Une critique mitigée pour le premier polar de Marie-Ève Sévigny, publié en 2016 aux éditions Héliotrope.
J’ai découvert avec ravissement la belle plume, riche et habile de l’auteure, son écriture soignée, fluide et évocatrice. Marie-Ève Sévigny nous livre un polar intelligent, bien documenté et pertinent, traitant d’enjeux d’actualité en lien avec l’environnement, mais pas seulement. Y sont aussi abordés divers enjeux sociaux tels que la question des travailleurs agricoles saisonniers en provenance du Mexique, la gentrification de l’Île, etc. Malgré cela, je dois avouer que j’ai été portée davantage par le talent de l’auteure que par l’intrigue, qui m’a semblé somme toute sans intérêt, peu présente et peu enlevante. C’est tout de même dommage quand on a envie de lire un polar! Finalement, le personnage de Gabrielle, l’héroïne principale, n’était pas très bien ficelé et j’ai eu peine à comprendre certaines de ses actions - qui m'ont paru parfois incongrues -, elle m’est restée étrangère durant toute ma lecture.
En somme, un petit polar bien de chez-nous, d’un peu plus de 250 pages, à lire presque d’un trait un dimanche de grand froid, mais sans attentes. Malgré cette légère déception, j’espère que Marie-Ève Sévigny s’aventurera à un autre genre, où j’aurais j’en suis sûre grand plaisir à la retrouver.