Xiao Chen est un comédien errant, jeté sur les routes par un dieu vengeur. Un masque à forme humaine dissimule son faciès de tigre, tandis que son cœur est de porcelaine fêlée. Son voyage va durer plus de mille ans. Au cours de son périple, il rencontrera Li Mei, une jeune tisseuse, la Belle qui verra en lui plus qu’une Bête. Celle qui, sans doute, saura lui rendre son cœur de chair. Cependant Brume de Rivière, fille-fée jalouse et manipulatrice, intrigue dans l’ombre contre leur bonheur.
Pendant presque quinze siècles, rivalités et amour s’entrecroisent, tissant une histoire de passion, de tendresse et de sacrifice, sur fond de magie et de théâtre.
Née le 1er mai 1978, Estelle Faye a suivi des cours de théâtre à Paris et à San Francisco. Elle a scénarisé plusieurs courts métrages dont un a été récompensé par le prix France Télévision au festival de Cannes.
Aujourd’hui, Estelle Faye se consacre à la réalisation et à l’écriture.
Depuis que j’ai posé les yeux sur ce livre en librairie il y a deux ou trois ans, j’ai toujours eu envie de le lire. Les coups de cœur sur des couvertures j’en ai au moins 2 par semaines, il n’empêche qu’une jolie couverture marche toujours pour attirer mon regard et enflammer mon intérêt. Je l’ai finalement déniché en flânant dans les rayons de la bibliothèque et me suis tout de suite jetée dessus. Enfin j’allais pouvoir découvrir quelle était l’histoire que cette belle couverture promettait ! Et puis, "Porcelaine" a quand même reçu le prix Elbakin.net pour Meilleur roman Fantasy français en 2013, donc mes espérances étaient assez hautes.
Malgré les livres à lire pour les cours et les nombreux devoirs à rendre, en même pas une semaine j’avais finis ma lecture. Ce n’est pas un pavé, il compte 288 pages. Je ne peux pas dire que ce fut un coup de cœur comme l’a été la couverture. A plusieurs reprises j’ai haussé un sourcil ou deviné ce qui allait se passer. Tout de même, je ne regrette pas d’avoir lu ce livre, ce qui mérite bien que je passe un peu de temps à écrire ce qui m’a plu, et ce que j’ai moins aimé.
Comme souvent, c’est le fait d’avoir lu la description à l’arrière du livre qui m’a amené à avoir des attentes qui au final n’ont pas été satisfaites. Bien que reprenant des éléments de l’histoire, elle ne donne pas les bons renseignements. Je lis rarement des histoires d’amour, mais j’étais prête à me laisser emporter par celle-ci. Toutefois cela ne prend pas une très grande place dans l’histoire. Toute la première partie est centrée sur Xiao Chen, la façon dont il se retrouva affublé d’une tête de tigre, sa jeunesse et son départ dans le monde. Bien que prenant, je me demandais quand est-ce que cette fameuse Li Mei allait apparaître ! C’est pourtant Brume de Rivière que l’on rencontre avant elle, son histoire avec Xiao Chen est mignonne mais forcément on sait que ça va mal tourner du fait de la description.
L’évolution des personnages est fascinante, bien que pour certains je n’ai pas trop compris d’où venaient tel ou tel sentiments. Ce qui m’a le plus gêné, c’est la façon dont Brume de Rivière a été traitée. D’accord, elle n’est pas 100% humaine, mais il était tout de même décevant de voir les deux seules personnages féminins se haïrent et se faire vivre les pires choses à cause d’un homme. Ces trois-là sont mentionnés dans la description mais il y a d’autres personnages, chacun évoluant de façon intéressante avec une place importante dans l’histoire.
On nous promet des siècles dans la description mais on ne suit les personnages que sur des dizaines d’années, pour ensuite s’entendre dire que tant ou tant d’années ont passées entre deux moments. Dommage car j’aurais aimé voir l’évolution de la Chine sur ces années. On ne voit que le contraste de la Chine de l’enfance de Xiao Chen puis celle, quelques siècles plus tard, de Li Mei. Néanmoins, avec moins de 300 pages cela a été assez bien géré sans passer par des clichés. Autre petit problème : jamais aucune réaction sur le fait que Xiao Chen soit immensément plus vieux que Li Mei (mais il est beau alors on s’en fiche).
J’ai beaucoup aimé le point de vue de Li Mei, même si c’est par ses yeux que l’on retrouve Xiao Chen après tant d’années et qu’on ne le reconnait presque plus. La façon dont ils se rencontrent est tout le contraire de romantique, mais celle dont leurs sentiments évoluent est sympathique, ça ne m’a jamais semblé forcé. La force de ce personnage, sa ténacité m’ont vraiment plu.
Cette histoire fait vraiment penser à une légende, là-dessus pas de surprises. Ça change pas mal des romans habituels que je lis : je me serais vraiment cru dans un vieux livre poussiéreux trouvé au fond d’un grenier, me parlant de temps et lieux éloignés. Par rapport à la multitude de romans de fantasy se passant dans un monde plus européen, c’était un changement de décor très agréable.
J’ai toujours en tête les couleurs, images et ambiances de ce livre, à de nombreuses reprises je me suis arrêté pour mieux imaginer le décor dans ma tête et à souhaiter qu’un film existe. Magie, spectacle, danse et créatures étranges : l’esthétique de ce roman m’a vraiment plu.
Malgré les quelques critiques que j’ai pu faire, je replongerai dans un roman d’Estelle Faye avec plaisir. D’ailleurs j’ai vu que la bibliothèque avait "Un Éclat de Givre" et ce sera sans doute ma prochaine lecture !
Un univers très différent de celui d'un éclat de givre. J'ai beaucoup apprécié cette histoire qui fait très légende antique, avec sa magie, ses deux, ses sortilèges et ses démons. Je le recommande.
On est sur un pseudo conte en même temps roman mais pas trop avec une ambiance qui essaie de se tisser... mais je n'ai pas réussi à rentrer dedans... Pour moi, ce livre aurait soi dû être une novella pour faire réellement un conte, soit faire 300 pages de plus pour développer les personnages. Là, on ne sait pas trop où on est, on a théoriquement une histoire d'amour mais que je cherche encore, les personnages sont plats (un peu comme dans les contes, cf mon point précédent) et pour un roman c'est pas ce que je recherche. La seule chose qui va me rester, c'est deux meufs qui essaient de se tirer dans les pattes pour avoir un mec.. Etonnant de la part de cette autrice, j'avoue avoir un peu mal à mon féminisme progressiste. Je suis perplexe.
La plume est très jolie en revanche et j'ai bien aimé l'ambiance, que j'aurais aimé plus poussée. L'univers de mythologie asiatique est très très cool et c'est pour ça que j'ai mis 2 étoiles, il a de belles qualités mais c'était pas pour moi.
En quête de nouveaux univers de fantasy, j’ai choisi de lire Porcelaine afin de me confronter pour la première fois à la fantasy asiatique qui a le vent en poupe depuis quelques temps. 🌏.
Démarrer avec une autrice française me paraissait être une manière douce d’aborder une culture et des traditions très différentes des miennes en étant accompagnée en douceur. Et je dois dire que je ne regrette pas ce choix. On sent beaucoup de respect et de délicatesse de la part de l’autrice qui nous retransmet avec brio la poésie et les ambiances de cette culture orientale.🥹
Mais au delà de cette découverte, Porcelaine est aussi une réécriture pleine d’originalité du conte de la belle et la bête, qui respecte les origines de la féerie et de l’origine des contes de fées, conçus pour préparer les enfants à la dure réalité des adultes en leur transmettant une moralité censée les guider sur le chemin. 🤩Ainsi les histoires ne se terminent pas toujours bien et les fées de la légendes ne sont pas de gentilles petites créatures aux intentions louables. Le côté parfois horrifique de la féerie est parfaitement retranscrit par l’autrice et nous laisse des sueurs froides aux heures les plus sombres de la nuit…🧚♀️
Le rythme est très contemplatif. J’ai apprécié ces pauses dans le roman même si j’ai parfois été sortie de ma lecture.
Quand aux personnages, c’est un véritable kaléidoscope, qui traverse les âges avec des âmes qui se colorent aux fils du temps un peu comme les comédiens de la troupe qui changent de costumes.🐲
Un roman à part qu’on garde en tête après la lecture et donc le souvenir nous laisse le même goût que les rêves qui peuvent parfois peupler nos nuits.😊
Je suis jamais parvenu à entrer dans ce livre qui part un peu dans tous les sens. Les personnages ne sont pas très développer, l'histoire n'est qu'un triangle amoureux bancal et les éléments fantastiques sont justifiés par le scénario mais ne servent pas à créer une ambiance.
C’est toujours rafraichissant de voir un auteur de fantasy sortir du carcan médiéval à l’occidentale. Dans cette optique, Estelle Faye signe avec Porcelaine un roman qui va nous faire traverser la Chine à plusieurs époques de son histoire, un dépaysement bienvenu qui attise forcément la curiosité.
Nous suivrons à travers plus de mille ans le parcours de Xiao Chen, un fils de potier qui a été maudit et se retrouve avec un visage de tigre. Chassé de son village, il va intégrer une troupe d’acteurs itinérants et se servir de son apparence et de ses talents pour attirer les badauds. Bien sûr les péripéties ne font que commencer, nous croiserons des démons, un serpent géant, des petits singes teigneux très très énervés, le grand amour et beaucoup d’eau (il a pas de chance avec l’eau, on dirait). Bien sûr, Xiao Chen ne sera pas seul, l’auteur nous sert une galerie de personnages hauts en couleurs tels que Brume ou Pied-de-cendre qui vont graviter autour du héros.
Le roman évoque un conte chinois à travers une narration poétique pleine de symboles et de magie. Tout est affaire d’ambiance et les amoureux des univers asiatiques seront charmés par la prose d’Estelle Faye qui décrit tout ça avec subtilité. Le livre renferme un gros melting-pot de tout ce qui constitue une grande fresque chinoise, avec ses démons, sa magie mystérieuse, ses amours contrariés, ses combats de sabres et ses pagodes majestueuses. Chaque péripétie du héros semble cacher plus ou moins bien un sens symbolique, ou simplement une beauté intrinsèque qui se suffit à elle-même.
Pourtant, tout en reconnaissant ses qualités formelles et son évocation magnifique des légendes chinoises, je n’ai jamais vraiment réussi à me plonger dans l’histoire, j’ai même fini par m’ennuyer. Le livre a l’air de nous faire suivre un itinéraire un peu au hasard, parsemé d’évènements plus ou moins liés entre eux mais où le héros avance sans but. En effet, à force d’insister sur les ambiances et les symboles, on en survole presque les personnages qui m’ont semblé bien vides et sans vraie motivation, je n’ai jamais ressenti d’attachement avec aucun d’entre eux, j’ai mis quasiment deux semaines pour lire moins de 300 pages, ça veut tout dire…
Tout a l’air beaucoup trop rapide dans les évènements qu’on nous raconte, et du coup ça perd en force et en profondeur : On nous décrit la naissance d’un amour sans nous montrer une vraie intimité, la rencontre avec Li Mei est à la limite du complètement random et l’évolution de cette relation ne m’a jamais touché (« oh mais tu sais broder ? Quelle femme merveilleuse, j’ai bien fait de t’épouser complètement au hasard ! »). On nous conte une amitié millénaire en trois dialogues, même la rencontre entre Brume et Xiao Chen, qui conditionne toute l’intrigue, apparait survolée.
La plupart des avis sur Porcelaine son élogieux, et donc comme à chaque fois que je ne rentre pas dans un livre aussi plébiscité par les lecteurs, il convient de se poser des questions sur le contexte : Pas le bon moment pour cette lecture ? Pas la bonne attente par rapport au livre ? Aucune idée, et au final je m’en fous un peu. C’est sacrément beau, c’est bien écrit, mais le texte passe plus de temps à avoir l’air d’un joli conte chinois (il le réussit très bien) qu’à nous immerger vraiment dans une histoire prenante.
Le livre d’Estelle Faye évoque plus le genre de narration orale qu’on prendrait naturellement, si on est super doué, pour raconter cette histoire à des amis ou à ses enfants le temps d’une soirée autour d’un feu si cette histoire était beaucoup plus courte (y’a encore des gens qui passent des soirées autour d’un feu, au fait ?). Mais là c’est trop étiré pour tenir sur la distance sans travailler plus que ça sa construction d’intrigue et de personnages. Ça conviendrait par contre parfaitement à une nouvelle, où la morale, la chute, la symbolique seraient immédiates, uniques et directes… Un peu comme tous les contes quoi…
Porcelaine évoque avec talent l’imagerie de la Chine légendaire et nous plonge dans un univers dépaysant, mais son histoire et ses personnages manquent de la profondeur nécessaire pour passer du stade de « jolie fresque chinoise » à celui d’une belle aventure qui m’aurait vraiment emporté.
Difficile de rendre justice à un texte aussi subtilement beau. On y retrouve l'enchantement qui est pour moi l'essence des vrais textes de fantasy. Il y a donc de l'aventure, une méchante fée, un jeune homme pris entre deux amours, de la beauté intérieure qui transparaît dans chacun des gestes, et du théâtre qui révèle la vérité. Vraiment un très beau conte chinois.
Comment l'auteur fait-elle pour rendre son récit aussi imagé? On voit tout, on ressent tout et c'est comme si une B.O. était intégrée et parfaitement adaptée à chaque parties. L'histoire en elle-même est tellement vaste que beaucoup d'auteurs en aurait profité pour multiplier le nombre de volumes. Une bonne chose pour certain mais pour d'autres comme moi qui ne vont jamais jusqu'au bout des séries à rallonge, une très bonne surprise! Et pour l'avoir déjà appliqué, également parfait comme cadeau.
Une très belle histoire, immersive, imagée et magique. J'ai adoré traverser les époques, les lieux et les intrigues dans un seul livre et graviter autour du théâtre . Néanmoins, je n'ai pas toujours compris les changements d'attitudes chez certains personnages, leurs choix ou leur évolution.