Ces femmes ont bien appris la leçon. Les règles, elles les connaissent. Est-ce donc leur faute si, au dernier moment, ça coince? La ligne de khôl, les vœux du Nouvel An, un coiffeur qui vous prend pour Courtney Love, une fin de soirée sans condom, ce plan si simple pour faire renvoyer la vendeuse détestée de toutes…
Prises entre désir de plaire et souci d’authenticité, les femmes et les filles mises en scène par Chloé Savoie-Bernard se délectent de leur solitude jusqu'à l'écoeurement. Quelles parts de soi faut-il enjamber pour atteindre l’autre? Certaines arriveront à faire le grand écart, d’autres non.
Habitées par les sons et les langues de Montréal, par la musique pop et la poésie, ces nouvelles sont portées par un souffle aussi lyrique qu’impur. La contamination est amorcée.
Chloé Savoie-Bernard est l'auteure du recueil de poésie Royaume scotch tape (L'Hexagone, 2015) et des nouvelles réunies dans Des femmes savantes (Triptyque, 2016). Elle a aussi a dirigé le collectif Corps (Triptyque, 2018). Elle est née et vit à Montréal.
Ce recueil de nouvelle aurait pu être poignant et intéressant, mais malheureusement je l'ai trouvé trop répétitif. Le féminisme intersectionnelle présent dans le recueil était très bien réussi, or je trouve que les thèmes de sexualité, de dépression et de mutilation revenaient tellement souvent au point où j'en suis devenue lasse. J'ajouterais aussi que plusieurs nouvelles semblait un peu vide et sans profondeur, au du moins une profondeur tellement cliché que je vivais un "cringe" (par manque de mots pour mieux l'exprimer).
Bref, je trouve que c'est un recueil qui se mériterait un trigger warning avant sa lecture, puisque personnellement je ne m'attendais pas à ça et j'ai été quelque peu dérangée.
C'est l'histoire de filles qui sont poussées par une force destructrice et qui trouvent un exutoire dans l'oeil de l'autre ou en fourrant (mot utilisé à outrance par l'auteure; anyway, en existe-t-il d'autres pour décrire la vacuité des relations interpersonnelles, pour décrire cette insatiable envie de la présence de l'autre? Semblerait que non (elle roule les yeux au ciel). Bref. Éros. Thanatos. Soulignés en jaune. Sur un panneau lumineux.
Bref, bof...Je pense que j'en ai ras le bol de la postmodernité tape-à-l'oeil...
J'hésitais entre donner 3 ou 4 étoiles, parce que mon appréciation des nouvelles varie beaucoup. J'ai été séduite dès la première nouvelle, mais quelques-unes m'ont plus ou moins déçue par la suite. Les nouvelles que j'ai préférées sont celles qui abordaient le moins la sexualité, thème un peu trop récurrent et constamment abordé sous les mêmes termes et thématiques à travers le recueil, ce qui le rend un peu redondant.
Pendant ma lecture de ce recueil de nouvelles, un mot me revenait constamment à l'esprit : férocité. Une férocité féminine qui redéfinit ce que la "féminité" signifie! Ça n'a pas été une lecture facile, mais le livre se dévore en une séance. Ça faisait mal de lire certaines histoires, parce qu'elles étaient tellement brutes, et même parfois violentes. Et étonnamment, j'ai beaucoup aimé!
"ces pas que nous ne faisions plus ensemble, mais côte à côte; je marchais à côté de toi, à côté d'une joie qui n'était plus à moi" Belle référence aux vers de Hector de Saint-Denys Garneau 🫶
Cette œuvre est impressionnante, choquante et épatante. Pour l'instant, je ne la considère pas comme ma préférée dans les œuvres en lice pour le Prix littéraire des collégiens, mais qui sait? Une réflexion profonde pourrait me faire changer d'avis.
"je ne savais pas si nous allions nous revoir, si on avait baisé ou si on avait fait l'amour, s'il m'aimait ou s'il m'aimait bien, parce qu'il était comme moi et comme tous les autres, atteint du mal du siècle, l'incapacité, en général et en particulier, de parler de ce qui arrivait là maintenant entre nous, autre que son pénis aimait pas pire mon vagin."
"à cette loterie déficitaire, j'ai préféré être une catin, les corps comme le mien ne peuvent pas vraiment se payer le luxe d'une personnalité."
la seule reproche que j'ai pour ce livre est qu'il n'est pas assez long.
Je devais le lire pour l'école. Je ne l'ai pas détester, mais il le style de l'écrivaine me donnée l'impression qu'elle essayer trop d'écrire des scènes très dérangeantes.
Puis, étant une diplômée en arts visuels c'est un peu plus difficile de me shocker.
J'ai aimé l'idée et plusieurs des histoires, mais je n'ai pas plus aimé son style.
je me souviens que ce livre m'a particulièrement fasciné, surtout parce que je me retrouvais dans cette fascination pour nelly arcan et sylvia plath, mais aussi - et peut-être surtout - par les références au nord de Montréal et à la 48.
sinon, je me demande aussi si c'est vraiment un recueil de nouvelles, ou plutôt le même personnage tout au long de l'ouvrage.
Bon recueil de nouvelles. Parfois, il me semble un peu trop distant à mon goût. C'est un excellent livre, mais je dois avouer que la nouvelle n'est pas le réceptacle narratif que je préfère. Trop peu de chance de s'attacher aux personnages...
J’ai aimé la plume et certaines nouvelles. Par contre, j’ai été déçue du traitement de la sexualité, fréquent et redondant, un peu triste surtout. Mais quelques nouvelles se souscrivait à ce thème et c’était très agréable à lire. Merci
J’ai trouvé ce recueil de nouvelles assez déstabilisant. L’auteure met en scène des femmes déchirées entre ce que l’on attend d’elles et qui elles sont réellement. L’autodérision et la comparaison avec les autres est souvent de mise.
Il y a présence des thèmes de l’amour, du sexe et de la recherche identitaire, mais également de thèmes plus difficiles tels que la fascination pour la mort, l’infidélité et la manipulation. C’est troublant, ce qui m’a plu malgré tout.
La narration est fluide et poétique. Ce sont des nouvelles agréables à lire, notamment grâce au ton parfois ironique ainsi qu’à la présence de sacres et de mots en anglais. Cependant, je ne crois pas qu’il s’agisse d’une lecture qui plait à tous.
Des femmes savantes m'a vraiment impressionnée. Son language cru, parfois vulgaire, érotique et surtout honnête m'a bouleversé. Ah, le pouvoir des mots. Quelques nouvelles sont vraiment courtes, ce qui rend le tout dynamique. Un seul élement m'a dérangé... le franglais trop exagéré. « Best friends forever, but let's be honest, let's say qu'en vérité, le forever n'a ... » S'il-vous-plaît... Pas ça...
Des femmes savantes est, somme toute, non seulement divertissant, mais touchant.
Ce recueil de nouvelles méritait clairement de gagner le Prix littéraire des collégiens (tout comme Le poids de la neige, alors je suis très heureuse du résultat final). Après cette relecture, je vois parfaitement sa beauté, sa brutalité et sa vérité. Je le recommande à 100% et j'ai hâte d'en lire plus de la part de Chloé Savoie-Bernard!