On me demande : c’est qui ta mère, c’est qui ton père. Moi je n’en sais rien, j’ai Titi et c’est à peu près tout. Ensemble, on décore les châssis avec des branches d’arbres qui se fanent, tombent et deviennent des lambeaux mortuaires séchés qu’on ne balaie pas. Et certains soirs, je sens mon cœur qui se gonfle et qui essaie de me parler pour me dire bonjour, quelque chose de grave est arrivé et ça n’est pas fini. Olé.
Elle vit à l’écart du village, dans les bois, près de la rivière, avec sa sœur. Ou sa mère. Elle ne le sait pas très bien. Sa vie était simple mais rien n’est immuable. Son corps change, la vie autour aussi. Et il n’y a pas grand monde pour lui expliquer ce qui se passe.
Une histoire à l’ambiance sombre et décalée, portée par une narratrice au langage unique et coloré.
An unusual, but highly enjoyable story, narrated by the young protagonist—a nameless girl growing up in the wilds of rural Quebec. She lives with an intellectual disability, experiencing life through a very naïve, but thoroughly charming lens. She’s been raised by Titi, though she’s uncertain what their relationship is. Despite having some shockingly mature thoughts, she really is very childlike, and cannot be left alone to fend for herself. When we meet her, she’s just on the cusp between girl and woman. She’s curious about the unfamiliar thoughts and feelings she now must contend with and these are the basis of the story as it develops and follows some interesting paths.
It’s a thoroughly unique tale—perhaps unlike anything you’ve read before. You’ll find it impossible to read without smiling. There are some serious moments, though, when dreadful situations are implied. I can’t say more without revealing too much and I’d truly like you to read it for yourself. It’s an easy, very quick read at not much more than 100 pages, but it packs an awful lot into those few pages! It’s a uniquely French-Canadian story and one I’m so glad to have found and read. I’ll probably ruminate on it for a little while yet. It’s just wonderfully good, incredibly clever, and absolutely one-of-a-kind!
J'ai à peine lu 5 pages, mais le style m'a ravie et je sens déjà que je vais adorer ma lecture! Le ton me fait penser à "La petite fille qui aimait trop le allumettes" de Gaétan Soucy, une de mes lectures coup de coeur de tous les temps! J'ai trouvé la fin un peu abrupte, mais un dénouement clair n'aurait pas du tout convenu à la narration. En somme, j'ai vraiment apprécié le roman, malgré quelques lourdeurs dans le style.
J’ai trouvé difficile d’embarquer dans ma lecture, c’était d’ailleurs la deuxième fois que j’essayais de lire ce roman. Par contre, une fois le rythme intégré, la narration naïve et sensible de la jeune fille m’a fait sourire à plus d’une reprise. C’est une histoire délicate et touchante qui mérite qu’on prenne le temps de la découvrir.
Apprenant que Stephanie Boulay avait écrit un livre, je ne savais trop à quoi m'attendre. Mea Culpa : je me suis demandée si sa notoriété n'avait pas aidé à sa publication? S'il valait vraiment la peine que je m'y attarde? Ma lecture maintenant finie, je me fais penser à la narratrice du roman qui se moralise sans arrêt : "c'est pas vrai excusez-moi d'avoir dit pour ses graisses." Sauf que j'ai envie de dire : "Non je faisais pas pour mal faire, elle est bonne elle est fine, a l'écrit bien et une chance qu'elle l'a fait."
Oui, une chance, finalement! Elle nous construit un univers tout sensible dans son étrangeté. Le progratoniste - la narratrice sans nom et sans âge - et sa souffrance tellement bien imagée m'as atteinte et c'est ça, le tour de force de Stéphanie Boulay dans À l'abri des hommes et des choses : c'est le langage éclaté puis manipulé comme une vraie pâte à modeler qui, lui plus que le récit, nous atteint et nous provoque. Aussi, l'auteure possède un vocabulaire régional qu'elle utilise à outrance pour colorer son récit et c'est ce qui permet, malgré le flou désiré, de lire un roman dont les lieux sont ancrés et vivants. C'est sur, les comparaisons se font d'emblée : Bérénice, de L'avalée des avalés, La petite fille qui aimait trop les allumettes de Soucy. Mais sincèrement, je les ai oubliés au fil du roman. À l'abri des hommes et des choses est une oeuvre en soi qui n'est pas que la pâle copie de...
J'ai fermé le roman et j'ai trouvé cela beau. J'ai trouvé qu'elle avait clot son roman de façon parfaitement et imparfaitement floue. Pour moi, ce n'est pas le roman d'une vie. Le récit n'est pas nouveau, ne m'as pas surprise, choquée, ou appris quelque chose, mais c'est un premier roman somme toute bien réussi, dont le travail d'écriture est à reconnaître. J'aurais aimé un propos mieux porté et soutenu. Je serai néanmoins très heureuse voir où cette nouvelle voix littéraire nous mènera. À suivre!
Je n'ai pas embarqué. Je trouvais le temps long. Les tournures de phrases imagées, mais un peu «parlées en bébé» me dérangeaient. Je ne me suis pas attachée aux personnages. Tout était trop flou, avec trop de non-dits. Mais, c'est dans ma personnalité, j'aime les choses claires, nettes et précises!
C'est une histoire triste mais étrangement lumineuse, celle d'une adolescente issue d'un milieu isolé et difficile, dont le petit monde s'agrandit peu à peu et s'ouvre au fur et à mesure qu'elle quitte l'enfance pour découvrir la vie, l'amour et autres réalités potentiellement douloureuses.
Dès le début de ma lecture, je suis tombée sous le charme de la narratrice, à la fois pleine de candeur et de sagesse, et de son langage inventif, qui prend forme grâce à la plume délicate et sensible de l'autrice.
Cependant, sans que je puisse trop l'expliquer, j'ai terminé la lecture de ce petit roman avec le sentiment qu'il y manquait quelque chose. Je suis un peu restée sur ma faim, comme si tout le potentiel émotionnel de l'histoire et des personnages n'avait pas entièrement été exploité.
J'ai tout de même apprécié le mélange inattendu de lourdeur et de légèreté, de douceur et dureté. C'est un récit initiatique porté par une voix unique, qui vaut vraiment le détour!
Ce qui ressort de ce roman est l'écriture unique de l'auteure. Les figues de style se fond aller pour raconter. L'histoire ne nous amène pas bien loin. La réflection quant à celle-ci se fait par la suite, à la fin de notre lecture. Tout de même intéressant, d'une beauté simple et compliquée.
Une relecture après plus de 5 ans, m’a fait voir le livre sous un autre jour et m’a fait grandement l’apprécié. C’est un roman réconfort comme si on était dans une cabane dans un bois isolé de tout. Ce fut un réel bonheur. ❤️
J’ai beaucoup apprécié le non-dit dans ce livre. J’adore le style d’écriture qui m’a captivé dès la première page. J’avais envie de discuter avec l’autrice après la dernière page. J’en voulais plus.
L’univers qui entoure la narratrice est intéressant. La façon dont on suit sa pensée, aussi. J’ai l’impression que c’est la trame narrative qui m’a eu peu moins accrochée.
On entre dans un univers aussi dur que la langue est inventive et belle. La narratrice est une ado qui vit avec sa mère/sa sœur Titi (ce n'est clair ni pour la narratrice ni pour le.la lecteur.trice au début du roman) dans un village éloigné. Elle se sait différente, marginale. On la suit dans son passage périlleux entre l'enfance et l'âge adulte et ses émotions puissantes, complexes qui lui échappent. L'auteure réussit à créer un univers cohérent, poétique autour de la naïveté et de la candeur de ce personnage mi-ado qui parle en images et en couleurs, pour qui la nature est son seul refuge. À suggérer aux lecteurs.trices qui apprécient une langue poétique.
J'ai essayé, ça n'a pas marché. J'aurais dû m'en douter compte tenu que je n'avais vraiment pas aimé la petite fille qui aimait trop les allumettes. Boooo. J'aimais le cover, l'ambiance... mais l'écriture non. :(
Je ne savais même pas que cette femme avait écrit un roman. Nous l'avons pigé dans le cadre du club de lecture et j'ai été tout de suite curieuse. Le roman vient de gagner un prix. L'auteure vient de sortir une publication sur un diagnostique de TSA qu'elle vient de recevoir... Bref, je le commence avec enthousiasme. Je l'ai lu moins vite que je croyais, car malgré de tout petits chapitres, c'est un peu lourd et ardu a lire. La personnage principale est différente si on peut le dire ainsi. Elle a sa propre vision des choses qui ne correspond malheureusement pas a celle des autres. Elle ne sera jamais autonome, malgré qu'elle soit capable de faire des choses par elle-même. Elle est très attachante. Je trouve que les personnages sont bien développés et qu'ils sont assez justes. C'est bien dosé. Ça n'a pas dû être facile d'écrire ce roman, car il aurait été facile de tomber dans le trop ou dans le trop peu. Ce n'est pas quétaine. Ça aurait pu être lourd lourd, mais malgré tout, ça reste léger grâce a la personnage principale qui nous fait sourire. En fait, l'écriture nous fait sourire. Je ne suis pas déçue de ma lecture. Voici quelques extraits pour que vous compreniez un peu ce que je veux dire.
J'habite quelque part ou, la nuit, j'entends les souris qui meurent.
Ce que je sais, c'est qu'elle est la depuis jusqu'au temps ou je ne m'en souviens plus.
Ça ne parait presque même pas comme on est tannées de nous deux.
Ça n'est pas facile d'être a l'intérieur de moi, et des fois je préférerais plutôt être a coté pour pouvoir me sauver en criant.
Elle s'est coupé tout ça pour rien car personne ne veut lui faire materner qui que ce soit d'autre ni même caresser son pelage.
Et j'en passe. Le roman en est rempli. Je l'ai tellement surligné. J'ai lu beaucoup de belles phrases a mon amoureux.
Ce roman est plutôt court. Je vous le recommande. Vous m'en donnerez des nouvelles.
Premier livre de Stéphanie Boulay que je lisais et je suis impressionnée! C’est l’histoire d’une jeune fille qui vit avec Titi, à l’écart du village. « dans les bois, près de la rivière, avec sa sœur. Ou sa mère. Elle ne le sait pas très bien. Sa vie était simple mais rien n’est immuable. Son corps change, la vie autour aussi. Et il n’y a pas grand monde pour lui expliquer ce qui se passe. Une histoire à l’ambiance sombre et décalée, portée par une narratrice au langage unique et coloré. » La narratrice est candide et naïve, mais prend conscience de la réalité qui l’entoure et grandit avec nous à travers notre lecture. J’aime beaucoup aussi comment l’autrice décrit les choses. Les humains et les lieux. Je vous le recommande
Je n'ai jamais rien lu de tel... La narratrice semble n'avoir ni nom, ni âge, elle vit "à l'abri des hommes et des choses" avec Titi, sa mère, sa soeur, sa tante, elle ne sait pas. C'est une enfant spéciale, à l'étroit dans sa carcasse et qui se pose mille et une questions sans qu'on lui donne beaucoup de réponses. L'écriture est envoutante et primitive, la grammaire est martyrisée dans des tournures de phrases emmêlées et des métaphores à la poésie brute et naïve. C'est noir, et décalé à la fois, on a envie de la prendre dans ses bras. J'ai vraiment été happée par cette narration si singulière, à la fois très travaillée mais naturelle, comme un phrasé qui existe bien. Une belle claque.
un peu dur de savoir ce que j'ai vraiment pensé de ce livre une très bonne amie me l'a offert et ça fait déjà beaucoup l'histoire m'a touché à pleins d'endroits, mais je crois que le style d'écriture naïf et enfantin m'a rendu la lecture difficile en fait je trouve ça super dur d'écrire la voix d'un enfant sans que ce soit un peu caricatural ou exagéré, j'ai grv compris le désir de l'autrice d'intégrer les images qu'un enfant peut se faire du monde dans lequel il évolue, de sa maison, de sa mère, de ses peurs, mais peut-être que c'était un peu trop pour moi histoire très touchante néanmoins pas très clair mais voilà
Ça m’a pris un certain temps à m’habituer au style d’écriture et aux formulations imagées, mais j’ai somme toute été touché par le récit et les personnages. L’histoire est à la fois troublante, triste et lumineuse; elle nous fait découvrir une nature et une communauté attachantes. Des réalités culturelles et sociales difficiles y sont présentées avec sincérité et délicatesse. Il est parfois difficile de garder le fil et de bien saisir où veut nous amener l’autrice, mais il vaut la peine de persévérer dans la lecture.
Je voulais vraiment l'aimer plus que ça. Mais j'ai trouvé difficile de le lire... Je pense qu'en somme, tout était trop flou pour ma compréhension; c'est assez décalé et imagé comme écriture (qui est forte en figures de styles) mais en même temps ça a réduit mon appréciation 🥺. On comprend très vite que la narratrice est particulière mais ça avance trèèès lentement et je sens qu'à la toute fin de cette lecture, ben... il n'y avait pas vraiment d'évolution. Faque voilà.
Lecture peu fluide et difficile à lire à cause des tournures de phrases et syntaxes propres à la protagoniste qui a (on le devine) une déficience intellectuel. L'histoire est remplie de non-dits et peu d'actions, on doit deviner ce qui se passe d'après les descriptions vagues et subjectives du personnage principal. Un livre assez court, que j'ai tout de même eu de la difficulté à lire jusqu'à la fin.
Une jeune déficiente intellectuelle raconte son quotidien avec Titi, la femme qui prend soin d’elle avec un langage à la fois naïf et poétique. J’ai fini par me lasser un peu de ce livre, surtout dans la 2e moitié, je ne saurais dire précisément pourquoi. Et la fin m’a laissée un peu sur ma fin, peut-être parce que j’aurais préféré savoir plus ce qu’il advient des personnages.
Je n'ai malheureusement pas réussit à terminer ce livre, pourtant l'histoire et les personnages me faisaient envie. J'avoue avoir été d'abord surprise par la narration puis je n'ai pas réussit à rentrer dans le récit, je me sentais détacher... J'ai buté beaucoup sur les termes, les mots et les tournures de phrases qui ont fait que je suis sortie complet de ma lecture. Dommage...
Tellement d’amour pour cette femme aux milles et un talents en plus de sa grande générosité et sensibilité ♥️
C’est la première fois que je lis un livre avec ce type d’écriture que je ne sais d’ailleurs pas comment nommer… ça m’a plu, vraiment! C’est très différent. Tu entres dans une bulle, dans un monde.
Je pense que c’est le genre de livre qu’on doit lire d’une traite pour bien entrer dans l’histoire, mais ça n’a pas été mon cas (tsé la vie). Malheureusement cela a nuit à ma lecture.
Une superbe découverte! J’ai emprunté ce livre en me disant que je n’avais rien à perdre et je ne m’attendais pas à autant aimer ma lecture. Et que dire du style d’écriture poétique de l’auteure!