La Pangée – « toutes les terres » – est ce supercontinent qui aurait existé il y a de cela des millions d’années. La poésie d’Isabelle Gaudet-Labine, inspirée par la géologie et l’évolution des espèces, va de la fragmentation vers l’unité, ouvre un dialogue qui constate la défaite du langage et de l’identité, le morcellement de l’être, la perte de repères. « Les mots tombent comme des os », alors que l’être cherche à se tenir debout. Naissent alors des « failles transformantes », ont lieu les ruptures qui devaient se produire, se vit une « dérive inversée » : « la tête dégage la voix », les continents se rapprochent, donnant forme à une Pangée intérieure. Sous nos yeux, un territoire poétique se réclame du « désordre » et des « détours », car ils sont la condition de la découverte et ils confèrent à la pensée et à la parole force et singularité.
Née à Montréal en 1978, Isabelle Gaudet-Labine est l’auteure de quatre livres de poésie soit Pangée,La Peuplade (2014); Mue, La Peuplade (2011); Entre l’acier et la chair, Le Noroît (2009) et Des ombres en formes d’oiseaux, Le Noroît (2005). En revues, ses poèmes on été publiés dans Estuaire,Moebius, Exit et l’Oiseau-Tigre. Elle a participé à de nombreuses lectures, a tenu un blogue, et a aussi piloté un no. de Moebius sur le thème des Arts Martiaux. Elle est membre du CA de la Maison de la poésie et travaille pour Compétence Culture comme coordonnatrice à la formation continue.
J’ai adoré. Les images utilisées par la poétesse étaient très originales. Premier coup de cœur de l'année!
''Les asticots fouillaient la volaille galerie plein soleil. Dans les épis je camouflais les œufs azur des merles.
J'étais une enfant de race humaine quand les dinosaures ont criés : 'voici tes millions d'années erre fouille tremble trouve une façon de connaître et d'aimer.'
J'étais une enfant en chien de fusil un rien d'aérien dans la poitrine
Pour un premier recueil de poésie à vie, j'ai beaucoup aimé :) Je n'ai pas tout compris (même s'il paraît que même les vrais poètes ne comprennent jamais entièrement la poésie), mais certains passages évoquaient beaucoup de choses pour aussi peu de mots.