Surmonter les séquelles d'une grave maladie, changer le cap de sa vie... A sa sortie de l'hôpital, Mathieu n'a qu'une idée en tête : quitter Paris, se réfugier dans le Quercy auprès de ses grands-parents qui l'ont élevé jusqu'à l'âge de douze ans. Rien n'a changé dans la petite maison à deux pas de la rivière où Paul et Louise luttent, chacun à sa façon, contre la marche d'un siècle qui les rejette. Le vieux maréchal-ferrant continue de forger des fers que personne n'achètera. L'ancienne sage-femme, qui a du renoncer à exercer, s'est plongée dans la médecine des plantes. Porté par leur humanité généreuse, leur énergie farouche, leur obstination à être heureux malgré tout, Mathieu retrouve petit à petit la force, le courage et l'apaisement qu'il était venu chercher au pays de son enfance. L'amour et la sagesse de ces êtres qui lui sont chers vont lui permettre d'entrevoir la promesse d'une existence différente, plus féconde, d'un bonheur qu'il croyait à jamais perdu.
Avec ce beau livre, véritable hymne à la vie, Christian Signol s'affirme une fois encore comme un des grands romanciers de la consolation. Chez lui, l'espoir, le combat, et la victoire sur le destin qu'ils autorisent, sont toujours magnifiés par la splendeur du monde.
Il est né dans le Quercy, en 1947, dans la commune des Quatre-Routes-du-Lot, un petit village au pied du causse de Martel, qui restera son paysage favori et inspirera plus tard toute sa littérature. Il vit une enfance heureuse dominée par la présence féminine de sa mère et de sa grand-mère, bercée par la lumière des collines, les parfums de la campagne et les mystères sauvages de la nature.
Il fait des études de lettres et de droit (1965-1970). Il commence sa carrière d'écrivain en 1984 avec le premier tome du roman Les Cailloux bleus, qui remporte un grand succès. Il a longtemps tenu une chronique hebdomadaire dans Le Populaire du Centre, quotidien régional limousin. En 1990 il publie la trilogie romanesque La Rivière Espérance. La notoriété de l'écrivain se consolide et il devient l'un des auteurs français les plus lus. Ce triptyque est adapté pour le petit écran, en 1995, par Gaumont télévision avec, à la réalisation, Josée Dayan.
Un roman doux et nostalgique des campagnes françaises qui se meurent. Le beau portrait des grands parents immuables dans un temps en constante évolution. Une écriture qui nous charme rapidement. Pourquoi seulement trois étoiles dans ce cas ? Parce que cela devient répétitf rapidement. J'attendais peut-être plus d'introspéction ou que Matthieu nous soit mieux dévoilé, mais ce n'est pas le cas. On nous donne quelques clés de son présent et plus de détail sur son enfance, mais on termine le roman sans pour autant le connaitre. Puis l'histoire se bloque et cesse d'évoluer, peut-être était-ce voulu pour montrer la douceur inchangée de la campagne, mais j'avoue avoir eu envie de lire en diagonale vers le milieu du récit, seule la belle plume de l'auteur a su m'en empêcher. Un roman à lire malgré tout. Surtout pour ceux qui recherchent un peu de calme dans leur lecture.
Roman calme, qui nous fait rêver à la beauté de la campagne et à une douce vie loin du monde agité et bétonné. Un peu mélancolique et triste (le héros vient d'être opéré d'une maladie grave) mais plein d'espoir. Il ne se passe pas grand chose, juste la vie qui s'écoule tranquillement.
Christian Signol nous met simplement face à nos choix et d’une manière élégante, comme toujours, il propose une vision claire de la vie lorsque l’on est au pied du mur et que cette étincelle des temps heureux revient à la mémoire. Sa poésie de la vie ondule sur les arpèges de la simplicité. Nous sommes conquis au fil de l’histoire acceptant les fondements qui découlent de l’élémentaire, et comme le courant tranquille d’une rivière absorbant les aspérités de son lit, nous acceptons les événements dans l’excentricité d’un passé qui nous fait du bien.