Après avoir mis le feu à son appartement, un professeur de littérature ivre et tourmenté débarque chez l’un de ses étudiants au beau milieu de la nuit. Obsédé par la souillure et la pureté, il lui parle de génocide, du massacre des vaches folles et de celui de la pensée. Dans ce récit en forme de monologue, le silence pesant de l’étudiant en dit autant, sinon davantage que le flot de paroles du professeur. À travers La hache, Larry Tremblay s’interroge, dans une langue forte et évocatrice, sur la disparition de l’esprit critique aux dépens de la bêtise. Un texte comme une gifle au visage des endormis, une réflexion nécessaire sur le pouvoir des mots. La hache est suivi de Résister à la littéréalité, écrit à la même époque et qui en reprend certains thèmes.
Larry Tremblay is a writer, director, actor and specialist in Kathakali, an elaborate dance theatre form which he has studied on numerous trips to India. He has published more than twenty books as a playwright, poet, novelist and essayist, and he is one of Quebec’s most-produced and translated playwrights (his plays have been translated into twelve languages).
C'est assez dense! Je crois que je vais devoir le lire à nouveau pour réellement l'apprécier. Il y a des phrases tellement lucides sur notre époque...C'est d'une beauté acerbe et acérée, je dirais. Je suis un peu (pas mal) déprimée.
Pas exactement ce à quoi je m'attendais, mais tout de même captivant. On plonge dans un gros monologue d'une soixantaine de pages qui dérape, littéralement. Belle écriture et beaucoup de clins d'oeil à des oeuvres classiques de la littérature.
« Le ciel attend dans la chambre que quelqu'un s'impatiente. Personne ne le fait. La chambre est vide. Le ciel s'en va. La chambre demeure. N'y a-t-il que le vent dans la chambre? Non, répond le vent derrière la fenêtre, il y a une question celui qui l'a posée l'a oubliée Qui peut bien s'en occuper? Le ciel n'a pas voulu attendre Alors qui va répondre? Dans l'odeur bleue de l'absence, la chambre à présent se souvient. Ls poussière respire seule au milieu des heures dispersées. Mais qui peut se souvenir sans le coeur qui leur a donné la vie? Le vent, derrière la fenêtre, ne répond plus rien. » (page 20)
« Si vous étiez un livre, lequel seriez-vous? Justifiez votre choix » (page 25)
Littéréalité « Vous me racontez un rêve que vous avez fait. Vous êtes assis dans le métro. Vous relevez la tête et observez les gens autour de vous. (...) Tous les gens autour de vous, m'ave-vous écrit, lisent le même livre » « La littérature s'est transformée en spectacle. Le livre est devenu un produit dérivé de l'écrivain. » (page 42)
Un long monologue sans fin qui nous laisse un peu à court de souffle une fois terminé. De très jolies phrases, mais il faut creuser un peu pour trouver un sens à tout cela. De jolies phrases, mais un peu trop de verbiage, des mots pour des mots. Les phrases sont longues et semblent toutes emmêlées, ce qui rend le texte obscur, difficile à suivre parfois et un peu... prétentieux? Même si cette petite histoire contenait certains passages très beaux, j'ai tout de même fermé le livre sans trop comprendre.
J'ai trouvé la deuxième partie, le texte sur la litéréalité, bien plus intéressante. Les idées apportées étaient digne de réflexion et il y avait un peu moins de ce verbiage, de cette tendance de l'auteur à beurrer épais comme pour nous prouver à quel point il sait écrire, une écriture à la Proust si on veut... pas mon genre.
En gros, je conseille de lire le dernier texte, ou bien mieux encore, n'importe quel autre livre de cet auteur.
Les premières pages m’ont captivées, puis je me suis perdu dans le long monologue du personnage principal. Je ne sais pas trop quoi penser de ce livre… Je me dit qu’il faudrait que je le relise pour en saisir le propos.
Il y a des bribes de vérité critique dans cette longue mélopée désorganisée, mais e peine à en saisir le sens véritable. Je m’y suis essoufflée. Je ne crois pas relire.