La romancière à succès Alice Livingston est morte. Elle laisse derrière elle des lecteurs éplorés, un manuscrit inédit, un fils qui cherche à refaire sa vie le plus loin possible de son père, et son mari Antoine, incapable de pleurer sa mort et qui n’a jamais apprécié son œuvre. Pourtant, le roman posthume de sa femme va le bouleverser et le contraindre à faire face à ses souvenirs. Et inévitablement à ses démons enfouis. Car la fiction parfois tisse entre les lignes une toile vengeresse. Variation d’une franchise radicale autour de la manipulation des êtres et de la fragilité des idéaux, L’impureté déploie tout l’arsenal de l’auteur de L’orangeraie et du Christ obèse.
Larry Tremblay is a writer, director, actor and specialist in Kathakali, an elaborate dance theatre form which he has studied on numerous trips to India. He has published more than twenty books as a playwright, poet, novelist and essayist, and he is one of Quebec’s most-produced and translated playwrights (his plays have been translated into twelve languages).
Fantastique roman, à la structure parfaitement maitrisée par un grand dramaturge ! Un roman que vous vous devez de relire pour bien saisir toutes les nuances. Un future classique de notre littérature d'ici.
J'aime l'écriture de Larry Tremblay. On se fait vite aspirer dans l'univers et avec les divers personnages. Je me suis fait avoir entre la réalité et le livre pour ce roman. L'histoire d'Alice selon la vision de la réalité ou de son livre est très similaire, mais très différente. Comme pour l'orangeraie, le sujet n'est pas pour tous, mais pas pour les mêmes raisons. Très intéressant comme roman et qui se lit très rapidement. Ça me donne envie d'en lire plus de Larry Tremblay.
Heureuse de retrouver la plume de celui qui m'avait tant enchantée dans "L'orangeraie", Larry Tremblay nous propose quelque chose de totalement différent.
Alice Livingstone, auteur à succès décède tragiquement le 23 décembre 1998. Elle a 44 ans et laisse Antoine, son mari mais aussi le manuscrit de son tout dernier roman à paraître "Le coeur pur".
Antoine va avec la lecture du manuscrit se replonger dans ses jeunes années, il va revivre sa jeunesse, sa rencontre avec Alice, son ami de collège Félix Maltais au destin particulier.
Je ne vous dirai pas grand chose de plus si ce n'est que l'auteur nous emmène ici à réfléchir aux relations de couple, à la pureté des sentiments.
Antoine est prof de philo et il ne croit pas que la pureté des sentiments existe, il est cynique, machiavélique, il veut démontrer à tout prix que l'amour pur n'existe pas. Larry Tremblay analyse avec nous le tréfonds de l'âme humaine, la cruauté de l'être.
C'est un roman dans le roman qu'il nous propose. La mécanique de ce récit est bien huilée, c'est savamment construit. La structure de ce court roman est un véritable piège qui se referme sur le lecteur. Quelle claque ! Bravo Monsieur Tremblay vous m'avez bien embarquée.
C'est vraiment très beau, cela se lit d'une traite. Il y a de belles références littéraires. Découvrez-le vous ne serez pas déçu.
Ma note : 9/10
Les jolies phrases
C'est comme pour la musique. Est-ce qu'on doit expliquer, est-ce qu'on doit comprendre la musique ? Non. La musique, c'est ce qui ressemble le plus au coeur de Tchich Quang Duc. Quelque chose qui agit dans tout l'univers sans qu'on puisse l'expliquer ou le comprendre, tu saisis ?
Un personnage de roman ne possédera jamais la densité de n'importe quel être vivant. La vie, c'est le mystère à l'état pur. On ne peut pas aller plus loin. Le reste, vous comprenez, c'est un peu comme de la poussière soulevée par le vent.
Moi, si j'ai un enfant , je serai son nid et aussi le ciel où il déploiera ses ailes.
L'éternité a toujours existé. C'est le temps qui est venu après. Le temps, ça ne dure pas. Le temps, c'est l'enfant de l'éternité.
Je te parle de la pureté du coeur. Une force qu'on ne peut pas expliquer, qui se trouve en chacun de nous mais que très peu d'entre nous utilisent. Un amour détaché de tout désir : c'est ça, pour moi, la pureté du coeur.
L'homme n'est ni le début ni la fin de toutes choses. L'homme est apparu, va disparaître, l'univers ne va pas pour autant cesser d'exister. Quelque chose est supérieur à l'homme, ne serait-ce que la lumière dont la vitesse ne peut être dépassée.
Les mots ne sont jamais innocents. Ils cachent des intentions secrètes qui orientent l'attention du lecteur, suscitent en lui des images, éveillent des désirs, engendrent des besoins.
La question est : qu'est-ce que l'être humain quand il perd son humanité, quand il détruit ce qu'il aime le plus au monde, quand il ne sait pas pourquoi il le fait ?
(3.5/5) Lecture rapide. Peut-être trop rapide. La conclusion m'a amené à me demander si j'avais été inattentif durant ma lecture. Livre que j’ai bien aimé. Larry Tremblay est un écrivain très habile. À ceux qui s’apprêtent à lire L’impureté, je suggère de ne pas précipiter la lecture, de bien digérer l’intrigue.
J'ai trouvé ce livre magnifique. Au départ je trouvais les réflexions sur l'amour pur assez lourdes et inintéressantes mais le livre prend vite une tournure accrochante. Plus proche de L'orangeraie que de Le christ obèse, j'aime l'écriture de Larry Tremblay et sa façon d'apporter l'histoire et ses péripéties. Une lecture que j'ai envi de recommander à mes proches.
La plume de Larry Tremblay est excellente et intelligente. C’était un récit coup de poing comme je m’y attendais. C’est court mais tellement bien construit et on embarque dans l’histoire dès les premières pages. La double mise en abîme est maniée avec génie. J’ai le goût de lire les autres romans de cet auteur.
Je ne fais pas partie de ces milliers de personnes qui ont lu L’orangeraie et qui ont adoré. C’est pas que je n’ai pas aimé, je n’ai tout simplement pas eu la chance de m’y plonger. Toutefois, je me suis fait un plaisir en lisant le tout dernier roman de l’auteur, L’impureté. J’ai lu du Larry Tremblay au cégep, je me souviens de The dragonfly of Chicoutimi et surtout d’en avoir eu un peu peur par son bilinguisme et par la manie de mon enseignante de nous faire lire à voir haute en classe (#élèvediscrète)
J’ai tellement entendu de bien de Larry Tremblay dans les dernières années que j’ai eu envie de lui donner une deuxième chance. Dans L’impureté, on y questionne beaucoup la notion de vérité, de bien et de mal. Rien de nouveau, me direz-vous. Toutefois, il y a dans l’écriture de Larry, dans la construction de ses personnages, un vrai travail de mise en abîme qui fait en sorte que j’ai bien de la difficulté à écrire ces lignes.
L’impureté, c’est l’histoire d’Antoine, un professeur de philosophie qui est marié à Alice Livingston, décédée subitement. Alice était une grande auteure et elle laisse derrière elle son plus dernier roman « Un coeur pur ». Antoine lève facilement le nez sur l’oeuvre de sa femme qu’il considère superficielle et facile. Il en sera le premier surpris.
Dans ce roman bouleversant laissé par Alice, Antoine fera face à ses souvenirs de jeunesse. On y rencontre les mêmes personnages et les mêmes situations que dans la vraie vie d’Antoine. Les événements se relient, se croisent, se ressemblent et nous mélangent. Ce procédé narratif vient un peu alourdir la lecture.
Très existentialiste dans sa vision des choses, on y suit les mésaventures d’Antoine lorsqu’il était plus jeune et accompagné d’Alice et de son ami Félix. Antoine expérimente et manipule ses proches pour des croyances philosophiques. Il teste des concepts tels que la pureté du coeur. Sartre prendra aussi une place importante dans son émancipation tout comme dans sa relation avec Alice qui sera inspirée de celle entre Sartre et De Beauvoir.
Alice et Antoine auront donc un fils, prénommé Jonathan, qui jouera un rôle déterminant dans le coeur du roman, mais qui est, à mon sens, très peu exploité. L’impureté pose des questions essentielles à la philosophie, telle que est-ce que la pureté existe? L’homme est-il pur, le coeur peut-il être pur? Des questions qui ne datent pas d’hier.
Or, le roman est coincé dans un flou narratif où deux histoires s’imbriquent l’une dans l’autre. Parfois difficile à comprendre et à nuancer, L’impureté n’a pas été pour moi ce gros coup de coeur que j’attendais. J’arrive cependant à dénoter un réel talent d’écriture chez Tremblay et un excellent sens de la narration. Il n’y a pas un mot de trop dans ce court roman. Au contraire, j’aurais bien aimé davantage de pages sur Alice Livingston et sur Jonathan.
L’impureté du coeur existe, Tremblay nous le reconfirme.
L'idée générale du livre est très bonne, par contre j'ai l'impression qu'il faut lire ce livre deux fois pour en apprécier toutes les subtilités.
La construction est intéressante mais j'ai eu de la difficulté à saisir ce que l'auteur veut raconter. C'est peut-être ce qui fait que j'ai eu de la difficulté à embarquer dans l'histoire. Il est facile de se méprendre entre les deux récits qui se chevauchent, se ressemblent beaucoup et qui concernent les mêmes personnages ( l'un fictif et l'autre réel).
Peut-être que je donnerai une deuxième chance à ce livre compte tenu de la rapidité à laquelle il se lit.
J'ai lu ce livre d'une traite. Quelques passages m'ont dérangé, des tics d'écriture sans doute, rien de bien grave. Le récit est intéressant, l'idée est bonne, mais j'en sors mitigée. J'ai hâte d'en parler avec quelqu'un qui l'a lu aussi.
(J'étais mitigée également après la lecture de L'Orangeraie. Peut-être que le problème, c'est moi ?)
Nope. Not for me. Unreliable narration. Thoroughly unlikeable (main) character. Mostly though I’m just never invested in the story. Nothing makes me care. The only reason I finished reading it was because it was so short.
I think this really needs to be a play… the strength of the casting could make this something interesting… but it really needs that personal investment and engagement, which I never found reading the book (and I did read a real book, not a digital book… which I know has an impact on how I relate to the material).
The publisher refers to a ‘gripping, asphyxiating conclusion’... Once, again, I don’t think we’ve read the same book.
C’est la première fois que je lisais Larry Tremblay. Je ne savais pas à quoi m’attendre. En relisant les critiques je me dis que je devrai sûrement relire l’impureté pour en comprendre toutes les subtilités. J’ai eu de la difficulté à entrer dans l’histoire, je l’ai trouvé complexe mais la seconde moitié m’a happée. L’histoire est bouclée à la toute fin. Quel être pervers que ce Antoine!
Un livre que j’ai probablement lu trop vite pour en capter toutes les nuances et les subtilités. Je me suis même demandée si je n’avais pas manqué quelques bouts, la fin me questionne. J’ai eu parfois l’impression que l’histoire ne se tenait plus, qu’elle était décousue. Je ne me suis malheureusement pas attachée aux personnages. Enfin, je suis restée sur ma faim.
Roman intéressant qui joue avec la forme grâce à l’utilisation de la mise en abyme tout au long du récit et où la fin est plutôt surprenante. Toutefois, on se s’attache pas vraiment aux personnages et donc, même si on comprend la visée artistique de l’œuvre, il est difficile d’être happée par celle-ci.
J'ai lu ce livre rapidement, ça se lit très bien. Cela dit, je l'ai beaucoup moins aimé que l'Orangeraie. Le livre dans le livre dans le livre, ça devient un peu trop. Les personnages sont caricaturaux. Les opinions sont tranchées, on s'attache peu aux personnages.
Je l’ai trouvé bon dès la 1ere page. Complètement intriguée, j’ai pas vu la fin venir. Je dois réellement relire au moins une autre fois pour saisir toutes les subtilités. À lire avec vos élèves de 4e ou 5e secondaire, les profs!!
3.5⭐️ J’ai lu ce livre dans le cadre d’un club de lecture. Ce n’est pas dans mon style de livre habituel, mais j’ai bien apprécié ma lecture. C’est un livre qui demande de l’ouverture d’esprit et de la concentration pour bien apprécier sa complexité.
J’ai envie de dire que ce roman se lit lentement, mais sûrement. La relation entre les personnages est intrigante. Voulant en savoir plus, on continue de lire.
Et puis la fin frappe, sournoisement. Jamais je ne me serais attendue à ça.
Plus un 3.75/5 je dirais. Premièrement, j’ai eu quelques difficultés à lire ce roman, surtout du fait que je n’aimais vraiment pas Antoine, le personnage principal. Je plains sa femme/blonde, Alice. Je ne sais pas comment elle faisait pour le supporter. L’histoire débute et Alice est morte dans un malheureux accident de voiture et Antoine est interviewé par une journaliste qui veut faire un article sur Alice, qui était une écrivaine renommée. Antoine n’a pas du tout l’air de pleurer la mort de sa femme. Il ne ressent rien et se fou pas mal de tout. C’est un personnage très arrogant et méchant, spécialement envers les gens qu’il aime. - - - - - -
- - SPOILERS - - - - - - - - Si vous n’avez pas lu le livre, n’allez pas plus loin. - - - - - - Je ne comprends vraiment pas la fin. Finalement, Alice est-elle morte? Jonathan s’est suicidé? Elle allait quitter Antoine? (Bravo pour l’effort!) je ne comprends pas du tout ce qui s’est passé. Le « roman » qu’Alice a écrit, reflétant sa vie et celle d’Antoine et de Félix, était magnifique et j’ai adoré la fin, où le coeur de Félix est réellement pur au point de ne pas mourir sous les braises. Mais je ne comprends pas le dernier chapitre. Alice est morte ou pas? A-t-elle simulé sa mort? Mais Jonathan? Dans la « vraie vie », il n’est pas mort, il ne s’est pas suicidé, il est « vieux » et a un copain et a des rencontres avec son père... et l’histoire d’abus m’a beaucoup ébranlée, surtout que tout reste flou, on ne sait pas vraiment ce qui est arrivé à Jonathan. Et la fin, où Antoine fait une crise cardiaque? Il meurt ? Il ne meurt pas? C’est complexe tout ça. J’espère que je vais trouver quelqu’un qui va pouvoir m’expliquer toute cette histoire.
Pas aussi hypnotisant que le très excellent Christ obèse, pas aussi « weird » que Le mangeur de bicyclette, bien meilleur, selon moi, que L'orangeraie, L'impureté, c'est, d'abord, la narration, la mise en abîme, brillamment maîtrisée, ici, ensuite, l'univers étrange, métaphorique, voire métaphysique et, enfin, les personnages, naïfs, manipulés, manipulateurs. Et, bien entendu, à la fin de tout ça, c'est comme si l'histoire vous habitait, comme si certains détails vous hantaient. Bref, c'est de l'excellent Larry Tremblay!
La moitié du roman est excellente, mais la fin me laisse perplexe. Je n'ai peut être pas compris toutes les nuances de l'histoire... Définitivement à relire pour voir si mon opinion resterait la même après une deuxième lecture!