Avec ce livre, Alexandre Jardin clôt provisoirement sa « trilogie » familiale. Le Zubial disait sa dette à l’endroit de son père ; Le roman des Jardin remerciait sa famille ; et ce nouvel ouvrage rend grâce aux femmes qui ont fait son éducation, au premier rang desquelles figure, bien sûr, sa mère. Mais Alexandre Jardin éprouve de la gratitude à l’endroit de la plupart des femmes qui ont croisé son chemin – et qui ne sont pas toutes, loin de là, de souche « jardinienne ». Ainsi, ce roman raconte, par brefs chapitres, ce qu’il a appris, sur le chemin de sa vie, auprès de telle ou telle. Sa galerie va de sa mère, donc – grande prêtresse de fantaisie – jusqu’aux amoureuses de passages, de son épouse « Liberté » jusqu’à Françoise Verny, d’un professeur de mathématiques à une auto-stoppeuse, d’une mythomane à une aventurière… De fait, ces histoires, chacune liée à un épisode précis, se répondent, se mêlent, se recoupent de telle sorte que nous nous retrouvons à l’intérieur d’un roman d’apprentissage où le héros déguste ses leçons de plaisir, de courage, de lucidité, de rouerie, de bonheur. C’est toute la vision d’un monde « jardinisé » qui est passée en revue : prenez vos désirs pour des réalités, mettez toujours une forte dose de liberté dans cette réalité, et écoutez attentivement ce que les femmes ont à vous apprendre… Alexandre Jardin s’épanouit joyeusement à l’intérieur de ce programme fou-fou-fou. Et, plus grave, il est très convaincant.
Alexandre Jardin, né le 14 avril 1965 à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain et un cinéaste français.
Il est le fils de Pascal Jardin, écrivain et scénariste et le petit-fils de Jean Jardin (1904-1976), homme politique, éminence grise de Pierre Laval. Il a 2 frères et une demi sœur. Il se marie à l'âge de 23 ans et a cinq enfants.
Il écrit à 20 ans son premier roman, intitulé Bille en tête (1985) (prix du 1er Roman en 1986). Il obtient en 1986 son diplôme de Sciences po. Il est réalisateur de plusieurs films dont Bille en tête ou Fanfan, mais a aussi été, à l'époque chroniqueur au Figaro.
En 1988 il reçoit le prix Fémina pour son livre : Le Zèbre. Ouvrage qui sera adapté au cinéma par Jean Poiret en 1992 (avec Thierry Lhermitte dans le rôle principal).
Il a été chroniqueur littéraire pour Canal+ dans l'émission Nulle part ailleurs (avec Philippe Gildas et Antoine de Caunes).
En tant qu'écrivain, ses principaux thèmes sont l'amour à la Feydeau et la pédagogie. Il aborde la peur de la monotonie et le regain de la première flamme amoureuse. Une particularité remarquée, des enfants émerveillés sont souvent mis en scène.
En 1999, il est à l'origine de la création de l'association « Lire et faire lire » avec le journaliste Pascal Guénée.
En 2002, il poursuit son engagement associatif avec la création de l'association Mille Mots pour laquelle des bénévoles retraités interviennent en prison. Il est également parrain de l'association Unis-Cité qui propose un service civil volontaire aux jeunes âgés entre 18 et 25 ans.
En 2004 il écrit une série d'ouvrages destinés aux adolescents, Les Coloriés.
Il publie le 1er avril 2008, Chaque femme est un roman, une série de portraits de femmes.
Son dernier roman, Quinze ans après, sort en Octobre 2009 chez les Éditions Grasset.[
Mythomane reconnu, Jardin n’a plus aucune crédibilité. J’avais cependant acheté ce roman il y a longtemps et j’ai décidé de lui donner une chance. C’était une erreur. Extrêmement narcissique. Ce qui aurait pu, dû, être une ode à la femme, est en fait une ode au charmeur par excellence que croit être Jardin. L’écriture est tout de même bien, légère, fluide, je trouve que son style est surévalué, mais il sait tout de même écrire il faut être honnête. Je ne recommanderais pas ce livre!
Roman foutresque comme l'a bien décrit son auteur. Des fragments d'histoires qu'il a vecu avec différentes femmes à travers diverses relations le liant avec amies, amantes, fans, parents, étrangères. Un roman aussi choquant que saugrenu majoritairement abscon.
Un roman extrêmement nombriliste dans lequel Jardin raconte une série d'histoires de femmes qui ne peuvent simplement pas résister à son charme. Le vocabulaire employé pour décrire toutes ces femmes est d'une misogynie déplorable : les belles femmes (qui veulent absolument toutes coucher avec lui !) sont objectifiées, et les femmes "laides" comparées à des animaux ("yeux de génisse", "physique de dinosaure", et j'en passe...) Certains chapitres semblent si invraisemblables que je doute fortement de leur véracité. Je m'attendais à lire une ode à la femme et suis extrêmement déçue. Ce roman est en réalité une ode à lui-même dans laquelle il nous fait part de son sex-appeal extraordinaire qui pousse les femmes à faire des choses complètement folles et juste bizarres pour avoir la chance d'attirer son attention.
Ennuyant, terriblement long et narcissique. Il n’est pas question d’éloge à la femme dans ce « roman », mais bien d’une éloge à son auteur, qui commence ses phrases par « moi » et « je ». Il ne cesse de se faire briller dans ce roman : charmeur, mari irréprochable, auteur extraordinaire bien sûr, gagnant du prix femina ( oui on ne risque pas de l’oublier puisqu’il le rappelle toutes les 30 pages )Je met une étoile parce que je ne peux pas en mettre zéro.
“Vous devriez essayer de jouer votre vie c’est sans risque” Des punchlines fortes et marquantes. C’est agréable à lire. Néanmoins on sent la prétention dans sa plume. C’est trop rive gauche bourgeois pour moi.