Une nouvelle approche de la vie de Camille Claudel, à travers les lettres envoyées à son frère Paul, à sa mère, ou à Rodin, son professeur, et un ensemble de correspondances non expédiées ou non reçues par l'artiste, adressées à une amie anglaise, au critique Gustave Geffroy, et conservées dans divers dossiers médicaux des hôpitaux psychiatriques qu'elle a fréquentés.
Comment pouvait-on être une artiste femme à Paris à la fin du XIXème siècle? A la lecture de la correspondance de Camille Claudel, on retrouve la "banalité du quotidien", le coût des matériaux, les visites d'amateurs, et déjà, la construction de la réputation "d'artiste authentique" par le biais d'intermédiaires, de galeristes, de salons... Du même coup, l'oeuvre y gagne : on oublie (un peu) la passion Rodin pour se concentrer sur la sculpture en train. Aussi splendide que réjouissant.