♥♥♥ / 5
Bon, la révélation de fin de ce tome me permet de me tourner tranquillement vers le tome suivant mais cette lecture a été au finale bien moins bonne que pour le tome 1. Cette fois ci, nous avons deux points de vue, celui d'Elvira mais aussi ponctuellement celui de Belinda. Dans ce tome, seuls Jericho et Shinta ne me sont pas sortis par les yeux. Mais ils ont plus eu des rôles explicatifs que concrets ce coup ci.
Elvira est réellement détestable. On pourrait lui donner les circonstances atténuantes entre son âge et son passif traumatisant (son père, Jericho) mais j'ai eu l'impression que l'auteur en faisait trop. On est toujours dans une parodie du genre, mais ce coup ci il m'a paru y avoir une nécessité d'enchaîner les vannes, les tentatives de bon mots, en espérant que certains fassent mouche dans le lot plutôt que d'envisager la qualité pour viser la cible à chaque salve.
C'était gras, c'était limite, limite et surtout peu mémorable. Je salue quand même quelques répliques bien grinçantes, notamment sur le militantisme écologique à travers les pétitions Facebook.
Quant à Belinda, je ne sais pas quoi en penser. D'un côté, elle pense comme une fille d'une naïveté confondante, proche de la niaiserie. Et d'un autre côté, elle arrive à résoudre une énigme sans que personne ne le voit venir. Ça va que c'est Pâques pour digérer le lapin sorti du chapeau.
En résumé cette saison n'a rien à voir avec le premier, on perd de vue les implications de celui ci. Les personnages sont quasiment tous deux fois plus exécrables. Le côté irrévérencieux est parfois un peu trop en roue libre. Et l'intrigue principale a été résolue trop facilement. Mais on a une révélation intéressante dans le dernier paragraphe. Donc rendez-vous pour la saison 3.
NB : Les dessins de Diane Özdamar sont toujours une sacrée plus-value !