Dans cet album en couleurs et en grand format, Jimmy Beaulieu nous raconte l’histoire d’un couple à travers différents morceaux de son quotidien sur une période de cinq ans. Avec le récit de Noémie et Sarah, il nous livre une réflexion sur la fidélité, le désir, le contrôle, le renoncement, la culpabilité, le mensonge. Rôles de composition est une oeuvre intime sur le rôle de l’autre dans une relation, sur les rôles que l’on interprète et sur qui l’on est.
Jimmy Beaulieu est né à l’Île d’Orléans (Québec) en 1974. De 1989 à 1999, il s’est bien amusé et a fait de la musique avec des machines. De 1999 à 2009, il a travaillé dans l’édition de bande dessinée en dirigeant les collections qu’il a fondées Mécanique générale et Strips (Les 400 coups) en plus de Colosse, sa propre étiquette. C’est au sein de ces collections qu’il a publié ses premiers livres (Le moral des troupes, Ma voisine en maillot…). Entretemps, il a été libraire (Pantoute, Fichtre !), critique (Radio-Canada), commissaire d’expositions, traducteur (Clumsy, de Jeffrey Brown, et adaptation en joual des dialogues de Magasin général, de Loisel & Tripp), animateur d’atelier (cégep du Vieux-Montréal), animateur de revue (Formule) et à l’occasion, mercenaire du dessin (La courte échelle, Stanké, Soulières). Depuis 2009, il se consacre à sa pratique d’auteur (À la faveur de la nuit, Comédie sentimentale pornographique…). En 2019, il va probablement se lancer dans le bas-relief ou la plomberie.
Une relation amoureuse entre femmes écrite par un homme. Ai-je besoin d'en dire plus? Je n'ai rien contre les hommes qui veulent écrire ça, mais cette histoire manque grossièrement d'un minimum de réalisme. Le personnage principal est nu sur, au moins, la moitié des planches pour aucune bonne raison et c'est sans parler des scènes de sexe gratuites et des positions bizarres. Ce que j'essaie de dire c'est que c'est tellement clairement écrit par un homme que c'en ait gênant et qu'en plein milieu, sans même lire le nom de l'auteur, je le savais. Dis autrement: c'est une histoire de femmes écrite par un homme pour des hommes.
J'ai adoré cette histoire. Les dessins étaient jolis et l'histoire était frappante, jusqu'à la dernière case. J'ai apprécié les personnages, car ils semblaient réels.
C'est un bon livre. Et j'ai bien aimé les illustrations et surtout la colorisation. Mais ça m'a quand même laissé un peu indifférente, je ne sais pas trop pourquoi.
I liked the art, but I find the story conveniently skips the part where the main characters actions would have caused great pain and distress to her partner and herself.
Quelle oeuvre splendide et inspirante. Un univers qu'on aimerait habiter, une imagination florissante, et beaucoup de tendresse dans le traitement du sujet. Que dire de la trame sonore... ça sent le vieux vinyle pendant qu'on tourne les pages, et Jimmy m'a rappelé qu'à une époque, j'aimais beaucoup The The. C'est reparti!
C'était une très très chouette lecture ! Comme toujours, les références musicales font plaisir, les citations présentes dans l'histoire sont bien choisies et font sens et le trait de Jimmy Beaulieu est toujours aussi classe ! J'ai beaucoup apprécié ce travail avec les couleurs, les ombres, tous les jeux que Jimmy Beaulieu se permet dans son graphisme. C'était déstabilisant de ne pas être déstabilisée par la narration au début, j'ai été habituée à des oeuvres éclatées avec Comédie sentimentale pornographique et À la faveur de la nuit, alors que cette fois il y a vraiment une construction linéaire qui se suit. Et ça fonctionne ! J'ai beaucoup aimé cette histoire de relation de couple, les réflexions des deux personnages principaux ont fait écho à des questionnements personnels, ça joue sûrement sur ma grande appréciation de cette lecture... J'ai vraiment aimé les réflexions sur l'engagement des personnages dans des causes politiques et sociales, qui font suite au printemps érable, ça m'a rejoint. Oh et j'ai vraiiiiiiment beaucoup adoré les différents extraits de films qui poursuivaient les réflexions sur le couple, l'amour, la fidélité, le fait d'être soi, sa fidélité à soi-même et à ses convictions... les remises en question... Et gros plus pour la petite discussion autour d'un personnage qui n'aurait pas tant des bons goûts musicaux que ça ;)
Bref en somme, j'ai apprécié ma lecture, ça m'a fait plaisir de retrouver une oeuvre de Jimmy Beaulieu, ça faisait un petit temps, et je retourne souvent à À la faveur de la nuit. Ses magnifiques damoiselles me manquaient, la sensualité et l'authenticité des corps aussi. Je suis encore tombé sous le charme d'une des héroïnes d'ailleurs... ah lala !
Surprenante découverte portant sur les rôles que chacun d'entre nous pouvons adopter lorsque nous tombons en amour. J'aime bien l'emploi des monochromes pour distinguer les moments importants de la bande dessinée. Les personnages féminins (en grande majorité) sont remplis de sagesse, mais le lecteur peut aisément se sentir interpellés par ces derniers. L'on y décrit la vie d'artiste , la grève étudiante de 2012, de l'incapacité d'être totalement soi dans le « nous »... et surtout de l'Amour!