Quel changement drastique que prend le run de Geoff Johns à ce moment, d'un côté par la nouveau Status Quo de l'identité secrète de Flash avec la perte de mémoire de Wally et du reste de la planète, et de l'autre part la partie artistique qui tranche drastiquement avec ce qu'avait produit les illustrateurs précédents.
Le récit est intéressant à suivre et ce même si l'intrigue principal du copycat killer est cousu de fil blanc. Le sujet de cette histoire est simplement plutôt la réappropriation de la mémoire de Wally avec l'implication et la culpabilité que cela implique que ce soit vis à vis de lui, de Linda ou de Keystone.
La relation entre Len et Wally est bien dosé et démontre à nouveau où souhaite en venir Johns avec les Rogues, à savoir en faire de vrais personnages avec une vrai personnalité et des motivations plausibles.
Ce qui est dommage, et j'ai vraiment hésité à baisser la note d'une étoile pour cela c'est les illustrations.
Bon sang... Certains panels sont vraiment hideux, les visages masculins sont vraiment horribles à regarder, et les personnages féminins sont sexualisés à outrance, on se croirait presque sur certains plans dnas une bd érotique c'est vraiment désagréable à regarder.
Et c'est dommage, parce que certaines compositions de pages sont très intéressantes, certaines idées de découpages à garder (la page où Wally est avec Linda dans le bar et où la pluie s'arrête et le temps se fige est très intense et puissante d'ailleurs, une des plus intéressante planche que j'ai vu depuis un moment), mais le dessins gâche vraiment tout.
Heureusement, qu'il s'agit d'un grand Johns qui nous narre une histoire, avec quelqu'un de moins talentueux, avec un dessin pareil, je crois que je n'aurai pas pu continuer après la première issue.