La Mèche propose un recueil collectif composés de cinq textes qui explorent tous un espace bien précis appartenant à l’auteur.e sollicité.e, qui y habite ou qui y est né.e. Le recueil n’est pas articulé autour d’un thème, la seule contrainte étant celle du territoire.
Pierre-Luc Landry est écrivain, professeur et chercheur en études littéraires, culturelles et médiatiques à l’Université de Victoria, sur le territoire des peuples Salish du littoral. Son travail explore les liens entre littérature, arts médiatiques et justice sociale, dans une perspective queer et indisciplinée. Auteur de romans, d’essais et de textes hybrides, il crée aussi des projets artistiques et collaboratifs — performances, balados, photographie — qui interrogent les formes et pratiques contemporaines.
Pierre-Luc Landry is a writer, professor, and researcher in literary, cultural, and media studies at the University of Victoria, on the territory of the Coast Salish peoples. His work explores the connections between literature, media, and social justice from a queer and undisciplinary perspective. Author of novels, essays and hybrid texts, he also creates artistic and collaborative projects—performances, podcasts, photography—that question contemporary forms and practices.
Le concept de ce recueil est à la base assez fascinant, et je comprends mal pourquoi je ne l'ai pas lu d'emblée, dès sa réception. Sous la direction de Pierre-Luc Landry, cinq auteurs se sont penchés sur la ville d'où ils sont originaires, et ont écrit une histoire qui explore ce territoire.
Le ton et le style varient d'une histoire à l'autre, bien entendu. On a droit à des souvenirs de jeunesse, des anecdotes plus contemporaines, et même un peu de "speculative fiction" dans la dernière nouvelle, écrite par Mathieu Leroux.
La petite criminalité à glacer le sang, telle que décrite par Guillaume Bourque dans sa nouvelle sur Boucherville, est un moment très fort. On en aurait pris tout un roman.
Nicholas Dawson, en arrêtant sa loupe sur un moment d'adolescence et de découverte à Brossard, nous plonge dans la nostalgie de ces moments de folle insouciance, la traître faille où on a envie de se comporter en adultes, mais où notre peu d'expérience et notre manque de budget nous en empêche. C'est aussi un beau moment d'innocence, à un âge où notre prochain peut encore nous fasciner à un degré qu'il est difficile d'atteindre une fois cette période révolue.
Chaque nouvelle de la collection est pertinente et possède sa propre force tranquille. Le deuxième volet de la collection, qui s'intéresse cette fois-ci à la Couronne Nord, vient de sortir aujourd'hui, et on souhaite à l'idée de se développer pendant très longtemps, et d'explorer d'autres régions du Québec.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce trop court recueil de nouvelles. Des nouvelles qui ont toutes un lien avec une région particulière au Quebec, mais pour lesquelles ont peut s,identifier , même si nous provenons d'ailleurs... étonnant et déroutant , j'ai adoré la belle diversité des textes! À lire !
Ce recueil de cinq nouvelles (par Annie Dulong, Eric Godin, Nicholas Dawson, Guillaume Bourque et Mathieu Leroux), quasi toutes également fortes sur le plan de l’écriture, campe chaque histoire dans des univers très différents où, tour à tour, cinq villes de la Couronne Sud servent de toile de fond. Les thèmes de l’adolescence et du concept de frontières y sont entre autres abordés. La présence de dessins ou d’éléments graphiques dans certaines des nouvelles apporte une variation de forme intéressante.