Clitandre est une tragédie de Pierre Corneille écrite en 1630. La pièce est dédiée au duc de Longueville qui aida les débuts du jeune Corneille, petit-fils de son bailli de Longueville. L’intrigue est d’une immense complexité. Pierre Corneille a écrit lui-même quelques remarques critiques sur son œuvre : « Pour la constitution elle est si désordonnée que vous avez de la peine à deviner qui sont les premiers acteurs. Rosidor et Caliste sont ceux qui paraissent le plus par l’avantage de leur caractère et de leur amour mutuel ; mais leur action finit dès le premier acte avec leur péril, et ce qu’ils disent au troisième et cinquième ne fait que montrer leurs visages, attendant que les autres achèvent... Clitandre autour de qui semble tourner le nœud de la pièce, puisque les premières actions vont à le faire coupable et les dernières à le justifier, n’en peut être qu’un héros bien ennuyeux qui n’est introduit que pour déclamer en prison, et ne parle pas même à cette maîtresse, dont les dédains servent de couleur à le faire passer pour criminel. Tout le cinquième acte languit... Les monologues sont trop longs et trop fréquents en cette pièce ; c’était une beauté en ce temps-là. Les comédiens les souhaitaient et croyaient y paraître avec plus d’avantage »
Pierre Corneille était l'un des trois grands dramaturges français du XVIIe siècle , avec Molière et Racine. Il a été appelé «le fondateur de la tragédie française» et était productive pendant près de quarante ans.
Pierre Corneille was one of the three great seventeenth-century French dramatists, along with Molière and Racine. He has been called "the founder of French tragedy" and produced plays for nearly forty years.
2e pièce de Corneille ; la préface précise ce que la pièce laisse transparaître : il n’y avait pas encore la problematisation classique des 3 unités, seulement le 24h d’Horace. On remarque des enjambements, rejets, contre-rejets : l’influence médiévale est encore visible. Vers moyens, le vers est moins imposant et uni; tout se même un nombre de vers intéressants!
Ça fait un peu neuneu du XVII ème siècle. On sent fortement les influences courtisanes. (Le prince qui est si fin, le roi si magnanime...) Ceci dit il y a quelques bons passages dans les monologues interminables, certains font déjà penser au Cid qui viendra quelques années plus tard.