"En France, où vivent beaucoup de nos compatriotes, les uns physiquement, les autres par le truchement de la parabole, rien ne va et tout le monde le crie à longueur de journée, à la face du monde, à commencer par la télé. Dieu, quelle misère ! Les banlieues retournées, les bagnoles incendiées, le chômage endémique, le racisme comme au bon vieux temps, le froid sibérien, les sans-abri, l'ETA, le FLNC, les islamistes, les inondations, l'article 4 et ses dégâts collatéraux, les réseaux pédophiles, le gouffre de la sécurité sociale, la dette publique, les délocalisations, les grèves à répétition, le tsunami des clandestins... Mon Dieu, mais dans quel pays vivent-ils, ces pauvres Français? Un pays en guerre civile, une dictature obscure, une République bananière ou préislamique? À leur place, j'émigrerais en Algérie, il y fait chaud, on rase gratis et on a des lunettes pour non-voyants."
Boualem Sansal, né en 1949 à Theniet El Had, petit village des monts de l’Ouarsenis, est un écrivain algérien, principalement romancier mais aussi essayiste, censuré dans son pays d'origine à cause de sa position très critique1 envers le pouvoir en place. Il habite néanmoins toujours en Algérie, considérant que son pays a besoin des artistes pour ouvrir la voie à la paix et à la démocratie. Il est en revanche très reconnu en France et en Allemagne, pays dans lesquels ses romans se vendent particulièrement bien, et où il a reçu de nombreux prix.
Son ami Rachid Mimouni (1945-1995) l'encourage à écrire. Boualem Sansal, bien que grand lecteur, ne se vouait pas à l'écriture. Il commence pourtant à écrire en 1997, alors que la guerre civile bat son plein. Il cherche à entrer dans l'esprit de ses compatriotes, pour tenter de comprendre puis d'expliquer ce qui a mené à l'impasse politique, sociale et économique de son pays, et à la montée de l'islamisme3
En 1999 il publie son premier roman, Le Serment des barbares, qui reçoit le prix du Premier Roman et le prix Tropiques
Document intéressant dans lequel l'auteur s'interroge sur l'Algérie contemporaine, son gouvernement, son peuple et son futur. Première porte d'entrée dans l'œuvre de Sansal que j'ai plutôt appréciée.
Remarquable et terrible lettre de Boualem Sansal à ses compatriotes algériens. C'est un cri d'amour envers l'Algérie et un regret poignant de la situation actuelle et des malheurs qui accablent les algériens. Le tableau est triste et le constat de l'auteur est réaliste sur ce beau pays où les habitants pourraient être heureux si ils prenaient les choses en main courageusement et si les dirigeants étaient honnêtes, soucieux des populations autant que de leur comptes en banque !
Schitterend politiek pamflet over kolonialisme, post-kolonialisme en negationisme. Goed geschetste sociaal-historische context en sublieme weergave van de onvrede in de Algerijnse diaspora.
j’ai aimé entrer dans l’histoire de l’Algérie par le genre épistolaire. j’ai aimé le style d’écriture et la posture de reproche, d’une invitation à mieux faire pour l’histoire. j’ai aimé.