Comment s'émanciper de cette servitude volontaire où consommation et capitalisme riment avec destruction des conditions de vie sur Terre ? Aller au supermarché en voiture, changer de iPhone tous les six mois, passer trois heures par jour devant un écran, cela fait pourtant partie du quotidien de la plupart de nos contemporains. Or, sans une véritable transition écologique, nous assisterons inévitablement à une série d'effondrements systémiques. Pour rompre avec l'imaginaire de domination rationnelle du monde hérité de la science et de la philosophie modernes, Pierre Madelin explore les possibilités révolutionnaires du présent en convoquant l'écologie politique libertaire. Si le capitalisme est l'ennemi à abattre, un changement de paradigme, qui concerne autant le climat, l'énergie, la démographie, la question animale que l'organisation politique des sociétés, est en marche. Avec une lucidité salutaire et par-delà toute pensée réactionnaire, Pierre Madelin nous invite à conserver le monde en tant que monde.
À l’heure du danger imminent qui menace l’humanité de graves bouleversements, voire de sa disparition totale, Pierre Madelin réfléchit à ce qui pourrait advenir suite à cet effondrement, ou plutôt à ce qu’il faudrait qu’il advienne pour éviter la catastrophe, si il est encore possible de le faire. Ni voie réformiste (l’État étant responsable de la dévastation de la planète), ni prise de pouvoir de l’État (aux vues des échecs sanglants que furent les révolutions « socialistes » du XXème siècle), ni changements par en bas avec la multiplication de territoires autogouvernés comme au Chiapas ou dans les ZAD (cet exemple souhaitable étant trop impuissant face à la rapacité et à la répression de l’État, ces espaces de liberté seraient vite écrasés), existe-t-il une 4ème voie ? L’auteur explore les possibilités révolutionnaires en explorant l’écologie politique libertaire et ses applications concrètes dans nos vies quotidiennes.
complètement déconcrissée de cette lecture. non seulement c'est sorti il y a 8 ans puis rien n'a changé depuis, mais surtout, les avenues qu'on y propose ne sont pas très prometteuses. no shit. Je suis au parc laf avec les larmes au yeux. Le monde va mal oui. Je ferai sûre de passer ce livre au plus de gens que je peux. Je pense que c'est la moindre chose que je puisse faire dans toute cette impuissante qui m'est enchaînée à la cheville comme un boulet. En fait, j'ai une petite partie de pouvoir. Je planterai mes propres légumes bientôt.