Jump to ratings and reviews
Rate this book

887

Rate this book
D'un acteur qui peine à apprendre par cœur le célèbre poème Speak White de Michèle Lalonde, Robert Lepage tire le prétexte à une remontée dans la mémoire : la sienne, du temps de son enfance passée au 887 de l'avenue Murray à Québec, et celle du Québec à l'époque de la crise d'Octobre et de la Nuit de la poésie. Dans ce spectacle solo, Robert Lepage fait naître le théâtre au point de rencontre des souvenirs personnels et de la mémoire collective.

84 pages, Paperback

First published January 1, 2016

3 people are currently reading
98 people want to read

About the author

Robert Lepage

16 books21 followers
Né à Québec en 1957, Robert Lepage est devenu le 11e - et plus jeune - lauréat du très prestigieux Prix Europe pour le théâtre, l'équivalent du Nobel pour la littérature. Formé au Conservatoire d'art dramatique de Québec, il a été, à 29 ans à peine, directeur du Centre National des Arts du Canada. De son association avec le Théâtre Repère, en 1982, naissent Vinci, La trilogie des dragons, Le polygraphe, Les plaques tectoniques, Les aiguilles et l'opium. À la suite de la fondation d'Ex Machina, en 1994, la dimension technologique acquiert de plus en plus d'importance dans les spectacles créés : Les sept branches de la rivière Ota, Elseneur, La géométrie des miracles, La face cachée de la lune, Le projet Andersen. Ces spectacles sont régulièrement présentés en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Océanie.

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
78 (36%)
4 stars
81 (37%)
3 stars
37 (17%)
2 stars
14 (6%)
1 star
4 (1%)
Displaying 1 - 25 of 25 reviews
Profile Image for Marie-Andree.
15 reviews7 followers
May 11, 2019
Je me dois de mettre 5 étoiles à ce bijou du théâtre québécois parce que j’ai eu la chance de voir Robert Lepage le jouer sur les planches. La lecture du livre m’a replongée dans l’univers magique d’Ex Machina. À lire mais surtout à voir si ça revient un jour.
Profile Image for Anthony Lacroix.
Author 6 books141 followers
Read
April 1, 2019
Bof. Tout semble être dans le décors. Sinon, c’est un cours de cegep vraiment accéléré
Profile Image for Mylène Fréchette.
282 reviews17 followers
August 10, 2017
Une oeuvre magistrale qui m'en a appris beaucoup sur l'histoire de mon pays en plus de m'émouvoir à plusieurs reprises... J'aurais tant aimé en voir une représentation! Heureusement, l'album illustré instaure une ambiance qui nous laisse deviner celle de la mise en scène.
Profile Image for Louis Dore-Savard.
143 reviews6 followers
January 23, 2018
Un album magnifique. J'ai lu ça en deux heures et demie pas d'entracte, et j'ai été complètement transporté. Bravo.
Profile Image for Thomas.
4 reviews
July 26, 2025
je vais relire ce livre jusqu’à être dans mon cercueil
Profile Image for Mireille Duval.
1,702 reviews106 followers
August 14, 2017
Une très belle lecture, qui m'a fait regretter de ne pas avoir vu la pièce; ça semblait vraiment dans mes cordes. Les illustrations, au moins, aident à recréer l'ambiance de la pièce, dont les décors semblaient vraiment intéressants. La voix de Robert Lepage s'entend même à travers ses mots sur les pages. Speak white est très bien utilisé à travers le texte, surtout à la fin. Sinon, j'aime beaucoup toutes ces anecdotes sur l'enfance, la vie de quartier et de famille, avec le papa beaucoup plus sympathique que ne le sont généralement les pères au théâtre. J'ai beaucoup aimé toute la scène de répétition avec Fred, je trouve que d'avoir un monologue à deux c'est toujours un fameux tour de force que Lepage maîtrise à merveille.

Rapellez-moi de ne pas manquer sa prochaine pièce! Mais au moins, d'acheter ce magnifique album pour le #12aout, ça compense un peu.
104 reviews
May 25, 2024
J’ai adoré lire les pages de cette pièce de Robert Lepage.
Profile Image for Simon Lavoie.
140 reviews17 followers
November 21, 2024
Puissant et émouvant, tant par sa simplicité que par son étonnante portée. Le Québec de la Révolution tranquille vu à travers le filtre de la mémoire personnelle de Robert Lepage : l'enfance de son père et la sienne rue Murray, le voisinage, la nette conjonction entre distinction de classes socioéconomiques et différence linguistique; l'invention du drapeau canadien passé l'évacuation des couleurs de l'autre peuple fondateur et l'évacuation de la référence aux autochtones, le samedi de la matraque et le réalignement concomittant des positionnements (de rouge / bleu, à fédéralistes / indépendentistes), le manifeste du FLQ,... La situation actuelle de fin de société, de la non-reconnaissance typonomique de ses artisans (pourquoi ne pas avoir renommé le carré Saint-Louis carré Nelligan ; pourquoi un cul-de-sac à Outremont nommé Pauline Julien?) de la satisfaction vide des parvenus serviles et anciens révolutionnaires devenus prof d'université ou chroniqueurs voyageant en VUS. Une manière de regarder l'histoire qui la rend vibrante, saisissante et - sait-on jamais - mémorable. La réflexion psycho-neurologique d'arrière-plan sur l'actuel surabondance de l'information et de supports informatiques par rapport à nos capacités de mémorisation (réflexion qui rejoint des travaux récents en biologie fondamentale - voir par ex. K. Laland 2017, Darwin's Unfinished Symphony: How Culture Made the Human Mind) confère à cette pièce maîtresse une auréole d'actualité dramatique (ce à quoi peut ajouter qu'il faut aux lecteurs un iPhone pour se prévaloir de l'application accompagnant le livre de scènes tirés de la pièce). Du grand Lepage.
532 reviews1 follower
January 5, 2017
J'ai adoré la pièce quand je l'ai vu et je l'aime encore plus après la lecture de ce texte. Quelle belle écriture et quel beau mélange d'idées! Bravo!
Profile Image for Nick Carraway LLC.
371 reviews12 followers
November 4, 2017
1) "À l'appartement 8, c'était la famille de Johnny Farago. Oui, oui. Le fameux Johnny Farago, avant qu'il déménage à Montréal pour devenir une vedette de la chanson populaire québécoise. On le voit ici, à l'âge de 12 ans, dans un de ses célèbres imitations d'Elvis Presley. Sa mère n'avait que 14 ans quand elle l'a mis au monde. Et comme la plupart de mères célibataires à l'époque, elle avait donné naissance à Johnny dans un centres pour filles-mères tenu par les Soeurs Grises. Et le prix à payer pour avoir enfanté dans le péché était d'accoucher devant les gradins remplis d'étudiants en médecine de l'Université Laval que applaudissaient à tout rompre si l'accouchement était réussi. Sa mère disait que c'était probablement à ce moment précis que son fils avait eu la piqûre du show business."

2) "C'est comme à Montréal, avec la ruelle Robert-Gravel et l'impasse Pauline-Julien. L'IMPASSE Pauline-Julien! Je te dis que ça vaut la peine de militer toute ta vie pour réveiller la conscience sociale et politique des Québécois pour finir dans une impasse à Rosemont, un quartier où elle est même pas née, où elle a même jamais vécu. Parce que tout le monde sait très bien qu'elle vivait au carré Saint-Louis, en face de la maison du grand poète Émile Nelligan. D'ailleurs, explique-moi donc une affaire toi: comment ça se fait que depuis le temps, le carré Saint-Louis, ça a pas été rebaptisé le carré Émile-Nelligan? Est-ce que c'est ça la mémoire collective des Québécois? C'est comme ça qu'on se rappelle des gens qui ont apporté une contribution importante au patrimoine culturel du Québec!?!"

3) "Environ une minute avant d'entrer en scène, je me suis posé la question que tout le monde se pose en pareilles circonstances. «Mais que diable suis-je venu faire dans cette galère? Pourquoi ai-je accepté encore une fois de me mettre en danger comme ça?»
Quand j'ai mis les pieds sur scène, j'ai immédiatement eu ma réponse.
C'était certainement pas pour l'immese privilège et l'honneur d'avoir à réciter ce poème mythique, mais plutôt pour tenter d'épater la galerie qui ce soir-là était composée de gens des milieux politique et culturel et du monde des médias. Y avait des représentants du gouvernement fédéral, des représentants du gouvernement provincial, des gens de l'Hôtel de ville de Montréal, des gens du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec, un ex-membre du FLQ, qui chaque jeudi traverse le pont Pierre-Laporte pour aller donner son cours de science politique à l'Université Laval, un journaliste du journal Le Devoir dont la chronique paraît le mardi matin, quand Le Devoir est composé de quatre pages pliées en deux pour faire semblant qu'il y en a huit et qui est probablement même pas au fait que Henri Bourassa, le fondateur du journal Le Devoir, s'était lui-même fait crier «Speak white!» quand il avait voulu s'exprimer en français à la Chambre des communes en 1889, et toute une écurie d'anciens baba-cool qui «étaient là, à l'époque» mais qui sont tous arrivés en retard parce qu'ils arrivaient pas à trouver de stationnement sur René-Lévesque pour leur 4x4 de l'année dont la plaque d'immatriculation proclame «Québec, je me souviens».
Je me souviens de quoi au juste?!"
Profile Image for Matthew Parsons.
12 reviews1 follower
March 14, 2024
I saw Robert Lepage perform 887 in Vancouver and I've wanted to see it again ever since. It's one of those performances I regret going to alone, because I need to share it with somebody. The published text is no substitute for the performance itself - which wouldn't be the standard to rise to in most cases. But this play is so specifically meant to be performed by the person who wrote it that I don't know how else to take this. As an opportunity to relive one of the most compelling theatrical experiences in recent memory, this will do. In a way that's surprisingly relevant to the play's themes, I found that I could remember almost every scene in its precise staging from the theatre where I saw it.
Profile Image for Musaritch.
221 reviews2 followers
March 29, 2022
Un livre vraiment incroyable avec un protagonistes vraiment prenant. Je recommande à tout le monde, même ceux qui comme moi ne connaissait pas Robert Lepage avant de lire cette œuvre. Les illustrations sont vraiment splendide et marquantes. La disposition du texte, le choix de mettre certaines pages en noirs, etc. Vraiment j'ai adoré. Merci à mon professeur de me l'avoir prêté !

Pour dessiner : le chiffre 887, un taxi, une fleur de lys, un lit à deux étages, un texte sur plusieurs pages.
Profile Image for Jamandelb.
121 reviews4 followers
August 21, 2020
Obsessed.
A couple hour’s read alone, probably many more in the classroom but wonderful for memory and Canadian identity and politics. The personal often eclipses the historical, and character sketches emphasize the emotional nature of memory. Humour and heart.
7 reviews
January 14, 2022
J’ai adoré
Cette édition illustrée(Québec Amérique) est magnifique. Avec une suggestion d’appli pour avoir quelques passages en réalité augmentée.

Je n’ai pas vu la pièce mais j’irai certainement la « vivre » la prochaine fois qu’elle sera jouée si elle l’est un jour.
Profile Image for Carolanne Foucher.
Author 6 books188 followers
Read
May 18, 2023
« Alors, je me suis dit que j'étais pas digne, moi, de réciter ces mots-là. Pas plus que les gens dans la salle ce soir-là étaient dignes de les entendre. Et je me suis dit que je savais pas de quoi j'avais hérité, au juste, de mon père mais que c'était certainement pas de sa grande humilité. »
Profile Image for Boommtl.
49 reviews9 followers
November 30, 2017
Très beau livre! Les superbes images permettent vraiment de visualiser la mise en scène de la pièce.
Profile Image for Ève Goyer.
13 reviews1 follower
May 20, 2020
1= Pas d'intérêt
2= Petit intérêt
3= Intérêt
4= Grand intérêt
Profile Image for Eden .
121 reviews1 follower
Read
March 17, 2025
The idea of merely reading a Lepage script without any of the visuals is as weird and unappealing as a colorless rainbow
Profile Image for Frédéric Tremblay.
37 reviews2 followers
July 13, 2019
Du bon Lepage. Le signe de son intelligence et de son talent, pour moi, est la totale limpidité, la clarté de son propos.
230 reviews
September 6, 2021
Le poème de Michèle Lalonde a la forme d'une riposte dramatique directe au célèbre mot d'ordre « Speak white » jadis en usage dans les plantations nord-américaines pour commander aux esclaves de s'exprimer en tout temps dans la langue de leurs maîtres blancs. L'expression en vint par la suite à être adressée couramment aux Canadiens d'expression française pour leur enjoindre de s'exprimer en anglais et leur rappeler leur infériorité ou position subalterne.


Et comme la plupart des mères célibataires à l'époque, elle avait donné naissance à Johnny dans un centre pour filles-mères tenu par les Soeurs Grises. Et le prix à payer pour avoir enfanté dans le péché était d'accoucher devant des gradins remplis d'étudiants en médecine de l'Université Laval qui aplaudissaient à tout rompre si l'accouchement était réussi.


À cette époque-là, on payait pas les enfants en argent, on les payait avec de la farine ou des paquets de cigarettes.


Mais même si j'en avais une, ça serait doublement réducteur parce que Michèle Lalonde n'a pas écrit que de la poésie, elle a écrit de la prose, des romans, des pièces de théâtre, des essais politiques. En plus, son propos, c'est pas juste une réalité québécoise, c'est une réalité universelle.


En 1962, Donald Gordon, président directeur général de la société ferroviaire du Canadien National, est convoqué en commission parlementaire à Ottawa. Au moment où on lui demande de justifier pourquoi sur les dix-sept vice-présidents du CN, à travers le Canada, il n'y en a pas un seul qui parle français, il répond, le plus calmement du monde, que c'est parce que ce sont des nominations qui sont basées sur le mérite et que, malheureusement, les Canadiens français n'ont pas les compétences pour occuper ces postes-là.


Contrair'ment à la pop, la musique classique
A cett' forc' d'éveiller des états intérieurs
Qui, malgré mon jeune âg', me rendent nostalgique
De chos' que j'ai dû vivre dans des vies antérieures.


Avant 1965, le drapeau canadien ressemblait à ceci. On l'appelait le Red Ensign. Évidemment la plupart des francophones du Québec ne s'identifiaient pas à ce drapeau, d'abord parce qu'il était rouge, couleur généralement associée aux anglais, et à cause du petit drapeau britannique ici dans le coin qui leur rappelle constamment qu'ils ont été conquis et qu'ils doivent désormais vivre sous le joug de la couronne britannique.


Le directeur du Conservatoire m'a répondu: « Je peux t'assurer que le cursus de l'école a pas beaucoup changé avec les années, et si aujourd'hui les étudiants ont une meilleure diction, c'est parce qu'ils viennent de classes sociales plus élevées qu'avant. Parce que maintenant il faut payer pour étudier au Conservatoire, contrairement à ton époque où tout était gratuit.


Y avait [...] un journaliste du journal Le Devoir dont la chronique paraît le mardi matin, quand Le Devoir est composé de quatre pages pliées en deux pour faire semblant qu'il y en a huit et qui est probablement même pas au fait que Henri Bourassa, le fondateur du journal Le Devoir, s'était lui-même fait crier « Speak white! » quand il avait voulu s'exprimer en français à la Chambre des communes en 1889 [...]
Profile Image for Peter McCambridge.
Author 19 books53 followers
October 8, 2016
4,5 au Trident. Sympa, charmant. Les petites histoires de la vie et la grande Histoire du Québec. Tout simple, mais faire simple est bien sûr compliqué. Et la mise en scène est excellente.
Displaying 1 - 25 of 25 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.