"Au Moyen Âge, quand on était malheureux, on s'enfilait une pinte de cervoise et on attendait que ça passe. Au XIXe, on a remplacé la cervoise par l'absinthe. Et puis l'absinthe a été interdite, et le bonheur est devenu obligatoire."
Comment être heureux ? Exercices pratiques de confiance en soi, méditation, huiles essentielles, pierre de rhinocérite, croisière du bien-être ... Jean-Louis Fournier a testé pour vous les thérapies en tout genre et la montagne de petits conseils qui peuvent tout changer. Résultat : un livre drôle, sensible et d'une grande justesse, qui nous fait rire de nos petits ou grands malheurs et nous libère de la tyrannie du bonheur.
Auteur prolifique, Jean-Louis Fournier a toujours su mêler humour, culture et sincérité. Entre un frère polytechnicien et une soeur éducatrice spécialisée, il choisit la voie de l'humour et devient le fidèle complice de Pierre Desproges. Il réalise ainsi les épisodes de 'La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède', ainsi que les captations de ses spectacles au théâtre Grévin en 1984 et au théâtre Fontaine en 1986. Mais c'est en tant qu'auteur facétieux et touchant que le public le découvre véritablement. Avec ses essais humoristiques, Jean-Louis Fournier rencontre un succès immédiat. Dans 'Arithmétique appliquée et impertinente' (1993), il apprend au lecteur à calculer le poids du cerveau d'un imbécile ou la quantité de caviar que peut acheter un smicard ! Dans un même registre, sa 'Grammaire française et impertinente' conjugue culture et absurde. Jean-Louis Fournier consacre également deux ouvrages à son enfance. En 1999, il aborde l'alcoolisme de son père dans 'Il a jamais tué personne, mon papa' et obtient le prix Femina 2008 pour 'Où on va papa ?', une évocation émouvante du handicap de ses fils.
Ça commence comme un réquisitoire contre les livres de développement personnel et la mode de l’impératif du bonheur. Puis de pensées en remarques, les psy passent sur le divan. Comme une ode au droit à la tristesse, à la beauté du cafard, au romantisme de la dépression et à la créativité du mal-être.
Rigolo, désabusé et plutôt cynique, un malheureux livre qui fait sourire.
Le bonheur est-il réel ? Etre heureux comporte-t-il pas des risques ? Le bonheur n'est pas simple à acquérir. Jean-Louis Fournier nous donne des textes qui parlent du soi-disant bonheur ou au moins nous en procure.
~ Comment vous dire que ce roman remplie de texte relatant le soi-disant bonheur ne m'a vraiment pas mis de baume au cœur. La plupart des textes mettent surtout en avant des histoires autour de la psychanalyse sauf que je ne comprends pas où se trouve le bonheur dans ses textes. J'ai du sourire à deux voir cinq textes maximum donc c'est un peu confus.
~ J'ai l'impression que je n'ai pas compris le roman. Le bonheur, je le ne connais pas trop mais je le côtoie par contre en tant que caissière. Quand des personnes sourient pour un sourire ou l'amabilité et qu'ils nous le rendent même si c'est court, c'est du bonheur. Avoir des rêves, c'est du bonheur, et j'en passe, …
~ Donc, en relisant la dernière phrase de la quatrième de couverture, "rire de nos petits ou grands malheurs", je ne peux pas même sur ceux des autres. Certains pensent que c'est normal et ils en rient mais pour moi rire des malheurs ne me plaît pas du tout. J'ai l'impression de me moquer de la personne qui a vécu son malheur.
~ Le roman aurait pu être mieux avec de l'humour car il en existe grâce à des humoristes mais "Bonheur à gogos !" ne relate que de faits qui ne parlent que de malheur pour nous faire sourire.
Je tiens à remercier l'équipe de Babélio et les éditions Payot de m'avoir permis de découvrir le roman ainsi que la plume de Jean-Louis Fournier.