Dans le sillage du duc de Vendôme, vainqueur de la guerre d'Espagne, le marquis de Cressy revient à la cour de France après six ans d'absence. Bel homme, cultivé, malin, il fait rapidement des ravages autour de lui. Entre toutes ces femmes qui tombent irrémédiablement sous son charme, il hésite : va-t-il privilégier les sentiments ou l'ambition ?Lettres secrètes, chantage amoureux, rebondissements tragiques... Le marquis de Cressy apprendra combien la manipulation des sentiments passionnés est un jeu dangereux." Une grande naissance, une figure charmante, mille talents, une humeur complaisante, l'air doux, le coeur faux, beaucoup de finesse dans l'esprit, l'art de cacher ses vices et de connaître le faible d'autrui, fondaient ses espérances. Elles ne furent point déçues : un tel caractère réussit presque toujours."Marie-Jeanne Riccoboni (1713-1792), amie de Diderot, est longtemps actrice à la Comédie-Italienne avant d'écrire des romans à succès. Publiée en 1758, l'Histoire de M. le marquis de Cressy annonce Les Liaisons dangereuses, et même Bel-Ami : on y trouve des personnages machiavéliques ainsi que tous les ingrédients d'une croustillante intrigue amoureuse.
Marie-Jeanne Riccobonin, née Marie-Jeanne de Heurles de Laboras est une comédienne et romancière française. Elle a porté plusieurs noms et pseudonymes, dont Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mezières Riccoboni est la forme retenu par le Library of Congress Authorities.
Marie-Jeanne Riccobonin, born Marie-Jeanne de Heurles de Laboras was a French actress and novelist. She is known by several names and pseudonyms, of which Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mezières Riccoboni is the form retained by the Library of Congress Authorities.
Il est vraiment temps qu'on se penche sur les autrices oubliées, car elles ont écrit quelques pépites qui méritent qu'on s'y attarde.
La plume de Madame Riccoboni, bien que représentative de son époque, est finalement assez accessible. Il faut se laisser le temps de s'habituer aux tournures du XVIIIème siècle, mais une fois que c'est fait, c'est fluide et ça glisse tout seul. Parce que Madame Riccoboni connaît la concision, et sait nous plonger dans son univers en très peu de mots. Ça change agréablement, car la plupart des grands classiques acclamés sont quand même de sacrés pavasses.
Si l'histoire n'est pas de première originalité (les intrigues amoureuses d'un mec ambitieux et des femmes qu'il piétine sur son passage), Madame Riccoboni prend toujours le parti des femmes dans ce court roman, et c'est rafraîchissant. Elle nous montre, sans les blâmer, comment ces femmes douées, intelligentes, de grande bonté et d'un statut social aisé, peuvent se laisser prendre aux pièges tendus par un manipulateur qui s'amuse de jouer avec elles, et qui n'en éprouve que de faux remords. Une intrigue qui pourrait tout aussi bien prendre place au XXIème siècle, et qui nous rappelle que les victimes ne sont jamais à blâmer, qu'elles soient soumises à une agression ou à une manipulation psychologique. Et ça, Madame Riccoboni l'avait compris il y a deux siècles, alors faites un effort.
Bon, qui dit roman de l'époque dit émois si violents qu'ils sont capables de donner un mois de fièvre, ou d'amener à des prises de décision très radicales – et il n'y a rien de très moderne dans ces transports dramatiques –, mais Madame Riccoboni arrive à le faire sans pathos, et sans jamais trahir ses protagonistes féminines. Au contraire, elle leur redonne le pouvoir de maîtriser leur destinée, à leur manière. Il est rare de lire des héroïnes féminines classiques qui bénéficient d'une aussi grande bienveillance de la part de leur auteur ou de leur autrice. Madame Riccoboni, en femme qui a connu les conditions difficiles de son siècle, offre à ses protagonistes des rôles de femmes fortes, malgré les circonstances, et malgré les choix qu'elles peuvent prendre et qui peuvent nous paraître démesurés.
Dans tous les cas, ce roman nous rappelle que s'il y a bien une constante qui traverse les époques et qui résiste à tous les aléas c'est celle-ci : men are trash.
J'aime beaucoup le style d'écriture du dix-huitième siècle et ce roman n'a pas fait exception! J'ai beaucoup aimé la narration et les personnages (même si les personnages féminin s'approche un peu plus d'idéals de vertus que de vraie personnes). J'ai moins aimé la fin mais j'ai tout de même beaucoup aimé ma lecture.
Madame Riccoboni est une romancière du 18e siècle dont je ne connaissais pas le nom. J'ai lu ce livre dans le cadre du club de lecture d'Antastesia. Le style d'écriture du 18e siècle n'est pas celle que je préfère. Je me suis parfois ennuyée mais la fin m'a surprise. Je ne pense pas me souvenir de cette lecture très longtemps mais je suis contente de connaître cette autrice.
Deuxième livre lu ce mois-ci pour le club de lecture d'Antastesia, ce court roman sentimental m'a parfois ennuyé mais est parvenu à aiguiser mon intérêt sur la fin. Nous découvrons un personnage masculin, le marquis de Cressy, à l'ambition démesurée et sans scrupules, qui manipule plusieurs femmes pour parvenir à ses fins. Ces manigances et calculs font froid dans le dos et ne sont pas sans rappeler les stratagèmes toujours utilisés par certains hommes, notamment les pervers narcissiques.
L'originalité n'est pas le point fort de l'oeuvre car nous sommes en présence de personnages assez stéréotypés et de schémas narratifs vus et revus. En revanche, la description des sentiments, surtout concernant les personnages féminins, est particulièrement juste et intemporelle. L'écriture est aussi très belle, le roman faisant moins de 200 pages, il se lit très facilement.
Une autrice à la plume fine, très populaire à l'époque et malheureusement tombée dans l'oubli, à découvrir !
L'histoire de Monsieur Le Marquis de Cressy est une oeuvre de la grande epoque de la literature libertine et des philosophes. Cependant ce roman ne fait pas partie ni d'une categorie ni de l'autre. C'est roman tres terre à terre qui relate le parcours amoureux d'un salaud, le Marquis de Cressy. Mme. Riccobini écrit avec finesse. Elle decrit bien ses personages et nous donne une intrigue tres credible. En somme, c'est un tres bon roman qui n'est pas tout-a-fait un chef-d'oeuvre.
La faute est peut-etre a moi. J'adore les extravagances de grands auteurs de l'époque (Diderot, de Sade, LaClos,Voltaire et Rousseau) et il n'y a rien d'extravagant dans ce petit roman si bien écrit.
In 18th century France, an ambitious nobleman gains the world at the price of his soul.
The Marquis de Cressy is young, handsome and charming, with more secret admirers than Rupert Campbell-Black. Adored by ingenue Adélaïde du Bugei and lovely young widow Mme de Raisel, rather than choosing between them, he chooses both. But the selfish and conniving Cressy poisons his own happiness when he sets out to destroy theirs.
This 1758 novella makes a good introduction to French 18th century fiction - it's concise, written with insight and empathy and introduces themes dealt with at greater length by Choderlos de Laclos in Les Liaisons Dangereuses. The characters move in the same world: Paris, Versailles, townhouses, convents and chateaux.
Marie-Jeanne Riccoboni was a former actress and bestselling novelist whose works were favourites of Queen Marie Antoinette and royal mistress Madame du Barry. Most of her novels are epistolary, but this one is told in the third person.
Un court texte (facile à lire) qui s'ancre bien dans la réalité de son époque. Considérons la place controversée du roman au 18e siècle : il est sujet à de lourdes critiques par son manque de structuration. Riccoboni rassemble deux genres distincts (la lettre et la prose) et dresse un portrait, par l'entremise de personnages féminins, qui encourage une prise de position sur les comportements des hommes.
Verdadero dramón francés del siglo XVIII. La verdad es que es como una "novela" moral, en la que el protagonista va sembrando un reguero de corazones destrozados entre las damas que conoce, aunque verdaderamente, tampoco es que lo dejen como villano, más bien, como hombre que pone sus ambiciones por delante de otras cosas, pero de forma bastante light, como si la autora también hubiera caído en las garras del protagonista. Final "hipermegadramático" e insatisfactorio, la verdad sea dicha, pero buen ejercicio de lectura corta en francés, y descubrimiento de escritora de época que no se lee todos los días.
„Łatwowierność często towarzyszy ludziom, którzy nie są wcale ani słabi, ani nierozważni. Nadmierne zaufanie zawsze powstaje bowiem u tych, którzy nie są w stanie nawet wyobrazić sobie, że istnieją dusze na tyle niskie, by móc je nadużyć”
„Historia markiza de Cressy” Marie-Jeanne Riccoboni rozgrywa się na przełomie XVII i XVIII wieku w Paryżu, kręgu wyższych sfer i francuskiego libertynizmu. Jest to świat, w którym dominuje podwójna moralność i gra pozorów, a przewagę nad szlachetnym sercem zyskuje ten, kto najlepiej opanował sztukę manipulacji i uwodzenia. Jak pokazuje Riccoboni, w tej towarzyskiej grze, pełnej wyszukanych strategii i finezyjnych manewrów, szczególnie kobiety zachowywać musiały najwyższą ostrożność. Choć tytułowym bohaterem powieści jest markiz de Cressy, historia ta skupia się wokół postaci kobiecych oraz ich sytuacji w ówczesnym społeczeństwie francuskim. Przedstawiając nam łatwowierną dziewczynę, szlachetną arystokratkę oraz cyniczną uwodzicielkę, Riccoboni nie tylko genialnie równoważy charaktery, ale przede wszystkim pokazuje zróżnicowanie przyjmowanych postaw oraz dokonywanych wyborów, będących przejawem wewnętrznej siły każdej z bohaterek. Jednocześnie wydobywa ona ogromny kontrast w stosunku do sytuacji mężczyzn - przede wszystkim ich bezkarności, ale także zdobywanego od najmłodszych lat doświadczenia. Wszystkie te zawiłe intrygi, których powstawania i realizacji jesteśmy świadkami, jednocześnie śledzi się z zapartym tchem. Riccoboni swoją wieloperspektywiczną treść utworu ujmuje w kunsztowne zdania i porywający styl, sprawiające, że strony przewracają się same. I w końcu, co chyba najważniejsze, a zarazem najbardziej zatrważające, pomimo upływu ponad 250 lat od pierwszego wydania „Historii markiza de Cressy”, problematyka powieści nie straciła wiele na swojej aktualności. Pomimo zmiany formy podejmowanych działań, nie zmienił się ich cel. Wzmożona ostrożność, jaką kobiety zachowują na każdym kroku, przestrogi, których słuchają od najmłodszych lat, nierzadkie trudności z zaufaniem czy kwestia obarczania winą ofiar są dowodem na to, że problemy świata Marie-Jeanne Riccoboni są nam znacznie bliższe, niż mogłoby się z początku wydawać.
“The History of the Marquis de Cressy” by Marie-Jeanne Riccoboni, 1758
Marquis de Cressy was not a very intelligent person. He couldn’t make any decisions, and when he made one, he often changed it. However, he was quite rich and beautiful. That’s why other characters of the book wanted to seduce him. Marquis’ goal was to become even more rich and important in the court.
Firstly, he intended to marry Miss du Bugei. However, at the same time countess de Raisel courted him through writing anonymous letters to him.
In the beginning he was not interested but when he realised that it was the wealthy and powerful countess, he suddenly lost interest in Miss du Bugei.
After marrying de Raisel, he started an affair with countess’ ward, Hortensia, not because he was interested in her but to prove himself that he can do this.
Miss du Bugei, countess de Raisel and Hortensia believed that Marquis was very talented, well mannered and had a good personality. Only after some time they realised that he only pretended to be so.
The moral of the story is that beauty, wealth, and even good manners are not necessarily signs of intelligence. I say that he was not smart because his actions brought sufferings not only to his lovers but also to himself.
This book might be recommendable to those who like 18th century literature and stories that show that “all that glitters is not gold”.
This entire review has been hidden because of spoilers.
A fine tale illustrating how the very lack of moral fibre that enables the titular anti-hero to achieve his goal ultimately brings about his undoing. Set on making not only a good, but an advantageous match, the marquis quickly ditches a beautiful girl whom he half loves in favour of a much richer widow who adores him. The girl he has nearly ruined buries herself in a convent, while the marquis and his wife at first enjoy unadulterated bliss. However, soon enough the marquis starts flirting with one of his wife's protégées, out of sheer vanity, because Hortense doesn't seem to take him seriously. A pathetic little affair ensues, all the sadder since in fact the marquis genuinely loves his perfect wife. Quickly fed up with his demanding mistress, he flees into the arms of yet another inferior specimen. When she finally realises what a cad her husband is, the marquise kills herself. Apparently this denouement was criticised by Mme de Genlis, another popular novelist of the time, for being against the teachings of the Church. Personally I find the scene rather melodramatic in the story characterised by its subtlety and understatement. The marquis is a much more plausible, but less memorable villain than Valmont, which is why this book, quite popular during its author's lifetime, is just a footnote in eighteenth-century French literary history.