Simon Tregarth, un ancien soldat, se retrouve perdu à tout jamais dans cet étrange monde au passé infini où magie et science se livrent une lutte acharnée. En entrant au service des sorcières d’Estcarp dont le pouvoir est menacé par les terribles Kolderiens, Simon, épaulé par les vaillants Fauconniers et aidé de Jaelithe, l’amour de sa vie, changera à tout jamais la destinée du Monde ensorcelé.
Witch World est l’une des sagas fondatrices de la fantasy. Cette œuvre romantique et magique, où des femmes indépendantes jouent un rôle déterminant, est enfin publiée dans une édition complète et dans une nouvelle traduction.
Andre Alice Norton est une écrivaine américaine née dans l’Ohio en 1912. Après des études d’histoire, elle devint bibliothécaire puis libraire et continua, comme dans ses jeunes années, à écrire des nouvelles pour différents magazines. En 1983, elle reçoit le prix Damon-Knight Memorial Grand Master de la Science Fiction and Fantasy Writers of America pour l’ensemble de son œuvre.
Andre Norton a influencé de nombreuses écrivaines comme Julian May, Marion Zimmer Bradley,Mercedes Lackey ou Sherwood Smith. À son décès en 2005, la Science Fiction and Fantasy Writers of America a créé le prix Andre-Norton, récompensant des romans pour jeunes adultes.
« Un récit fondamental pour les littératures de l’Imaginaire. » – Fantasy à la carte « Une lecture enrichissante par une autrice qui a su questionner le genre à son époque et qui a ouvert la voie à d’autres. » – Fourbis & Têtologie « Une lecture absolument excellente qui nous embarque dès les premières pages. » – Librairie Lettre et merveilles « Amoureux de grande fantasy, la lecture de cette saga phénomène est indispensable, un pur régal. » – Laurence Orsini
Andre Norton, born Alice Mary Norton, was a pioneering American author of science fiction and fantasy, widely regarded as the Grande Dame of those genres. She also wrote historical and contemporary fiction, publishing under the pen names Andre Alice Norton, Andrew North, and Allen Weston. She launched her career in 1934 with The Prince Commands, adopting the name “Andre” to appeal to a male readership. After working for the Cleveland Library System and the Library of Congress, she began publishing science fiction under “Andrew North” and fantasy under her own name. She became a full-time writer in 1958 and was known for her prolific output, including Star Man’s Son, 2250 A.D. and Witch World, the latter spawning a long-running series and shared universe. Norton was a founding member of the Swordsmen and Sorcerers' Guild of America and authored Quag Keep, the first novel based on the Dungeons & Dragons game. She influenced generations of writers, including Lois McMaster Bujold and Mercedes Lackey. Among her many honors were being the first woman named Gandalf Grand Master of Fantasy and SFWA Grand Master. In her later years, she established the High Hallack Library to support research in genre fiction. Her legacy continues with the Andre Norton Award for young adult science fiction and fantasy.
Avant de vous parler de ce roman, il me semble important de poser le contexte en parlant de son autrice. Andre Norton (Alice M. Norton de son vrai nom, mais allez savoir pourquoi, elle a préféré prendre le nom d’un homme 👀) a été une figure importante de la SF/Fantasy américaine à son époque (1912-2005), reconnue par ses pairs et le public. Autrice très prolifique, elle a marqué des générations d’écrivains. Witch World est sa série-univers la plus connue. Elle regroupe plusieurs cycles et une trentaine de romans, dont certains écrits en collaboration. Je ne la connaissais pas (et je suis persuadé de ne pas être la seule) donc un grand merci à Mnémos pour ce travail de mémoire.
Le Cycle de Simon Tregarth regroupe les deux premiers tomes du Cycle d’Estcarp. Ce dernier est le 1er et principal cycle, composé d’une dizaine de tomes. Les 5 premiers ont déjà été traduits par le passé dans la collection Pocket Junior SF que je connaissais très bien. C’est étonnant d’ailleurs que je ne l’ai pas lu à cette époque.
Il s’agit d’une duologie introductive. Les deux tomes s’enchaînent et concluent un premier arc, mais laissent présager moult aventures à venir. Ce n’est donc que le début. On y suit Simon Tregarth, un ancien colonel en fuite, sauvé in extremis grâce à un portail qui le mène dans un autre monde. Mais à peine arrivé, il est témoin de la poursuite effrénée d’une jeune femme par des hommes armés jusqu’aux dents. Bien sûr, il va se porter à son secours et prendre fait et armes pour sa cause. Car oui, la damoiselle (pas si en détresse que ça) est du royaume d’Estcarp, dirigé par une caste de puissantes femmes-sorcières qui doivent se défendre depuis des années contre des voisins plutôt hostiles. Mais dernièrement, la vraie menace vient de la mer avec le mystérieux et très dangereux peuple Koldec qui annihile tout sur son passage.
L’univers de Witch World est un étrange mélange des genres entre portal Fantasy, sword & sorcery, quelques éléments de SF et saupoudré d’un brin de féminisme avant l’heure. On a donc un monde de Fantasy médiévale classique, mais où existent également des technologies très avancées. Tout en naviguant entre les intrigues politiques des différents royaumes, se posera la question des origines de Koldec, des portails, des sorcières, etc.
Ces deux premiers tomes datent de 1963/64. C’est définitivement old school, mais étonnement, ça se lit plutôt bien (je m’attendais à avoir plus de difficulté que ça). Les pages se tournent, les péripéties s’enchaînent et on va parcourir ainsi de long en large une bonne partie de ce monde (un grand merci à Stéphane Arson pour la carte détaillée qui m’a bien servi). Si l’histoire en elle-même n’a pas à rougir de son côté classique, il m’a, cependant, manqué plus de développement et de nuances que ce soit au niveau de l’intrigue (la facilité avec laquelle Simon va choisir son camp ou être accepté dans ce monde par exemple), du worldbuilding ou des personnages. À part le questionnement sur le rôle homme/femme que j’ai trouvé très intéressant pour l’époque, le reste me laisse un petit goût de pas assez. Il est vrai que c’est un texte écrit à la base pour un public ado ce qui peut s’expliquer, mais c’est surtout, je pense, qu’il souffre de la comparaison avec les standards actuels. C’est donc, à mon avis, un texte à vraiment remettre dans son contexte afin de mieux l’apprécier et ne pas avoir trop d’attentes.
Mon principal problème a été le manque d’attachement aux personnages (en général et principaux en particulier). Il n’y a que Loys de Verlaine que j’ai de suite adoré. C’est la fille d’un petit baron détestable et pilleur d’épaves, promise contre son gré au dirigeant de Karsten (un des royaumes ennemis d’Estcarp). Bien décidée à se faire la malle et vivre sa vie, elle va croiser la route de nos héros et se retrouver embarquer dans leurs aventures. Vraiment, un super personnage que j’ai beaucoup aimé à la narration (mais c’était bien trop court) ! 👍
Je ne peux pas en dire autant pour Simon Tregarth 😅. Ce qui est plutôt embêtant, car l’histoire est racontée à 80 % de son point de vue. Je l’ai trouvé assez creux alors que bon, l’autrice ne nous fait pas le coup du jeune premier. C’est un homme adulte, un soldat avec du vécu et un passé pas très net (mais à peine abordé et vite oublié) donc des aspérités, il devrait en avoir, mais en fait non. Même après 400 pages, je ne sais toujours pas qui il est vraiment. L’autrice nous propose pourtant un héros qui se questionne énormément. Il a une affinité avec ce monde qui lui est étrangement familier et contre toute attente, il va développer un pouvoir comparable à celui des sorcières. Ce dernier point aurait pu m’agacer (pour une fois que les meufs ont un pouvoir, il y a un mec pour débarquer de nulle part et se l’approprier), mais Andre Norton va ingénieusement choisir d’aller vers la complémentarité plutôt que dans l’opposition.
Autre personnage important : Jaelithe, la sorcière que Simon rencontre et ‘sauve’ dès son arrivée. Elle n’aura pas de nom jusqu’à la fin du 1er tome parce que connaître son nom, c’est avoir du pouvoir sur elle 👀. J’aime pourtant ce que l’autrice a voulu faire avec ce personnage. Cette nana a son propre agenda, elle a des responsabilités liées à son pouvoir et elle n’a pas le temps de ménager la fierté ni la masculinité de Simon. C’est même quelque chose qu’elle n’envisage même pas 👏😄. C’est pourtant un personnage que j’ai eu beaucoup de mal à cerner et à aimer pour les mêmes raisons : il m’a manqué de matière et de développement. Elle est lointaine, intouchable, et puis surtout, on n’a quasiment jamais son point de vue. On ne la voit qu’à travers notre héros.
Ce qui m’amène à la vision de la femme dans cette œuvre (point mis en avant par l’éditeur et qui m’a fait m’y intéresser). Si Estcarp est fondé sur un système matriarcal, c’est bien le seul du coin. Le reste du monde étant d’une misogynie très ordinaire (d’ailleurs, les femmes dans cet univers se limitent à des maîtresses/concubines, des épouses/futures épouses et les sorcières). Ces dernières descendent du Peuple aîné, un peuple fondateur à la longévité impressionnante dont seules certaines femmes sont capables d’utiliser le Pouvoir. C’est donc elles qui dirigent le royaume. Comme dit plus haut, leur nom doit rester secret (donc pas d’identité) et, toujours afin de préserver leur pouvoir, elles doivent rester vierges 👀👀👀. Ce dernier point les expose (évidemment) au viol systématique par leurs ennemis, mais aussi au retrait de leur féminité. Elles renoncent à leur statut de femme (parce que c’est bien connu, on ne peut être une femme qu’en ayant eu du sexe et en étant mère) et elles sont décrites à plusieurs reprises comme n’étant pas désirables et maigres, voire masculines (alors que les courtisanes/maîtresses ne sont que rondeurs et volupté… et stupidité et cupidité 😅). Encore une fois, outre que c’est un ordre établi qui va être questionné par l’autrice, c’est à remettre dans son contexte. Les sorcières d’Estcarp ont inspiré Mercedes Lackey, on pourra aussi en retrouver des échos dans l’ordre du Bene Gesserit de Dune ou dans les Aes Sedai de La roue du temps. Si, à mes yeux aujourd’hui, la place de la femme dans Witch World est très discutable, Andre Norton a définitivement fait bouger les choses. Rien que le fait d’avoir un héros qui ne couche pas avec tout ce qui bouge et qui n’hypersexualise pas les femmes qu’il croise, c’est pour moi extrêmement rafraîchissant. Je pense aussi que l’autrice souhaitait montrer que même un système matriarcal n’est pas sans faille et que la solution se trouve plutôt dans l’équilibre des forces/sexes. Je le disais plus haut au sujet de Simon et de son accès au Pouvoir, Andre Norton choisit l’angle de la complémentarité et elle le démontrera avec le couple Simon/Jaelith.
Pour conclure, je dirai que Witch World est une lecture enrichissante surtout prise dans son contexte. Car malgré les péripéties, ce mélange particulier de SF et de Fantasy et les images féminines fortes, il m’a manqué de matière et de nuances. C’est le genre de lecture que j’aurai adoré ado, mais qui ne me suffit plus aujourd’hui. Cela dit, je suis ravie d’avoir découvert cette autrice qui a su questionner le genre à son époque et qui a ouvert la voie à d’autres.
Merci infiniment aux éditions Mnémos pour le service presse et pour m’avoir donné l’opportunité de découvrir cette grande dame.
Simon Tregarth, einst gefeierter Kriegsheld des Zweiten Weltkriegs, wird zu Unrecht eines Verbrechen beschuldigt und ist seitdem auf der Flucht. Als ihm seine Verfolger allzu dicht auf den Fersen sind, bietet ihm ein geheimnisvoller Fremder einen letzten Ausweg: Ein Tor in eine andere Welt. Simon tritt hindurch und findet sich wieder in einer Welt voller Wunder und Magie, der Hexenwelt. Dort wird er hineingezogen in die Konflikte zwischen den Hexen von Estcarp, die von ihren Feinden, den fremdartigen Koldern, und verschiedenen Nachbarvölkern bedroht werden.
Der Sammelband beinhaltet die ersten beiden Romane der ziemlich langen Hexenwelt-Reihe von Andre (Alice) Norton, in denen Simon Tregarth die Hauptfigur ist (in späteren Romanen gibt es auch andere POV-Charaktere). Ist ziemlich pulpig, und liest sich in der deutschen Fassung schnell runter. In der englischen Fassung scheint es etwas langatmiger zu sein - im Buchclub kam die Vermutung auf, dass hier die deutsche Ausgabe leicht gekürzt wurde. Dieses Mal offenbar zur Abwechslung mal zum Vorteil des Buches. :D
Simon ist ein kerniger Mann der Tat, der zwar auf seinem Fachgebiet - der Kriegsführung - ganz bewandert, aber darüber hinaus nicht immer die hellste Kerze am Kronleuchter ist. Daneben ist er aber vor allem einfach in allem ganz großartig und talentiert. *augenroll*
Mir persönlich hat die Storyline um Loyse gefallen, die sich als Mann verkleidet, um einer erzwungenen Hochzeit zu entkommen und ihr Glück als Ritter zu machen. Leider lässt dieser Charakter im zweiten Band stark nach, da ist sie dann halt nur noch die Damsel in Distress, naja. Auch die Darstellung der Kolder mit ihrer merkwürdigen Mischung aus Alientechnologie und Gedankenkontrolle fand ich ganz cool.
Wirklich schlimm fand ich den Namen des Landes im Süden ... es heißt Karsten ... das hätte man in der deutschen Übersetzung gerne abändern dürfen, denn das klingt dann im Text wirklich durchgehend sehr befremdlich.
Alles in allem ganz ok, aber nichts, was man gelesen haben muss. Ich habs für den Anhang-N-Buchclub gelesen und gerate zunehmend in den Verdacht, dass Gary Gygax' Buchgeschmack nicht meiner war.
Que le premier livre lu pour cette duologie. J'ai pas aimé le début avec le voyage à travers le portail. Sinon on a bel et bien des personnages féminins intéressants pour une série des années 60. Le monde est original aussi. Mais ce n'était pas un coup de cœur.