Voici le premier livre qui explique les émotions du monde par les séries télévisées. Au lendemain du 11 septembre 2001, la géopolitique a envahi non seulement le réel mais aussi nos imaginaires. Les séries sont devenues des références politiques tout autant que culturelles. Par la force de leurs intuitions, les scénaristes ne sont-ils pas les meilleurs analystes du monde contemporain ?Que perçoivent-ils de nos sociétés ? Avant tout la peur. La peur de la barbarie et le triomphe du chaos avec Game of Thrones, la peur de la fin de la démocratie avec House of Cards, celle du terrorisme avec Homeland, celle d'un ordre du monde qui disparaît dans Downton Abbey, enfin la peur de la menace russe avec Occupied.Un ouvrage défricheur, une démonstration brillante par l'un des spécialistes de géopolitique les plus connus internationalement.
Dominique Moïsi, a professor at L'Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), is Senior Adviser at the French Institute for International Affairs (IFRI) and a visiting professor at King’s College London. He is the author of The Geopolitics of Emotion: How Cultures of Fear, Humiliation, and Hope are Reshaping the World.
Uvek su me nervirali ovi Gudridsovi opisi ocena jer evo npr. dve zvezdice znači "it was ok". Deluje mi to preblago za tako malo zvezdica, ali avaj - dobro će mi poslužiti za ovu knjigu.
Merkala sam ovu knjigu od kako je izašla (za Sajam 2016. otprilike, ako se ne varam), ali sam je konačno kupila tek pre dva meseca. Možda sam baš zbog tolikog čekanja da je kupim i pročitam i moje očekivanje bilo veliko pa je iz toga proisteklo razočaranje. Ne znam, a nije ni bitno.
Ne znam mnogo o gospodinu Mojsiju ali mi deluje kao neki simpatični čikica koji se po stare dane navukao na gledanje serija (i sam kaže da su ga deca navukla) pa je odlučio da spoji lepo i korisno (tj. opravda svoje prokrastiniranje) i napravi jedan esej o geopolitici popularnih serija. Moram da napomenem da nisam sve pomenute serije (Game of Thrones, Downtown Abbey, Homeland, House of Cards, Borgen, Okkupert, Balance of Power) gledala (uopšte ili u celosti) ali sam uglavnom upućena u radnje. Međutim, Mojsijeve analogije mi deluju dosta nategnuto i/ili banalno (Noćna straža iz Igre prestola predstavlja Kurde, nije nego) pa mi je knjiga bila više smešna nego zanimljiva. Dodajte na to prekomerno korišćenje izrazito napornih konstrukcija poput "nije li", "ne čini li se da je", i njima sličnih, onda postaje jasno zašto me je ova knjiga u stvari još više nervirala. S druge strane, bilo mi je zanimljivo da čitam kakvu-takvu analizu nekih dragih serija tako da ne smatram vreme potrošeno na ovu knjigu bačenim.
Uglavnom, it was ok. Podvedimo je pod ediciju: čitala sam da vi ne biste morali.
Morala sam ovom štivu dati najgoru ocenu jer je savršen primer toga šta se desi kada neosnovano samopouzdanje navede iskusnog autora da piše o nečemu o čemu očigledno vrlo malo zna.
Čak i ako izuzmemo neokolinijalizam i seksizam koji iskaču sa svake stranice i nepogrešivo vas podsećaju kojoj generaciji pripada autor, koji za sebe verovatno misli kako je napredan i liberalan, toliko je upadljivo njegovo neznanje o savremenoj televiziji, popularnoj kulturi i načinima na koje se pristupa kulturnim sadržajima da sam instant postala manje kritična prema svom master radu (hvala mu na tome).
Ima delova koji imaju smisla, i to su oni gde se radi o sadržajima za čije je tumačenje od koristi znanje o međunarodnim odnosima, što jeste autorova struka, ali je verovatno vrhunac besmisla poslednje poglavlje u kome nam Mojsi predstavlja siže za imaginarnu seriju koja bi trebalo da bude optimistični pandan serijama kakve su Homeland ili House of Cards, a koji mene najviše podseća na epizodu Saut parka.
Uzela sam ovu knjigu prije skoro godinu dana i kao počela čitati, ali nisam imala nešto vremena, te je tek sad uzmem i pročitam. Naslov je djelovao vrlo zanimljivo, kao i izbor serija o kojima autor piše (GoT, House of Cards, Homeland...), a našlo se i zanimljivih ideja o povezivanju 9/11 i preokreta u razvoju i popularnosti serija određenog tipa i uopšte tematizovanja straha i nesigurnosti. Ipak, bilo je i dosta ponavljanja jednog te istog, a geopolitički aspekt je u nelim djelovima prelazio granice onoga što sam ja negdje očekivala i zamislila. U svakom slučaju, zanimljivo za sve koji vole serije i žele da upoznaju jedan potencijalni novi kontekst u koji mogu da se smjeste.
Una lectura interesantísima. Todos los ensayos tienen ideas estupendas en relación a la geopolítica y los aspectos concretos de esta que se relacionan con una serie u otra, y se sigue muy bien aunque, como es mi caso, no las hayas visto todas (aunque tengo que decir que tanto Homeland como Okkupert, que son las dos que me faltan, han subido muchos puestos en mi lista de series pendientes). También tengo que decir que el ensayo que más he disfrutado ha sido el de Downton Abbey… aunque tal vez esté siendo un poco imparcial, porque cualquier mención al bueno de Carson o a las hijas de lord Crawley ya me tiene ganado el corazoncito.
Podría ser una buena introducción a la geopolítica pero no lo logra ya que, evidentemente, no es lo que busac. Para mi gusto demasiadas preguntas y muy pocas respuestas. De todos modos, vale la pena para vislumbrar la que nos puede venir encima
Une thèse intéressante sur l'évolution des séries après le 11 septembre et la culture de peur qui est en train de s'emparer du monde. Des réserves sur quelques affirmations un peu péremptoires sur les pays du Moyen-Orient et de la Russie, avec une vision très centrée sur l'Occident. Envie de revoir les séries analysées avec un regard plus critique.
I've read four out of five (Arctic Monkeys vibe :)) shows mentioned: Game of Thrones, Downton Abbey, Homeland and House of Cards. This was an interesting take on them, although sometimes far-fetched.
Ce livre s'inscrit dans la continuité de La géopolitique de l'émotion: comment les cultures de peur, d'humiliation et d'espoir façonnent le monde, que je ne jugerai pas puisque je ne l'ai pas lu. En revanche, je tiens à dire que, pour amusant qu'il soit et bien qu'il ne soit pas dénué de réflexions très intéressante, La géopolitique des séries ne m'a absolument pas convaincu. La faute à plusieurs raisons. A commencer par le sentiment que l'auteur n'a compris lui-même ce qu'il voulait qu'au fur et à mesure qu'il écrivait son livre. J'en veux pour preuve l'incohérence du chapitre sur Game of Thrones qui part dans tous les sens et multiplie les remarques qui n'en ont pas. Un court exemple : il est évoqué la Guerre des Deux-Roses (dont la saga de fantasy peut bien s'être inspirée) et l'auteur ajoute : « Il s'agit là encore d'une guerre de Trente ans [..] qui sert de référence pour expliquer le Moyen Orient contemporain » (p.60). Qui connaît un peu les trois conflits sait que le seul rapport est leur grande violence (et encore, la Guerre des Deux-Roses ne se signale pas par ses massacres de population). En tout cas, connaissant bien les deux premiers, je ne les aurais déjà pas associés l'un à l'autre. Cela pose des questions sur la maîtrise d'événements historiques par l'auteur. Questions qui se trouve renforcées quand, quelques pages plus loin (p.64), il est évoqué le « « «droit de cuissage » en vigueur dans l'Europe de l'Ancien Régime ». Le problème est que le droit de cuissage relève de la légende et même de la théorie du complot. J'attire en outre l'attention sur le fait que l'univers et l'atmosphère de la série, supposée être influencée par notre réalité, s'appuie sur les livres de George R. R. Martin qui a commencé à les écrire en... 1996 ! A une époque où la géopolitique de notre monde, ainsi que l'écrit Dominique Moïsi lui-même plus loin, était différente. Un autre reproche que je ferai, c'est que deux des séries n'ont absolument rien de géopolitique : en fait, l'auteur veut montrer ce que ces séries peuvent trahir de l'état d'esprit du monde occidental. Cela se défend et il le fait bien, mais de là à en traduire l'état des rapports de force émotionnel entre les sociétés.... je suis dubitatif. Du moins cela ne fait que conforter les idées intéressantes que je crois être celle de La géopolitique de l'émotion: comment les cultures de peur, d'humiliation et d'espoir façonnent le monde. Le plus gênant réside dans la forme. Dominique Moïsi abuse des phrases interro-négatives et des rumeurs. Il a une ou deux expressions gênantes si ce n'est offensante qui m'ont étonné et suggéré que le livre avait été trop rapidement écrit. Que dire quand on lit (p.117-118) : « au prix d'une mortalité par armes à feu [celle des Etats-Unis] qui n'a rien à voir avec celle d'un pays civilisé et démocratique et rapproche l'Amérique du Brésil [souligné par moi]» Donc le Brésil n'est pas un pays civilisé et démocratique. Dont acte. Il y a un petit problème de jugement et de sentiment de supériorité... c'est très ponctuel mais c'est très gênant et, conjugué avec le reste, cela achève de dévaloriser le livre.
J'ai lu les 80 premières pages et ai survolé les 110 dernières. Même ce survol était douloureux et agaçant.
Points positifs : - L'angle de vue est aux premiers abords intéressant. - Chaque chapitre dédié à une série commence par un résumé puis une courte analyse du générique de début. J'aime bien, c'est intéressant et ludique.
Points négatifs : - Le lien entre série et géopolitique, en réalité, n'est pas divertissant. Le livre n'est pas assez bien écrit pour ça. C'est juste un cours de géopolitique qui balance ici et là des mentions de série. - C'est redondant à souhait. Je cite page 65 : "S'agit-il seulement de la traduction de la crise du politique, comme je l'ai suggéré précédemment ?". Alors non expliquer le point A, poser une question sur le point A puis réexpliquer et reformuler le point A ne rend le point ni plus juste ni plus intéressant à lire. C'est juste de la paresse à ce stade. - L'auteur fait de l'analyse comptoir comme page 62 : "Au Moyen-Orient aujourd'hui comme en Europe hier, ne sommes-nous pas dans "Le siècle sombre" que décrivait l'historienne anéricaine Barbara W. Tuchman dans son livre éponyme ?" En plus d'être extrêmement hautain et assez islamophobe voire raciste comme question rhétorique à poser, elle se base sur des faits faux. Toute la théorie d'un Moyen-Âge sombre et des "Dark Ages" a été réfutée et est à présent communément considéré comme faux. Par exemple les femmes avaient, lors de certaines périodes du Moyen-Âge, plus de droits qu'au début du XXe siècle. Bref l'auteur colporte des idées historiquement fausses pour appuyer un argument géopolitique raciste. - L'auteur annonce des choses comme des réalité. Aucune nuance dans l'écriture. Page 69 il affirme "La Maison Martell, c'est l'Iran"... désolée pour le spoil mais les Martell sont connus pour être libertins et l'Iran... comment dire... pas vraiment ? Désolée de ma trivialité mais à un moment M. Moïsi faut arrêter de débiter des débilités aussi vide que Lucky Luke dégaine son arme. Surtout que pour se dédouaner l'auteur fini ses horreurs infondées par "Tout cela n'est pas très sérieux bien sûr, et ne devrait donc pas être pris au sérieux." Apparemment l'utilisation du conditionnel lui est inconnu. Monsieur des fois il vaut mieux se taire que de faire des parallèles incohérents puis terminer par un disclaimer (si au moins il avait commencé avec...). - Le premier paragraphe de la conclusion contient ceci : "[Ça] me rappelait la nature provocatrice de mon travail." Je suis sans voix face à ce que l'auteur croit avoir accompli avec cet ovrage...
J’ai adoré l’idée première de l’essai. L’ouvrage est bien documenté, l’auteur a su restituer les séries dans leur contexte historique et culturel.
L’auteur cherche à démontrer que les séries actuelles ont pour la plupart comme thème, la peur. Reflet de notre société, les séries révéleraient selon lui les débats qui agitent nos sociétés et le miroir des craintes des Hommes. On comprend que si l’on souhaite vivre dans un monde plus apaisé, nous devrions nous atteler à la réalisation de séries plus optimistes. Dominique Moïsi, à travers son analyse, ne souhaite pas nourrir ce cycle dépressif mais au contraire mieux le comprendre pour mieux le transcender.
On regrette un peu qu’un court chapitre soit accordé à la série Occupied. Par ailleurs, malgré une bonne mise en contexte, il est difficile de se plonger dans la lecture sans connaître les séries évoquées (ce qui a été le plus gros désavantage pour moi).
"La geopolítica no se contenta con invadir la realidad de nuestras vidas cotidianas: invade nuestros imaginarios" " La propia serie se transforma en fuente de inspiración para los actores del mundo".
El planteamiento de libro es muy interesante y está claro que las series televisivas han pasado a ser un referente cultural. El autor escoge seis series para analizar y comprender la geopolítica. Para Dominique hay un momento clave el :11-S . Un hecho, que no solo afecta a la política internacional, sino a nuestra forma de comprender el mundo en algunos aspectos.
El ensayo es fácil de leer y accesible para todos los públicos. No puedo decir que no me haya gustado pero esperaba quizás un poco mas de "chicha". Si pudiera le daría un 2,5.
Positive points : -the idea of writing this on the first place is quite original ! -I liked the(maaany) references in the book!
Negative points : -the writer does not take into consideration the numerous OTHER factors that have influenced our century or the post 2001 era to be more exact, he just focuses on TV series . -a bit far fetched sometimes
The originality of the topic this essay pretends to deal with is the only thing original about the book. The series he chose to analyze are not analyzed in any way, just touched upon superficially, if anything. His sentences are empty, the few ideas he is able to put forward are not his own and the resource to open questions is way overused.
De entre toda la basura que nos invade acerca de política actual, autoayuda y similares, este libro es excelente mediante el análisis de series que no todas me han gustado (no entro en "The wire" ni "Juego de tronos", pero no en vano parece que el autor es un hombre culto y experimentado.
L'idée initiale de l'essai est excellente. on voit la fine connaissance de l'auteur sur certaines séries, et particulièrement son amour pour Game of Throne, mais certaines autres (Borgen par exemple) me semblent trop survolées. C'est subjectif mais ça doit l'être.