, encore un vrai délice de lecture. Toujours aussi fan de cet auteur, j'avoue !
Un très joli livre qui se dévore d une traite. Personnages attachants, pensées profondes et belle écriture, l émotion est présente quasi de bout en bout. Un joli conte philosophique sur le deuil, la différence, la résilience et l amour du théâtre.
Le décor : Kalamaki, petite île grecque au large d’Athènes, ses eaux turquoises, ses senteurs mêlées d’origan, de thym et de résine,son amphithéâtre submergé de coquelicots rouge sang.
Dans ce décor paradisiaque, trois personnages principaux : Yannis, un petit garçon d’une dizaine d’années, que le désordre du monde angoisse et qui ne peut calmer cette angoisse que par des protocoles très précis et immuables. Maraki, sa mère, qui élève seule cet enfant « différent » et gagne difficilement sa vie en pêchant à la palangre. Eliot, architecte américain d’origine grecque vieillissant, installé sur l’île où sa fille est morte accidentellement et poursuivant son étude sur les amphithéâtres antiques. Autour d’eux, des villageois soudés qui tentent de survivre à la crise économique qui a mis le pays à genoux. Un grand projet immobilier touristique risque de remettre en cause la solidarité des Kalamakoites.
Beaucoup de thèmes abordés dans ce roman.
Le contexte de la crise grecque dans les années 2010, qui peine à se relever des malversations de sa classe politique et du plan d’austérité drastique imposé par l’Union européenne, la Banque mondiale et le FMI est fort bien évoqué. Le projet du « Pericles palace » est pour Kalamaki une opportunité de relancer l’économie de l’île. Doit-elle pour autant oublier son héritage antique, qu’Eliot fait vivre avec ses récits mythologiques et son travail sur l’architecture classique ? Une sorte de querelle des Anciens et des Modernes que l’auteur tranche d’une façon sans doute un peu idéaliste ...
Ce qui m’a personnellement, le plus touché c’est la façon dont est abordé le monde des enfants autistes et la relation privilégiée qu’arrive à nouer Eliot avec l’enfant en respectant ses protocoles et en mettant en avant ses formidables capacités mathématiques. Mathématiques qui sont mes seules réserves sur ce livre : j’ai trouvé les pages sur « la suite de Fibonacci » et le Nombre d’Or un peu longuettes (mais les maths et moi ...!)
Visiblement amoureux de la Grèce et de sa culture, Metin Arditi signe là un roman - fable sensible et bienveillant qui me donne envie de découvrir ses autres romans.
J’ai commencé ce livre sans en lire sa quatrième de couverture, sans chercher à en savoir plus, simplement attirée par ce sublime titre.
Ici, l’auteur nous embarque sur une île Grecque à la rencontre de trois personnages profondément attachants et enfermés dans leur solitude.
Yannis est un enfant autiste qui a besoin de se rassurer par les chiffres. Il va les mémoriser, les comparer et veiller sur l’ordre du monde. Lui qui n’accepte aucun changement dans son quotidien, sera bien obligé de comprendre que le changement est parfois inéluctable. Maraki, sa mère lui est dévouée. Elle rusera pour lui arracher le peu de tendresse dont il est capable, lui qui ne supporte pas d’être touché. Enfin, Eliot un architecte Américain, vient se recueillir sur la tombe de sa fille décédée sur l’île quelques années plus tôt.
Ces personnages cabossés par la vie vont se rencontrer, avancer, et s’entraider malgré eux. Unis par une même valeur : la bienveillance
Ce ne fut pas le coup de cœur attendu, mais c’était une très belle lecture. J’ai aimé la plume, les personnages et l’histoire. J’ai apprécié les sujets évoqués, les messages et les valeurs transmises, les pensées philosophiques et religieuses abordées et la manière de traiter l’autisme par le personnage de Yannis. Bref, j’ai vraiment apprécié ma lecture et les habitants de cette île que je quitte avec regret à la fermeture de ce livre.
Ένα βιβλίο αρκετά διαφορετικο με οτι έχω διαβάσει! Το βιβλίο θίγει το ευαίσθητο αυτό θέμα του αυτισμού σε ένα παιδί. Μας περιγράφει με απόλυτη αλήθεια όλες τις δυκολιες και τα καθημερινά εμπόδια που περνάει το μικρό αυτό αγόρι, ο Γιάννης μαζί με την μητέρα του. Σε ένα απομονωμένο νησι όπως είναι αυτό που ζουν οι ήρωες, βλέπουμε όλη την κοινωνία να "αγκαλιάζει" το παιδί και να κάνει τα πάντα για να διευκολύνει την καθημερινότητα του και τους ψυχαναγκασμούς του. Ο Έλιοτ, ένας αρχιτέκτονας που ψάχνει με μανία τον χρυσό αριθμό βοηθάει τον Γιάννη και κερδίζει την αγάπη του καταλαβαινοντας φυσικά την ρουτίνα του. Ταυτόχρονα ένα ξενοδοχείο προσπαθεί να χτιστει στο ήσυχο νησι διαταράσσοντας ακόμη παραπάνω τα "νερά". Μια ιστορία βυθισμένη στην αγάπη,το ενδιαφέρον και στους αριθμούς, μας βοηθάει να κατανοήσουμε έστω και λίγο παραπάνω τον αυτισμό και τις σχέσεις των ανθρώπων!
Un livre qui laisse son empreinte une fois terminé avec un style concis et profond comme les personnages qui animent ce roman: Elliott, l'architecte qui soigne sa souffrance en acceptant de s'ouvrir à l'avenir à travers ce petit autiste que tout le village protège, cette femme usée qui se bat avec ses faibles ressources contre l'incompréhension de ce fils inaccessible... et tous ces personnages secondaires au tempérament aussi lumineux et impétueux que la nature de cette île grecque battue par la mer Egée.... une belle aventure dans cette Grèce contemporaine qui lutte pour survivre !
Ça se lit vite, sans trop réfléchir. C'est rempli de bons sentiments mais ce n'est pas très convaincant. Au moins, c'est très bien écrit et les descriptions des paysages sont magnifiques et parfois magiques. Pour le reste, j'ai eu du mal à être touchée par les personnages sauf Eliot, au début de son deuil. Après, c'est juste une gentille guimauve, comme beaucoup de ces livres "Feel Good". Ç'aurait pu être tellement plus. Un peu dommage.
Je n'ai pas accroché plus que ça. Le seul élément que j'ai réellement apprécié est l'évolution du personnage de Yannis. L'autisme est souvent décrit comme une condition statique dans la fiction, ce qui est rarement le cas dans la vraie vie. En tant que personne autiste, j'étais contente de voir un changement chez Yannis, même s'il reste quand même assez proche de la vision stéréotypée de l'autiste, à la fois génie et incapable de fonctionner de manière socialement acceptable en société.
Un récit très agréable, qui traite de la crise économique grecque, mais aussi de l'attache du peuple à la culture et son patrimoine. Les chapitres sont assez courts et s'enchaînent facilement, rendant la lecture facile et très peu fatiguante. Les intrigues sont intéressantes et toutes liées entre elles, et bien équilibrées.
Βαθειά ανθρώπινο, συγκινητικό. Η ιστορία ενός παιδιού με Διαταραχή Αυτιστικού Φάσματος σε ένα χωριό, η διαφθορά της χώρας μας, ο Έλιοτ που μετά το χαμό της κόρης του προσπαθεί να βελτιώσει τον κόσμο. Ένα μικρό διαμάντι!
Une histoire sympa, facile à lire. Je rentre de vacances d’une île Grecque donc ça m’a parlé. J’étais un peu ennuyée par l’histoire un peu prévisible autour de l’hôtel / l’école, j’aurais beaucoup préféré me rapprocher de l’histoire de Maraki et Yannis, mais c’est personnel.
A real feel good book. Yes perhaps a little unrealistic but we all need a little more whimsy in our lives these days. Loved the 3 main characters and their individual stories.
A poignant story of mixing cultures and weathering grief. A tender look through the challenges and gifts of nurturing a child who is growing up autistic. Beautifully written.
I loved how the relations between characters were portrayed, beautifully intertwined. The description of the landscapes makes you feel like you are on that Greek island too.