Paru en 2016, ce recueil de cinq brefs essais semble avoir été publié en réaction aux politiques d’austérité mise en place par le gouvernement Charest en 2010. En effet, on y réfère souvent et on ne se cache pas de vouloir proposer des alternatives. Outre diverses propositions de nature économique résolument à gauche qui se veulent avant tout des pistes de réflexion car les détails des moyens de financement n’y sont pas élaborés (et les auteurs ne s’en cachent pas, ils souhaitent avant tout provoquer le débat), la section du recueil intitulée « Territoire » m'a semblé la plus pertinente.
En effet, on y traite de l’occupation du territoire, de la marchandisation de celui-ci et de son occupation. L’occupation territoriale actuelle est d’abord basée sur la valeur marchande qu’on peut tirer de l’utilisation du sol, que ce soit en exploitant ses ressources ou en y construisant des bâtiments à vocation économique. L’impératif actuel quant à l’utilisation du territoire est donc de générer suffisamment de liquidités pour en assurer une exploitation pérenne, ce qui n’est pas toujours en accord avec les préoccupations des communautés.
Pour remédier à cela, les auteurs suggèrent la mise en place de « fiducies foncières communautaires », un concept intéressant de prise en charge de l’occupation territoriale par les communautés locales.
Bref, un pamphlet qui ressemble au Manifeste de Québec Solidaire, mais quand même quelques bonnes idées au passage.