En 1870, un jeune conscrit raconte le quotidien des soldats français en guerre contre la Prusse : la douleur et les larmes, les poux, la crasse et la mort... M. Folantin, petit employé dans un ministère, mène une vie médiocre. Seule la quête d'un restaurant correct pour dîner met un peu d'espoir dans la monotonie de ses journées. Deux univers très différents pour découvrir quelques facettes du talent naturaliste de Huysmans, l'auteur d'A rebours.
Charles Marie Georges Huysmans was a French novelist who published his works as Joris-Karl Huysmans. AKA: J.-K. Huysmans.
He is most famous for the novel À rebours (Against Nature). His style is remarkable for its idiosyncratic use of the French language, wide-ranging vocabulary, wealth of detailed and sensuous description, and biting, satirical wit.
The novels are also noteworthy for their encyclopedic documentation, ranging from the catalogue of decadent Latin authors in À rebours to the discussion of the symbiology of Christian architecture in La cathédrale. Huysmans' work expresses a disgust with modern life and a deep pessimism, which led the author first to the philosophy of Arthur Schopenhauer then to the teachings of the Catholic Church.
Huysmans écrivit ces deux nouvelles alors qu'il était encore pleinement plongé dans sa période naturaliste. Il était encore l'élève et suiveur de Zola. Cela se sent. Cependant, contrairement à son maître, l'élève révèle une écriture bien différente : la phase est somme toute assez rapide, perlée, émaillée. Elle ne s'acharne pas en de trop longue et précise description des lieux ou des gens : il lui suffit bien plus de brosser une toile rapide mais net de la situation. Il le fait par des ambiances colorées et odorantes sans exubérance de détails factices. La réalité peut bien s'en passer pour conserver son essence.
La première nouvelle, Sac au dos, narre la retraite pathétique de l'armée française après la chute du petit Napoléon. A peine arrivé au front, qu'un soldat se voit déjà frappé de dysenterie. L'intendance fit probablement plus de victimes dans ses rangs que l'ennemis. Il se voit donc jeté à l'hôpital ou ce qui devait être considéré comme un hôpital de guerre. Il y rencontre un gros homme, également réticent au combat, qui deviendra son compagnon d'infortune et d'aventure. Ces hommes seront soignés - si l'on peut appelé ainsi le travail de leurs docteurs - par des médecins aux compétences parfois plus que relatives, seront baladés d'une ville à l'autre, dans des conditions souvent détestables, à peine nourris. Ce sera d'ailleurs là la seule finalité occupation de leur convalescence : trouver un bon repas pouvant palier aux horreurs de l'intendance.
C'est d'ailleurs dans texte que l'on trouve pour la première fois le thème si présent dans l'oeuvre de Huysmans qu'est la nourriture. Il sera réutilisé, à la manière d'une idée maîtresse, dans la seconde nouvelle du recueil : A vau l'eau. Dans ce texte, un petit fonctionnaire, désespérant de la monotonie et tristesse de sa vie, décide de se consacrer entièrement à la recherche d'un bon repas. Il doit être dans la quarantaine, sans femme et sans sou, mais disposant de temps à consacrer à ses augustes occupations. C'était encore l'époque où l'administration était "ce lieu où les gens qui arrivent tard croisent les gens qui s'en vont tôt" (Courteline). C'est ainsi que pour contrer la solitude et le désespoir de son existence, il va se mettre à la recherche d'un repas décent. Mais qu'elle difficulté. Il essaiera les petites gargotes dans son quartiers, il poussera l'expérience au dehors de son square, même par delà de la Seine. Aucune expérience ne sera convaincante. Enfin, il trouvera une pâtissière qui livre les repas à domicile. La première fois, le repas sera délicieux, la deuxième moins, la troisième encore moins. Et rapidement, il en viendra à ne plus parvenir à la manger tant il sera peu gouteux. C'est sur un constat terrible que le livre se termine : "le plus simple est de rentrer à la vieille gargote, de retourner demain à l'affreux bercail. Allons, décidément, le mieux n'existe pas pour les gens sans le sou ; seul le pire arrive". Quel pessimisme. Ce n'est pas par manque d'envie qu'il en revient à ce choix. C'est parce que rien n'est en son pouvoir en ce bas monde. Une phrase citée de mémoire résume la morale de ce conte des temps modernes : la vie est comme une horloge dont l'aiguille balance entre le malheur et la douleur.
"Sac au dos" est devenue "classique" en ce qu'elle propose un traitement du sujet de la guerre qui a fait tache d'huile dans la littérature. "À vau-l'eau", elle, est un délice littéraire où se trouvent les prémices d'"À rebours" et, avec cela, du décadentisme. Ce livre est un agréable alliage d'une nouvelle naturaliste et une nouvelle décadentiste.
Όμορφο βιβλιο. Δύο νουβέλες διαμαντάκια! Οι περιγραφές είναι τόσο ζωντανές που το βιβλιο δεν το διαβάζεις, αλλά το βλέπεις. Δύο νουβέλες με χιούμορ γραμμένες πάρα τις δύσκολες στιγμές τψν πρωταγωνιστων. Κατά τη γνώμη μου, το συμπέρασμα είναι ένα: "Αν δεν πιάσεις πάτο, δεν εκτιμάς ποτέ τη ρουτίνα και τα απλά καθημερινά πράγματα της ζωής". Αξίζει να διαβαστεί, αυτός ο ξεχασμένος συγγραφέας.