Une femme repense l’enfant qu’elle a été, se revoit pousser dans l’ombre, quitter ce monde évanoui. Elle fouille les mots, cherche un horizon, ne serait-ce qu’un visage, qu’une bouche à embrasser. La matière, visible ou invisible, se tient debout puis disparaît.Je ne suis pas celle que vous croyez porte sur la difficulté d’être, les deuils nécessaires et l’enfance perdue. Pour exister, il faut plus qu’un nom, plus qu’un souffle. Pour vivre, il faut entrer dans le temps, grandir, vieillir, apprendre à tracer l’avenir avec une langue de sable.Voir à composer avec la mort, le silence, les blancs, les fantômes, avec la mémoire comme un cri étouffé, un surgissement.
Une belle poésie. Touchante et parfois assez brutale. Toujours très féminine. Un recueil qui m'a rejoint plus que la poésie le fait habituellement, alors ce doit être bon signe. J'ai bien aimé!
Un déclic à rebours, une douceur en hiver. Il m'a fallu quelques relectures pour l'apprécier complètement et maintenant que j'y suis, je ne retournerais pas en arrière.