Ce livre donne la parole à des gens qui ne se prononcent pas d’emblée sur la culture du viol. Des femmes et des hommes qui ne montent pas nécessairement aux barricades pour énoncer leurs points de vue. Montre que cette insidieuse menace peut se cacher dans un petit coin et qu’il est facile de ne pas la voir. Expose la fréquence et l’abondance des comportements qui contribuent à la perpétuation de ce rapport de force malsain.
Parce que « qui ne dit mot consent », nous avons voulu dire, crier, hurler le sujet. Le mettre en mots, en images, en idées, en points d’interrogation.
Mais quelle merveilleuse idée que de créer un collectif avec des personnes connues, issues de différents milieux, pour s’exprimer sur la culture du viol. En plus de nous offrir des voix variées, le collectif est également présenté sous diverses formes : l’échange, le texte, la fiction, la poésie, la photographie. Les textes de Julie Artacho, de Florence Longpré et de Samuel Larochelle sont ceux que j’ai particulièrement aimés. Il s’agit du livre à vous procurer pour vous sensibiliser à ce qu’est la culture du viol!
Avec des textes qui font froids dans le dos et qui font dresser les poils sur les bras, ce collectif aborde un sujet qui devrait être beaucoup plus présenté durant la scolarité des jeunes pour ne serait-ce que nommer ce problème qui touche tout le monde. C'était dur à lire, mais c'est, je pense, une lecture nécessaire.
Livre intéressant, par contre je n’ai pas accroché sur les textes narratifs. Je m’attendais à ce que la culture du viol, qui est si insidieuse, soit présentée de façon plus nuancée. J’ai également trouvé que le texte de Webster était à la limite du slutshaming.
Je ne peux pas vraiment dire que j'ai « aimé » ça. Ce n'est pas un qualificatif qui s'applique vraiment. Ce livre, de par les différentes voix qui s'y expriment, est plus que pertinent. Les textes courts et de natures variées rendent sa lecture plus abordable. J'ai été choquée, troublée dégoûtée, etc à de nombreuses reprises, et j'ai aussi appris. C'est à lire, et à relire, par morceaux. Je crois que ce livre constitue également un outil puissant dans la démystification de la culture du viol.
Excellente oeuvre, touchante dans son ensemble. Certains textes m'ont un peu moins rejointes de par leur format mais j'ai beaucoup aimé en général. Une lecture nécessaire à mettre entre toutes les mains.
Un livre pertinent qui ne pourrait être plus d’actualité, à lire et à recommander! Attention au coup de blues par contre, ce n’est pas la lecture la plus joyeuse
C'est un excellent livre sur un sujet dont on doit parler plus souvent. J'ai adoré les différents styles et genre d'écriture. Mots percutants et histoires frappantes. Les histoires se suivent et se ressemblent... malheureusement. Bon livre pour commencer un dialogue sur la culture du viol. Bravo!
"Ça me manque, ces années de pré-cynisme, avant que tout me fasse eyeroller. Ces quelques années de grâce, autour du cégep, quand tu viens de découvrir Stanley Kubrick et que t'as pas encore compris que tout le monde est con."
Un ouvrage profondément émouvant, bouleversant et aussi éducatif. La nouvelle de Nancy B.-Pilon (La menace) est mon coup de coeur. Elle est moins explicite et souffrante que bien d'autres, mais elle montre tellement bien le fossé entre l'égalité de fait et l'inégalité réelle auxquelles les hommes et les femmes font face.
"Je suis un homme" aussi était crève-cœur. Car si on parle des carcans rabaissants dans lequel on place les femmes, on oublie parfois à quel point les hommes sensibles et doux risquent de passer pour des gays (insulte suprême à la virilité, bien sûr!)
Bref, on a un gros problème avec notre culture qui enferme les gens dans des stéréotypes. Et un livre comme cela, ça fait du bien parce qu'il y a aussi de l'espoir dans cette prise de parole. Comme le geste de la recrue dans la nouvelle "L'homme est un loup pour l'homme". Au final, la parole est déterminante et annonce une réforme en profondeur, un début d'action pour changer les choses.
Et la dernière nouvelle de l'ouvrage explique tellement, mais tellement de choses, sur le silence et la réécriture d'une agression quand il ne reste rien que ça pour s'en sortir.
Alors merci pour ce recueil si humain, si touchant. C'est un essentiel aujourd'hui.
Ce recueil polyforme (contenant donc textes, photos et dessins) discute de la culture du viol sous toutes ses formes. Certains textes m'ont plus touchée que d'autres. Parfois, ils m'ont laissé un goût amer et des larmes aux yeux. D'autres m'ont dégoûté ou rendue mal à l'aise. C'est pourquoi je ne peux pas dire que j'ai aimé ma lecture, mais je l'ai apprécié. Nullement lecture de détente, Sous la ceinture offusque et rend triste.
J'ai notamment été retournée par le texte «Boyfriend» de Florence Longpré, qui m'a beaucoup rejoint, et celui de Jennifer Sidney. J'ai accepté ma part de responsabilité dans la culture du viol avec Sophie Bienvenu, ayant déjà fait des commentaires désobligeants comme elle cite dans «Allez, hop, un peu de sincérité». Samuel Larochelle a abordé une problématique à laquelle on ne pense pas du tout en parlant de culture du viol et je le remercie pour ce regard nouveau.
Sous la ceinture est une lecture difficile, mais au combien importante.
Un recueil indispensable qui sensibilise à la culture du viol. Ce devrait être une lecture obligatoire pour les jeunes vers la fin de secondaire, afin de briser les tabous.
J'ai particulièrement aimé le texte (théâtre) de Florence Longpré.
C'est une lecture difficile, car c'est un sujet difficile, mais c'est une lecture ô combien nécessaire et essentielle ! Ce livre devrait être une lecture obligatoire au Cégep.
Par : Ève 16+ (langage très cru dans certains passages)
« La culture du viol est un concept établissant des liens entre le viol (ainsi que d'autres violences sexuelles) et la culture de la société où ces faits ont lieu, et dans laquelle prévalent des attitudes et des pratiques tendant à tolérer, excuser, voire approuver le viol. » - Wikipédia
Ce livre donne la parole à des hommes et des femmes (par exemple, Koriass, ou Véronique Grenier, professeure de philosophie) et expose la fréquence et l’abondance des comportements qui contribuent à la perpétuation de la culture du viol.
Je recommande grandement ce livre, qui ouvre non seulement la porte aux dialogues sur une réalité affligeante, mais qui permet aussi de démystifier la ce qu'est réellement la culture du viol.
Un recueil de textes, fictions, (auto)fictions, courts articles autour de la culture du viol, de beaucoup beaucoup de ses déclinaisons et de ses avatars.
Il ne faut pas s'attendre à des essais académiques sur la culture du viol, certains textes n'étaient pas très bien écrits et d'autres, très prévisibles et pas nécessairement très profond.
Beaucoup sont très crus et très violents toutefois, violents dans le sens que ça vient te chercher, te faire sentir mal, te faire dégoûter aussi. On dirait que certains textes ont été écrits dans le but d'être le plus trash possible, mais ce ne sont pas ces textes qui ont retenus mon attention, ils ne parlaient pas vraiment de culture du viol, on dirait qu'il mettait le viol et l'agressivité en scène plus qu'autres choses (pas mal juste les textes de deux hommes).
J'ai plutôt beaucoup aimé les textes de Sophie Bienvenu, Gabrielle L. Collard et l'article de Webster sur le sexisme dans le hip-hop ainsi que celui de Judith Lussier plus général. Après, il y avait un large éventail de textes qui ne s'adressait probablement pas à moi non plus, je crois que son public cible est beaucoup plus celui des adolescents, jeunes adultes. Je crois que c'est ce public qui nécessite définitivement le plus la lecture de ces textes.
Je crois que c'est ça qui ne m'a pas trop attiré par le recueil, je n'étais pas vraiment visé, je savais déjà pas mal de ce qui été dit, sans être du tout un b.a.-ba/101 de la culture du viol; c'est beaucoup plus un outil pour comprendre et c'est définitivement le genre de chose qu'on devrait apprendre le plus jeune possible. Je ne le recommande toutefois pas (étant donné les nombreuses scènes de violence, de viols, d'agressions, etc.) à un public en bas de 15 ans.