- Un joyeux non-anniversaire (Françoise Bourdin)
→ Une histoire un peu cliché au dénouement attendu qui ne m’aura pas marquée. Je l’ai trouvée trop facile. L’écriture, un peu journalistique, ne m’a pas enchantée plus que ça.
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- Le Chemin du diable (Maxime Chattam)
→ Une nouvelle géniale qui m’a fait me questionner. C’est LE texte qui m’a vraiment donné envie de découvrir son auteur !
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- Cent ans et toutes ses dents (François d’Epenoux)
→ Une nouvelle qui m’a beaucoup plu par son traitement, son écriture et ses personnages. Je relève toutefois quelques clichés sur les femmes ou les gens en général. La fin m’a un peu déçue, je l’ai vue venir !
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- Le voilà ton cadeau ! (Caryl Férey)
→ J’ai adoré cette nouvelle qui ajoute du piquant à ce collectif ! On ne s’attend pas à un tel traitement de « l’anniversaire » mais j’ai franchement apprécié ! L’humour, l’absurde, l’écriture, les rebondissements, le dénouement, tout y est !
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- Tu mens, ma fille ! (Alexandra Lapierre)
→ Un sujet qui frôle celui de François d’Epenoux et qui pourtant nous emmène dans quelque chose d’absolument différent et farfelu. L’écriture et le ton changent radicalement de ce qu’on peut voir avant et après son passage dans le livre. C’est cocasse, drôle par moment ; j’ai beaucoup aimé !
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- Le soleil devrait être au rendez-vous dimanche (Agnès Ledig)
→ Je n’ai jamais été fan des romans de cette auteur et cette nouvelle n’est pas une exception. J’ai trouvé ça un peu trop « culcul », un peu trop « la vie est tellement belle qu’une petite larme coule sur ma joue, oh ! le soleil est beau, un peu jaune orange avec des rayons, oh ! Mon dieu, la pluie et l’anniversaire au coin du feu ! » Non… ça ne passe pas avec moi, je me suis ennuyée ferme.
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- Accords nus (Marc Levy)
→ Jolie, sans plus. Une petite historiette qui s’oubliera bien vite. J’ai eu l’impression qu’il faisait plus attention aux rimes qu’à ce qu’il se passait dans son histoire. Une bien pauvre contine pour un texte fané à l’aubépine ! Ça ne veut rien dire, mais puisque ça rime, puis-je être dans le collectif? (humour...)
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- Merci la maîtresse (Agnès Martin-Lugand)
→ Si vous ne voulez pas être spoïlé, ne lisez pas ceci. Si je devais résumer l’histoire, ce serait ça : en retard, cliché, détesté puis apprécié, mauvaise influence, sourire, éviter le regard, le gars qui ne sait pas faire les courses, les yeux les yeux les yeux, sourire et re sourire ! Les parents sont indignes quand ils osent faire autre chose que regarder leurs enfants…, amourette, fin inutile.
Cette histoire est inutile ! Je vais m’attirer les foudres, mais je ne vois vraiment pas ce qu’elle fiche ici. Martin-Lugand doit-elle obligatoirement écrire partout sous prétexte que « Les gens » ont bien marché ? C’est assez business tout ça… Pour moi, je suis désolée, mais c’est mauvais. L’histoire est fade, simplette, caricaturale au possible (comme tous ses romans, d’ailleurs), n’apporte rien au recueil, on aurait pu s’en passer ! La fin est digne d’un téléfilm avorté.
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- L’ Échange ou Les Horreurs de la Guerre (Bernard Minier)
→ J’ai eu du mal à la commencer, elle semblait longue, dure, décalée par rapport aux autres. Elle parle de la guerre, mais ce qu’elle en dit, je ne l’avais jamais vu/lu. Pendant ma lecture, je me disais « et l’anniversaire, alors ? » Mais c’est dérisoire, il faut patienter, lire les gros paragraphes qui se succèdent, la tension monte, le désir aussi, celui du personnage qui se mêle finalement au nôtre. On veut connaître la fin, déblayer le tout : savoir. Et on ne le saura qu’à la dernière page. On ne saura pas tout, on devinera, on sait qu’il ne pourra y avoir de fin. Et finalement, on a compris des choses, mais le tout nous échappera encore. C’est une nouvelle géniale, je pense que mon cerveau va se balader encore un peu avec la réminiscence des mots que je viens de lire. Un très bon travail !
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- Les 40 ans d’un fakir (Romain Puértolas)
→ Je n’ai pas aimé. Je n’ai pas été emportée. Je l’ai trouvée très confuse ; elle n’apporte pas grand chose au recueil.
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- Fuchsia (Yann Queffélec)
→ Une nouvelle bien étrange dans son écriture et son propos, bien originale, une voix singulière que j’ai appréciée. Il y a encore deux clichés dans ces quelques pages mais on pardonne, l’écriture rattrape tout !
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- Lasthénie (Franck Thilliez)
→ Un thème plutôt particulier pour cette nouvelle : très bonne idée de départ ! C’est du Thilliez, l’écriture sait se servir de mots qui sonnent justes et qui servent l’intrigue. Les personnages sont travaillés malgré le peu de pages qui leur sont accordées. J’ai deviné la fin, la trouvant plutôt « logique » dans un tel contexte, avec l’histoire de l’autre personnage en parallèle. Un très bon texte cependant, un des meilleurs du recueil !
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C’est un recueil plutôt inégal en terme de qualité. Si on compte bien, j’en aurais apprécié 8 sur 13. Une bonne moyenne, tout de même. Grâce à lui, j’aurais découvert la plume d’auteurs que je comptais découvrir, mais pour lesquels je n’arrivais pas à me décider. Parmi eux : Maxime Chattam, François d’Epenoux, Caryl Ferey, Alexandra Lapierre, Bernard Minier. J’aurais eu le plaisir de retrouver des plumes familières comme celles de Karine Giebel et de Franck Thilliez, puis d’autres que je connaissais sans pour autant les aimer : Agnès Ledig, Agnès Martin-Lugand, Romain Puértolas. Une bonne découverte cependant pour Yann Queffélec !
1. « Lasthénie », Thilliez
2. « Tu mens, ma fille ! », Alexandra Lapierre
3. « Le voilà, ton cadeau », Caryl Férey
4. « Le chemin du diable », Maxime Chattam
5. « Cent ans et toutes ses dents », François d’Epenoux
6. « Fuchsia », Yann Queffélec
7. « L’Échange ou Les Horreurs de la Guerre », Bernard Minier
8. « J’ai appris le silence », Karine Giébel
Ici, c’est la brisure : le reste ne m’a vraiment, vraiment pas convaincue.
9. « Un joyeux non-anniversaire », Françoise Bourdin
10. « Accords nus », Marc Levy
11. « Les 40 ans d’un fakir », Romain Puértolas
12. « Le soleil devrait être au rendez-vous dimanche », Agnès Ledig
13. « Merci la maîtresse », Agnès Martin-Lugand