Les deux protagonistes de cet ouvrage, récemment retournés (de manière certes involontaire) à l’état de célibataire, cherchent, à travers diverses théories musicologiques et études poussées de la culture populaire vue sous la lorgnette de la génération dite «X», à expliquer leur tendance commune au «conditionnement romantique négatif amplifié» (c’est écrit comme ça dans le livre). la réponse, semble-t-il, passe par une dissection aussi minutieuse que possible de l’album Pinkerton du groupe américain Weezer.
On peut aussi dire: une rom-com indie rock presque pas emo (plus pavement que death cab, mettons, et vraiment plus clerks que singles) où s’agglutinent pressings limités numérotés à la main, graphiques savants, rétrospectives à la chaîne de Douglas Sirk et de Woody Allen, et un deux surplus de poutine.
Ce livre hautement érudit est un des plus drôles (et ce, qu’on connaisse ou non quoi que ce soit à weezer) édités par colosse.
J'ai ri, j'ai réfléchi, je me suis rappelé des souvenirs et j'ai été excédée (pis j'ai eu envie de donner une claque en arrière de la tête à un des personnages principaux)... Et j'ai passé un excellent moment en leur compagnie fictive! (Parce qu'en vrai, je ne pourrais pas les supporter! Haha!)
Dans la même veine humoristique très efficace que leur savoureux «Poulet grain-grain», on retrouve ici les deux acolytes imaginés par François Samson-Dunlop et Alexandre Fontaine Rousseau alors que l’un est affligé par une peine d’amour et y voit l’occasion de vaincre les sévices émotifs infligés par l’album "Pinkerton" de Weezer. Les interactions entre les deux personnages, les questions de l’un et les envolées analytiques de l’autre sont toujours délicieuses. J’ai souvent éclaté de rire, inspirée tantôt par le texte tantôt par le dessin. Bien que j’en aie un vague souvenir, cet album de Weezer ne s’est jamais retrouvé dans ma pile personnelle de CD: il me manquait quelques clés pour capter toutes les références, mais mon plaisir de lecture n’en a pas été tant affecté. (Les connaisseurs de cet opus du groupe seront quand même davantage servis.)
Très drôle et touchante BD sur la peine d'amour avec l'album Pinkerton de Weezer comme trame de fond. On n'a pas besoin d'être un fanatique de Weezer pour apprécier, même si les amateurs de musique des années 1990 s'amuseront avec les nombreux clins d’œil aux styles musicaux de l'époque.
Un approche intéressante. Mettre la faute de la rupture amoureuse sur Pinkerton. Je suis restée sur ma faim. On me l'a conseillé comme une BD hilarante... J'ai trop peu ri pour le référer avec ce qualificatif.
Je crois que si j'avais mieux connu le groupe Weezer et l'album Pinkerton, j'aurais pu mieux apprécier cette BD. Je n'ai pas pu savourer autant les subtilités de l'humour. Je pense qu'une relecture s'imposera lorsque j'aurai écouté l'album. Ou pas.
I picked up the English translation while the authors were on a book tour this summer, and I'm glad I did. The story follows a music fan who was recently dumped, and his friend who tries to help him through it. Their quest?: To "conquer" every song on Weezer's 2nd album Pinkerton, thus conquering their sad/over-sensitive/90's tendencies once and for all.
If you're able to get your hands on this comic, it's truly a gem.
"Sais tu pourquoi il n'y a pas d'équivalent français réellement satisfaisant au terme "self-loathing" ? Parce que c'est un sentiment que l'on ne peut ressentir qu'après avoir écouté des années de la pop anglo-saxonne !"
Roman graphique qui traite des peines d’amour avec absurdité. Le dessin est simpliste, mais les personnages sont très drôles. Il plaira aux fans de musique (Weezer en particulier) et aux gens qui ont bien connu les années 90.