Heraldo de la nueva sociedad surgida de las cenizas del antiguo régimen, amante de la libertad y enemigo de Napoleón, brillante estilista, Benjamin Constant deja en este diario asombrosa noticia de su intimidad. Escrito principalmente en su exilio alemán, donde alterna con Goethe en los salones de Weimar y busca en vano sosiego para un trabajo filosófico interminable, Constant muestra aquí la profundidad de su inteligencia y la agitación de sus pasiones. Implacable, dirá de sí mismo: “Si supiese lo que quiero, sabría mejor lo que hago”. Indecisión que marca, sobre todo, los últimos años de su relación con la legendaria Madame de Staël, amor de su vida a la que deja de amar, en un doloroso proceso aquí anotado obsesivamente y del que dejará constancia novelada en Adolphe, singular joya de la prosa europea. Pero este iluminador cuaderno es, sobre todo, testimonio del venidero destino del hombre moderno: una inteligencia en movimiento, inquieta, insatisfecha, que busca una pausa que nunca llega. Nadie, en fin, mejor que Constant para anticiparnos.
Henri-Benjamin Constant de Rebecque was a Swiss-born, nobleman, thinker, writer and French politician.
Constant was born in Lausanne, Switzerland, to descendants of noble Huguenots who fled France during the Huguenot wars in the early 16th century to settle in Lausanne. He was educated by private tutors and at the University of Erlangen, Bavaria, and the University of Edinburgh, Scotland. In the course of his life, he spent many years in France, Switzerland, Germany, and Great Britain.
He was intimate with Anne Louise Germaine de Staël and their intellectual collaboration made them one of the most important intellectual pairs of their time. He was a fervent liberal, fought against the Restauration and was active in French politics as a publicist and politician during the latter half of the French Revolution and between 1815 and 1830. During part of this latter period, he sat in the Chamber of Deputies, the lower legislative house of the Restoration-era government. He was one of its most eloquent orators and a leader of the parliamentary block first known as the Independants and then as "liberals."
Hormis quelques considérations intéressantes ("On ne comprend rien à la France quand on n'y est pas") ou célèbres ("Si elle savait se gouverner elle-même, elle gouvernerait le monde !"), ce journal est écrit d'une manière assez médiocre. Il faut dire que le but de Constant n'était pas sa publication, c'est vraiment un Journal écrit pour lui-même, pour se donner une ligne de conduite. Le style aurait pu lui être pardonné, si le contenu n'avait pas été si exécrable.
Deux étoiles, je lui donne, car il m'a fait rire plusieurs fois.
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P. 31 : " Les Français ne pensent qu'à faire de l'effet. La vérité, la vraisemblance, l'utilité, l'honnêteté, rien ne leur paraît aussi important que de faire de l'effet. En conséquence, si on leur permet de tout essayer pour arriver à ce but, ils se jettent infailliblement dans leur extravagance et leur mauvais goût. Les règles sont une barrière contre la vanité du spectateur qui ne veut pas qu'on hasarde trop parce qu'on a l'air de trop compter sur son indulgence ".