Comme des milliers d'adolescentes en France, Solenn, seize ans, est atteinte d'anorexie mentale : une maladie d'origine psychologique qui conduit le sujet à refuser toute alimentation, au point de mettre sa vie en péril. Solenn est l'" absente " de cette bouleversante lettre ouverte, dans laquelle Patrick Poivre d'Arvor, en marge de la vie trépidante d'un journaliste vedette de la télévision, s'interroge inlassablement sur les causes, sur l'aide aussi qu'il peut apporter à son enfant. Et dévoile la souffrance d'un père par-delà son aura d'homme public.
Patrick Poivre d'Arvor (born Patrick Poivre) is a French TV journalist and writer. He is a household name in France, and nicknamed PPDA. With over 30 years and in excess of 4,500 editions of television news to his credit, he was one of the longest serving newsreaders in the world until he was fired in 2008. He presented his last newscast on TF1 on 10 July 2008.
"Solenn a seize ans. Elle en aura dix-sept le 11 décembre. Un anniversaire en liberté s'ils la relâchent d'ici-là. Elle souffre d'anorexie mentale. Mentale, ça va avec le nom de la maladie, mais ça ne me plaît pas. Elle a la tête qu'il faut, à l'intérieur comme à l'extérieur. Elle est très belle, très blonde, très douce, très têtue, très sensible. Cette fille-là, c'est une capteuse d'ions, une éponge à émotions. Elle attrape tout ce qui passe dans l'air, et que personne n'a vu. Je la crois douée pour le bonheur, à condition que le bonheur lui ressemble."
Un roman touchant écrit d'une main de maître. Patrick Poivre d'Arvor dans ce livre se veut plus intime, plus enclin aux confidences. Cette lettre ouverte est un message d'amour sans pareil, déchirant, presque vain en définitive. Solenn est un mirage que l'on découvre au fil des pages, une petite fille déjà grande et pourtant si minuscule, fragile, prête à se briser à tout moment. Au fil des pages, les lettres de l'auteur à sa fille se veulent de plus en plus bouleversantes, elles nous happent, on attend un dénouement qui ne viendra pas.
Je connaissais l'histoire de Solenn, principalement grâce à la Maison de Solenn qui est aujourd'hui un centre spécialisé pour les adolescents à Paris. Je souhaitais découvrir ce livre qui promettait d'être prenant, presque ravageur. Il a quelque part tenu ses promesses. La plume de Patrick Poivre d'Arvor nous entraîne dans son sillage, dans ses voyages, ses espoirs comme dans ses désillusions. J'aurais presque aimé que sa voix si connue accompagne ma lecture.
C'est un témoignage grandiose qui nous offre un nouveau regard sur l'anorexie : celui des proches, qui ne comprennent pas, parfois par déni aussi, et qui attendent quelque chose, une promesse de guérison, la fin, ou le début d'une vie où la nourriture n'est plus un poison.
Un livre qui se veut simple et efficace, dans l'urgence, face à des sentiments forts et parfois si contradictoires. Peut-être pas un coup de cœur, mais un livre que je suis très contente d'avoir enfin découvert et que je conseillerais à beaucoup. Pour y comprendre la détresse d'un homme si connu des Français, mais aussi pour ressentir l'intensité d'un amour filial sans pareil.
This is probably the kind of book that leaves a print on you forever. I feel really concerned by the subject of this book, so it makes it more touching. This is a letter from a father, Patrick Poivre-D'arvor himself, to his daughter, who killed herself at 20 after suffering from anorexia for years and years. The weight of the illness, the deception, the fears, the fear of dying and losing the one you love the most in this world, but also love. The love of a couple of parents, the love of a father more particularly who is trying to go on with his life despite the horrible lost, the blasphemy of burrying his own child (which is unatural). The book is deep, touching and it makes you think about life, about people, about feelings. I can't help myself but identifying myself with his daughter and I think about my parents. A book to read if you need hope, or a reason to stay alive, or just if you have a heart.